Archives par mot-clé : politique

Visite à l’AFAEDAM à Moulins lès Metz

J’ai eu la chance de pouvoir visiter les locaux de Moulins lès Metz de l’Association Familiale pour l’Aide aux Enfants Déficients de l’Agglomération Messine juste avant Noël.

Cette association de parents créée en 1961 avec un seul établissement à l’époque (à Jussy) s’est aujourd’hui beaucoup développé et va encore le faire.
En plus de Jussy (131 enfant en IME / IMPro), l’ESAT de Moulins avec 83 travailleurs handicapés, l’établissement de Varise (103 adultes) et celui de l’actipôle (84 adultes).

Même si c’est une association, ce sont surtout des ateliers où des travailleurs déficients, encadrés, fabriquent de la maroquinerie, des produits en plastique ou trient le courrier pour la CAF.

Lors de ma visite, ils fabriquaient les sacs (en toile des Vosges) que je leur commande pour offrir aux personnes venues me rencontrer au Parlement Européen :

Atelier maroquinerie : chaque sac est cousu à la main.
L’atelier de sérigraphie : couleur par couleur, la toile est agrémentée.

 

Atelier sérigraphie : le sac après la pose du bleu.

Mais l’ESAT a aussi des commandes, par exemple ici de la part d’Arcelor-Mittal, pour la fabrication de pochettes en plastique à coller sur les colis pour expédition.

Visite des ateliers de l’ESAT de Moulins lès Metz – décembre 2017
Visite des ateliers de l’ESAT de Moulins lès Metz – décembre 2017

Cette association de parents créée en 1961 avec un seul établissement à l’époque (à Jussy) s’est aujourd’hui beaucoup développé et va encore le faire.
En plus de Jussy (131 enfant en IME / IMPro), l’ESAT de Moulins avec 83 travailleurs handicapés, l’établissement de Varise (103 adultes) et celui de l’actipôle (84 adultes).

Il était important pour moi d’aller les voir dans leurs ateliers, comme il était important de leur confier la fabrication et/ou le marquage des stylos, sacs, que je peux offrir à nos visiteurs.

Explications de votes – session parlementaire, janvier 2018

Explications de votes
session parlementaire, janvier 2018

Efficacité énergétique

« L’énergie la moins chère est celle qu‘on ne consomme pas ! » C’est la raison pour laquelle ce texte occupe une place prépondérante dans le paquet « énergie propre pour tous les Européens ». Or au sortir d’un vote en commission ITRE très ambitieux (objectif de 40% contraignant en 2030 décliné en objectifs nationaux contraignants, article 7 sur les obligations d’économie d’énergie dépouillé de certaines flexibilités bien trop généreuses), beaucoup craignaient un retour de manivelle. Force est de constater que la plénière a tenu bon sur l’article 7 et une série d’autres aspects importants de la proposition. Mais la cible européenne a baissé à 35% et la dimension contraignante des objectifs nationaux a disparu, appelant une articulation plus forte dans le cadre de la « gouvernance de l’Union de l’Energie ». Pour moi cette formule n’offre pas autant de garanties. Partagé entre déception sur ce dernier point et soulagement (le résultat du vote aurait pu être bien pire), je me suis abstenu sur ce texte.

 

Promouvoir l’utilisation de l’énergie à partir de sources d’énergie renouvelable

La plénière a avalisé l’objectif retenu en commission ITRE de 35% à horizon 2030, ce qui est largement supérieur à celui proposé par la Commission et retenu à ce stade par le Conseil (27%).

Or le coût des énergies renouvelables, surtout celles qui sont aujourd’hui considérées comme matures (éolien terrestre, photovoltaïque), a baissé de manière spectaculaire ces dernières années, justifiant un volontarisme européen pour être dans le wagon de tête de la transition énergétique. Cependant tout ce qui est « bio » n’est pas toujours bon : en l’occurrence les biocarburants de première génération (à base de cultures alimentaires) ont eu des effets dévastateurs en matière d’utilisation des sols (et de déforestation) ou encore de prix des denrées. Le compromis obtenu n’est pas parfait (il plafonne la 1ère génération plutôt que de la faire décroitre) mais il permet de mettre un terme au biodiesel à l’huile de palme dès l’entrée en vigueur de la directive. J’ai voté pour ce texte.

 

Gouvernance de l’union de l’énergie 

Du point de vue institutionnel, l’énergie est une matière délicate : les États-membres sont souverains sur leur bouquet énergétique, mais l’UE peut leur fixer une série d’objectifs. En pratique, l’énergie dépasse déjà les frontières : la France est fortement interconnectée !! Il y avait donc besoin d’un mécanisme permettant une coordination plus efficace des politiques énergétiques nationales pour mener à bien une véritable transition énergétique européenne. C’est l’objet de cette « gouvernance ». Au passage, les progressistes ont remporté l’ajout de l’angle « budget carbone » avec un objectif « net zéro carbone » en 2050, de manière à être en phase avec les engagements pris à la COP21. J’ai voté pour ce rapport.

 

Conservation des ressources halieutiques et protection des écosystèmes marins par des mesures techniques

La « pêche électrique », sujet débattu et voté lors de la plénière du mois de janvier du Parlement européen réuni à Strasbourg a fait couler beaucoup d’encre. Le résultat est positif puisque je me réjouis qu’elle ait été interdite, notamment grâce à la force de travail de ma collègue députée française Isabelle Thomas.

La pêche électrique était autorisée pour les pêcheurs néerlandais pour lesquels leur gouvernement avait demandé une exemption à l’interdiction. Certaines voix se sont fait entendre pour appliquer ce régime d’exception néerlandais à l’ensemble des eaux européennes, provoquant ainsi la légalisation de la pêche électronique.

La voix de la raison l’aura finalement emportée.

L’interdiction de la pêche électrique représente un des enjeux majeurs dans la poursuite de notre objectif commun qu’est la préservation de nos fonds marins. Il en va aussi d’une protection et d’une valorisation des pêcheurs qui respectent l’écosystème marins, face à des méthodes déloyales tel l’usage de filets électriques.

 

Rapport d’initiative sur les femmes, l’égalité des genres et la justice climatique.

Les femmes aujourd’hui dans le monde sont les premières impactées par les changements climatiques. Ce sont souvent elles qui parcourent des kilomètres pour aller chercher de l’eau, ce sont souvent elles qui s’occupent des récoltes et qui vivent donc les aléas des sécheresses ou de bouleversements saisonniers. Le Parlement européen a rappelé ce constat dans ce rapport d’initiative voté à Strasbourg en janvier. Fort de ces déclarations et au moment du sommet de Davos, il est nécessaire de rappeler et donner la possibilité à ces femmes de ne plus seulement être témoins malheureuses des changements climatiques mais à l’inverse de créer un espace où elles seront véritablement les actrices du changement, de mentalités, de mœurs et de pratiques afin de ralentir et de s’adapter aux dérèglements climatiques.

Entre les moyens à développer pour l’éducation à une consommation durable, et les moyens tout autant à développer pour l’apprentissage professionnel de nouvelles techniques, les femmes pourraient prendre leur place : au centre de la lutte contre le dérèglement climatique.

 

Traité de Marrakech visant à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 285 millions de personnes dans le monde souffrent d’une déficience visuelle: 39 millions d’entre elles sont aveugles, et 246 millions ont une acuité visuelle réduite. Selon l’Union mondiale des aveugles, seuls 5% des livres publiés sont disponibles en Europe dans un format accessible aux déficients visuels. Dans les pays en développement, ce taux peut être aussi faible que 1%.

Compte tenu, ces chiffres, il était normal et important que l’Union Européenne adhère au Traité de Marrakech qui oblige chaque partie contractante à prévoir, dans sa législation nationale relative au droit d’auteur, une limitation ou une exception aux droits de reproduction, de distribution et de mise des œuvres à la disposition du public, afin que des exemplaires en format accessible soient plus facilement mis à la disposition des personnes bénéficiaires; et qui oblige les parties contractantes à protéger la vie privée des personnes bénéficiaires et à coopérer pour faciliter les échanges transfrontières d’exemplaires en format accessible.

 

Compétence, reconnaissance et exécution des décisions en matière matrimoniale et en matière de responsabilité parentale; enlèvement international d’enfants. Refonte

L’Union européenne c’est la libre circulation des citoyens européens. C’est la mobilité des étudiants par les programmes ERASMUS comme celle des travailleurs et ce sont aussi de nombreuses histoires d’amour multinationales, certaines qui perdurent et certaines qui s’éteignent, parfois avec des enfants.

La priorité première du législateur, national ou européen, doit être la défense des droits de l’enfant. Ce texte que nous avons voté le rappelle. L’enfant dans la mesure du possible doit toujours continuer à voir ses deux parents. Les séparations non nécessaires avec l’un des parents doivent donc être évitées. Il est indispensable pour un bon déroulement de la justice de travailler sur la reconnaissance mutuelle des décisions de justice, le jugement d’un tribunal français doit être exécuté en Allemagne sans y apporter de conditionnalité par exemple. Puisque la confiance entre juridictions ne peut se décréter, il faudra passer par la formation de juristes spécialisés dans le droit des familles transfrontalières européennes.

 

Mise en œuvre de l’initiative pour l’emploi des jeunes dans les États membres

On ne devrait pas prendre à la légère l’emploi des jeunes, surtout sans formation, dans l’UE.

_ Les députés ont déploré le fait que les États-membres aient choisi de s’engager seulement via l’instrument non contraignant de la recommandation au Conseil. Le but de la Garantie Jeunesse est loin d’être atteint dans beaucoup d’États-membres. Notons que seuls la France et l’Italie utilisent cette possibilité qui leur est offerte par le budget européen.

L’éducation et la formation sont un pas pour résoudre le problème du chômage des jeunes. Puisque nous savons que la plupart des jeunes multiplient les contrats de stages, nous avons rappelé que les contrats de stage devraient en particulier offrir les garanties suivantes: un contrat écrit ; un tuteur ou superviseur pour évaluer la performance à la fin du stage et des clauses claires concernant la couverture par un système de sécurité sociale et la rémunération.

Nous avons également insisté sur le besoin d’une stratégie durable pour faire évoluer l’initiative pour l’emploi des jeunes, en passant d’un instrument de gestion de crise à un instrument majeur de financement de l’Union plus permanent visant à lutter contre le chômage des jeunes dans la période post-2020, tout en s’assurant que les fonds pourraient être déployés rapidement et de manière simple. _

 

Trump le pompier pyromane !

L’annonce de Trump sur le statut de Jérusalem est un acte criminel. Criminel car contraire au droit international et surtout car cette décision va embraser une région qui n’avait pas besoin de ça. Le sang versé (espérons que non) sera « estampillé » Trump. L’UE doit cesser son hypocrisie récurrente vis à vis de la Palestine, elle doit apporter une réponse ferme à Trump et à Netanyahu : la reconnaissance de l’État Palestinien ! C’est la seule réponse acceptable. Le reste ne serait que balivernes.

Avec 55 collègues nous avons envoyé un petit message à Netanyahu (paru dans le quotidien Haaretz) en amont de sa visite à Bruxelles lundi: nous lui adressons la facture des démolitions menées par les autorités israéliennes d’infrastructures humanitaires en Palestine financées par l’UE!

 

Le courrier dans son intégralité :
Lettre MEPs Netanyahu 11 dec 2017

Europe Hebdo sur Public Sénat

Europe Hebdo du 9 novembre 2017
animé par Nora Hamadi.

Après l’affaire Weinstein aux États-Unis, les dénonciations et les prises de conscience sur le harcèlement sexuel se multiplient partout dans le monde. Au parlement européen, la question a été discutée en séance plénière. Les eurodéputés s’emparent du sujet. En deuxième partie, Europe Hebdo vous emmène en Hongrie. Le gouvernement a fait ériger une barrière à la frontière et fait la chasse aux migrants. Le droit de la presse a été limité, et les lois encadrant les associations durcies. Le régime est-il de plus en plus autoritaire ?

Introduction :
entretien avec Jeanne Ponté, assistante parlementaire d’Édouard Martin, qui évoque son petit carnet où elle compile tous les comportements inadéquats, entrant dans la définition du harcèlement sexuel, qu’elle tient depuis son arrivée au Parlement Européen en 2014.

Débats entre Edouard Martin & Marek Jurek (PPE – Pologne) :
– Comment lutter contre le harcèlement sexuel ?
– L’état de droit en Hongrie ?

Être résolus face au harcèlement sexuel.

Un regard oppressant, une phrase indécente, un geste indigne… si la cible avait été votre fille ou votre sœur ou votre compagne ou votre mère? Oui ? Non ?

Si votre réponse est non, c’est que pour vous ce comportement est anormal et qu’il ne peut être résolu que par les femmes seules. Affirmer que les femmes ne peuvent être seules à traiter la violence morale et physique est une chose, agir en est une autre. Je dis les femmes, mais je sais que certains hommes sont aussi harcelés, et ce n’est pas plus juste pour eux que pour elles.

Le pouvoir (électif ou hiérarchique) ne donne pas tous les pouvoirs et, au Parlement européen, là où nous écrivons le droit européen en défendant l’application concrète du principe d’égalité femme-homme, il faut que nous soyons exemplaires. Sinon quelle est notre légitimité?

Nous ne sommes pas tous coupables, loin de là, mais ne rien faire nous rendrait tous collectivement responsables. L’immunité qu’elle soit réelle ou ressentie ne peut valoir impunité.

Les femmes qu’elles travaillent dans le secteur public ou dans le secteur privé, nous regardent et attendent de nous des mesures fermes qui impulseraient à d’autres niveaux des cercles vertueux.
Tous les hommes qui pensent que tout ceci n’est pas si grave et que c’est une affaire de « bonnes femmes » doivent mesurer la gravité.
Nous devons montrer à ces hommes qu’il n’y a plus de place pour se cacher sous le tapis ou dans des placards.

Il était temps de se mobiliser, et de le faire clairement. La mobilisation formelle, avec des panneaux #MeToo ou #HeForShe est symbolique, mais le Parlement européen a eu l’opportunité de sortir de l’affichage en votant un texte clair.

 

Jeudi 27 octobre, nous avons convaincu et voté une résolution « harcèlement sexuel » au Parlement européen. Elle oblige le Parlement à faire preuve de réalisme tant du point de vue des constats mais aussi de l’accompagnement des victimes.

D’abord pour commencer: un audit extérieur pour un réel état des lieux. Il nous est impossible de quantifier justement le nombre de harceleurs réguliers et la gravité de leurs actes. Est-ce beaucoup ? Est-ce peu ? C’est toujours trop, mais sur quelle échelle ?

Ensuite pour accompagner : on ne peut laisser des personnes non formées à accueillir la parole des personnes blessés dans leur intégrité, dans leur intimité. Il y aura donc des professionnels de la santé, du social et du droit pour accueillir et accompagner les victimes de harcèlement sexuel. Lorsque l’on sait que beaucoup de femmes qui dénoncent perdent leurs emplois il est essentiel de commencer à les protéger avant de leur demander de prendre la parole.

Le Parlement Européen se dotera aussi de la possibilité d’accéder à des conseillers confidentiels. Le secret est parfois nécessaire, lorsqu’on ne cherche qu’un guide, avant de faire un pas vers la médiation ou la plainte.

La prochaine étape est de ne plus laisser les assistants parlementaires sans statut réel : cela les fragilise trop face aux différentes hiérarchies auxquelles ils ont à faire. N’ayant qu’un préavis de licenciement de 24h en cas d’utilisation de la « close de confiance » par leur employeur, ils ont la certitude de pouvoir être évincés à la minute où ils se plaindront voire à la minute où ils auraient dû répondre à cet acte, avant même d’oser se plaindre : on ne gifle pas forcément celui qui a votre contrat de travail entre les mains comme on giflerait quelqu’un dans le bus.