Archives par mot-clé : droits des femmes

L’accès à des droits sexuels et reproductifs pour les femmes, un droit souvent bien fragile, y compris en Europe!

À l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement le 28 septembre (précisons d’emblée qu’il s’agit d’une initiative plutôt nationale et française de l’ancienne ministre à la Santé Marisol Touraine mais suivie par d’autres États membres), des rassemblements ont été organisés à Paris et dans 25 villes françaises, mais aussi dans d’autres capitales dont Bruxelles à laquelle j’ai participé sous le slogan «les femmes décident».

Le droit à l’avortement est accessible à seulement 39.5% des femmes au monde et 25.5 millions d’IVG pratiqués dans le monde sont non sécurisées et conduirait à plus de 47 000 décès de femmes par an.

Ces chiffres sont évidemment inacceptables. Et ce sentiment de malaise que nous ressentons est renforcé par le fait qu’en Europe, on ne compte plus le nombre de pays qui réduisent comme peau de chagrin le droit d’accès à l’avortement: en Pologne, en Irlande, à Malte, il est juridiquement interdit ou limité et lorsqu’il est autorisé par la loi, l’accès à ce droit est en pratique de plus en plus impossible, c’est le cas de l’Italie avec la multiplication des objecteurs de conscience.

Par ailleurs, depuis l’ignoble décision du Président Trump de cesser de financer des organisations qui feraient selon lui « l’apologie de l’avortement », ce droit qui doit être universel est de plus en plus menacé.

Puisque le Président de la République française a fait de la défense des droits des femmes « une cause nationale » , nous attendons, au-delà des paroles symboliques un soutien financier aux organisations françaises, européennes et internationales, qui par leurs actions, continuent de protéger les femmes, toutes les femmes.

Pour signer l’appel, c’est ici:

http://mailchi.mp/pm/la-lettre-du-haut-conseil-legalit-entre-les-femmes-et-les-hommes-780193?e=e7c68b2701

Explications de vote – 3, 4 et 5 octobre 2017

Mardi 3 octobre 2017

 

  • Brexit : Oui, mais…

Certes, les lignes rouges que nous avions formulées sont respectées, mais nous continuerons à les surveiller de près.

Dans l’accord de retrait (ou Brexit), il devra être clair que la Grande Bretagne ne peut se servir du Brexit pour mettre au ban les citoyens européens. Alors que la Grande Bretagne est toujours officiellement dans l’UE, on voit déjà fleurir des annonces pour des emplois ou des logements « for British only », il faudra y trouver une solution.

Il devra aussi être clair que l’objectif de maintien de la paix et la gestion de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord sont absolument cruciaux. Se servir de la désunion pour créer des conflits serait une ligne rouge pour tout accord futur entre la Grande Bretagne et l’Union européenne.

Le désir de la Grande Bretagne de quitter l’Union ne peut se faire à l’encontre des peuples européens, surtout si la velléité du gouvernement britannique est de continuer à commercer avec nous. Avant d’accepter nos capitaux, le gouvernement britannique devra respecter nos ressortissants. Le Parlement en sera le garant, puisqu’il devra approuver tout nouvel accord.

 

  • L’émancipation par l’égalité : les femmes ne sont pas des sous-catégories de travailleurs.

Diriez-vous que toute femme qui travaille a moins de capacités intellectuelles? Moins compétente ? Ou encore moins organisée ou perspicace que l’ensemble des hommes ? Alors, pourquoi ne pas se battre contre ces stéréotypes en exigeant une égalité économique entre hommes et femmes ?

Les progrès en matière de représentativité aux postes de direction sont trop lents, j’appelle alors à une législation contraignante en matière de quotas et j’invite les institutions européennes à donner le bon exemple.

Plusieurs autres victoires à ce rapport : les entreprises devront garantir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée mais aussi interdire les discriminations sexuelles salariales puisque les entreprises devront rendre publiques les fiches de salaires : à travail égal, salaire égal !

 

  • Et si on se servait de l’Union européenne pour se protéger contre les cyberattaques ?

Certes, Internet est sans frontières et sans réalité physique. Mais cela doit-il nous empêcher de mener les batailles contre toutes les attaques que nous y subissons ?

La première de toutes les batailles, est la lutte contre la pédopornographie et pour la protection des enfants, de plus en plus jeunes, utilisateurs d’Internet. Si c’est un espace de liberté, cela doit aussi être un espace de sécurité pour eux. Nous avons besoin de mettre en commun la lutte contre cette cybercriminalité à travers toute l’Union par une meilleure coordination, c’est ce que prévoit ce rapport.

Il est aussi demandé la mise en place de mesures juridiques pour lutter contre toutes violences et harcèlement en ligne.

Il faut trouver un équilibre entre la protection des données privées et la surveillance de nos réseaux, mais la protection des données, c’est aussi se battre pour qu’elles ne soient pas volées ou abîmées par autrui, un autrui malveillant.

L’UE doit être garante de la mise en commun de cette guerre contre la cybercriminalité.

 

 

Mercredi 4 octobre 2017

 

  • Perturbateurs endocriniens : Les membres de la Commission européenne ont-ils des enfants ?

Il est invraisemblable, à l’heure où la protection de l’environnement est devenue un enjeu majeur, qu’on laisse la santé de tous entre les mains de grandes firmes phytosanitaires. Est-ce que l’industrie du plastique, l’industrie agro-alimentaire, sont plus importantes que la santé de nos jeunes concitoyens à moyen et long terme ?

157 milliards d’euros, c’est le surcoût sur les systèmes de santé européens dû à l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans l’agriculture et l’industrie. 157 milliards qui pourraient être économisés, et combien de vies épargnées, si nous protégions les habitants de notre continent de ces produits ?

Alors que les dirigeants des Etats membres s’époumonent sur la nécessaire politique écologique, leurs représentants à la Commission européenne soutiennent le lobby industriel et permettraient à Monsanto de maintenir leur chiffre d’affaire colossal, contre l’intérêt général des européens.

Nous félicitons le Parlement européen d’avoir pris fait et cause pour les européens en rejetant ce rapport.

 

  • On ne peut être tiède avec le réchauffement climatique.

La lutte contre le réchauffement climatique ne peut se limiter à signer des accords et faire des photos de famille : il faut des actes et donc des moyens.

Cette résolution du Parlement européen va dans le bon sens : traduire des promesses en politiques publiques. Au-delà des moyens pour réparer les dégâts déjà causés, nous avons besoin de moyens préventifs à l’aggravation du changement climatique tant en occident que dans les pays émergents. Pour cela, l’Union européenne doit tenir son objectif de 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques par le biais du Fond vert.

C’est aussi un premier pas dans la prise en compte des futurs réfugiés climatiques : faire en sorte que ces femmes et hommes n’aient pas besoin de devenir ce que nous appelons « réfugiés climatiques ». Il serait d’ailleurs souhaitable que ce terme soit reconnu pour une prise en charge humanitaire et humaniste de ces personnes, forcées à s’exiler, à cause de politiques écologiques inexistantes durant des années.

 

  • Moins de 18, moins de 15, moins de 12 ans. Comment tolérer ces mariages d’enfants ?

Cette résolution ne suffira pas sans un signal politique fort. Les chiffres, nous les connaissons, les instruments juridiques de protection des enfants existent, alors pourquoi toujours faire face à cette terrible réalité?

Les mariages d’enfants sont toujours forcés. Toujours! C’est sur la notion de consentement qu’il faut insister car c’est le grand perdant de nos débats. À partir de quel moment peut-on dire qu’un mariage est librement consenti par une fillette terrorisée? À partir de quel moment la première relation sexuelle est consentie lorsque cette même fillette doit prouver sa fertilité et sa virginité?

Ces circonstances inégalitaires ne démontrent-elles pas la contrainte sidérante? Le silence ne peut valoir consentement.

Par conséquent, Madame la Commissaire, je vous demande d’engager une initiative européenne sur la notion de consentement des filles et des femmes en général, afin de mettre fin aux disparités nationales et au défaut de protection des législations européennes.

 

Jeudi 5 octobre 2017

 

  • Rendre la prison utile.

Soit on nie la deuxième chance offerte à chaque prisonnier de se réadapter à la société après sa peine, soit on sait que l’Union européenne a beaucoup à faire pour faire respecter les droits des prisonniers partout sur son territoire, pour qu’une fois sortis, les ex-condamnés ne soient pas de futurs coupables.

La surpopulation carcérale amène l’indignité. Et un être humain traité inhumainement ne peut se reconstruire dignement. Indignité du point de vue de l’intimité, de la santé, mais aussi de l’éducation. La prison est ce lieu de privation de liberté pour la réinsertion des êtres humains qui s’est transformé, souvent, trop souvent, en simple lieu de privation de liberté ou en aggravation de certains cas et a donc perdu toute utilité.

La prison n’est pas un but, c’est un moyen. Ce devrait toujours n’être qu’un moyen.

L’Union européenne continue avec ce texte son travail de construction d’une société plus juste, donc plus sûre. En espérant que la France rattrape bientôt son retard en la matière.

 

  • Lutter contre la fraude, c’est lutter pour la justice.

Certains États membres dont la France accompagnée par l’Autriche,, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne et la Slovénie ont décidé de se doter d’un parquet européen.

Ce parquet sera chargé d’enquêter et de poursuivre les infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne : corruption, fraude portant sur des fonds de l’Union d’un montant supérieur à 10 000 euros, fraude transfrontalière à la TVA pour des montants supérieurs à 10 millions d’euros. Il intentera des actions en justice contre les auteurs d’infractions directement devant les juridictions nationales.

Pour qu’il soit efficace, le Parlement demande sa complète indépendance des gouvernements nationaux et des institutions.

Pour une efficacité du budget de l’Union, il faut le protéger et protéger l’intérêt des contribuables qui, eux, participent à ce budget. Il faut renforcer la lutte contre la fraude à l’échelle européenne.

La question qui se pose, aujourd’hui, est : pourquoi seulement 20 états sur 27 considèrent la lutte contre la fraude comme une priorité  ??

 

 

Il ne suffit pas d’avoir des textes de lois, il faut aussi se donner les moyens financiers et humains de l’égalité entre femmes et hommes: signons l’appel!

 

Dans toutes les régions du monde, à des degrés divers, les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR) des femmes sont menacés. Une femme sur trois subit à un moment de sa vie des violences physiques ou sexuelles. Chaque année, dans les pays en développement, environ 300 000 femmes et jeunes filles meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, et 214 millions de femmes ont toujours un besoin non satisfait en contraception.
Or, ces droits sont une condition nécessaire à l’égalité entre les femmes et les hommes, puisqu’ils sont la première étape de  l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Tant que les DSSR de toutes ne seront pas garantis, l’égalité restera un objectif lointain. Les femmes et les filles n’ont toujours pas la possibilité de faire valoir leurs droits et de réaliser leur potentiel, uniquement parce qu’elles sont des femmes et des filles. Elles effectuent 66% du travail mondial et produisent 50% de la nourriture mais ne récoltent que 10% des revenus et ne détiennent que 1% des titres de propriété. Bien que les inégalités se réduisent légèrement depuis plusieurs décennies sous l’effet d’un travail sans relâche de certains gouvernements, de nombreuses associations et de membres de la société civile, des forces conservatrices n’hésitent aujourd’hui plus à remettre en question les droits humains et ralentissent les progrès en matière de droits des femmes. Elles risquent même de faire régresser la situation si les acteurs et actrices qui soutiennent l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes ne se mobilisent pas de façon plus intense et plus coordonnée.

Nous, citoyen-ne-s, organisations de la société civile, parlementaires, appelons le Président de la République française et l’ensemble du gouvernement à :

 

1. Financer massivement des politiques et des projets qui promeuvent les droits et la santé sexuels et reproductifs, pierre  angulaire des droits des femmes
• De façon urgente, la France doit consentir à un effort financier pour contrecarrer les effets désastreux du Global Gag Rule américain, en participant à des initiatives telles que She Decides et en augmentant son financement en faveur de UNFPA, agence onusienne spécialiste de ces questions.
• La France doit consacrer un budget significatif à la mise en œuvre de sa stratégie « L’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) 2016-2020 », notamment pour développer la force de frappe de l’Agence Française de Développement.
• La France doit soutenir le paysage associatif français de défense des droits des femmes et plus particulièrement de défense des droits sexuels et reproductifs en augmentant le budget spécifique et transversal dédié à ces sujets.
2. Systématiser l’approche genre dans l’ensemble des politiques et des programmes
• Que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, la France  doit faire de l’égalité femmes-hommes un objectif transversal, l’approche genre permettant non seulement de faire avancer les droits des femmes, mais constituant aussi un puissant moteur de changement social.
• La France doit généraliser la budgétisation sensible au genre, comme préconisé par ONU Femmes, et doit allouer un soutien financier supplémentaire en faveur d’ONU Femmes.
• Plus spécifiquement, la France devra dédier un budget conséquent à la mise en œuvre de la future stratégie « Genre et Développement », attendue début 2018.
3. Défendre les droits des femmes dans toutes les relations diplomatiques
• La France doit user de son influence dans toutes les institutions internationales et onusiennes pour promouvoir les droits des femmes, quelle que soit la thématique évoquée, en premier lieu le développement durable.
• La France doit également mettre les questions de droits des femmes au cœur de ses relations diplomatiques bilatérales.
• Enfin, la France doit jouer un rôle de premier rang dans les instances traitant spécifiquement des droits des femmes, telles que la commission de l’ONU sur le statut des femmes (CSW) et la commission population et développement (CPD).

Le 28 septembre, mobilisons-nous pour un droit d’accès européen à l’avortement sûr et légal !

Après le succès du vote du rapport porté par ma collègue Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy (voir vidéo) sur la ratification de la Convention d’Istanbul par l’Union européenne qui précise que le déni d’un avortement légal et sûr est caractéristique d’une violence faites aux femmes, ce sont maintenant des collectifs d’hommes et des femmes qui s’organisent partout en Europe pour se mobiliser le 28 septembre lors de la journée mondiale du droit d’accès à l’avortement.

Nous le savons, il ne faut pas baisser la garde.

On estime à 22 millions le nombre d’avortements à risque dans le monde et 1 femme trouve la mort toutes les 9 minutes en raison d’un avortement clandestin.

Ces chiffres glacent le sang. Et l’Europe ne fait pas nécessairement office de bon élève.

Trop souvent en Europe, certaines femmes qui souhaitent avorter se trouvent soit dans une impossibilité juridique (plusieurs États ne reconnaissent toujours pas l’avortement comme légal ou en réduisent les conditions d’accès) ou rencontrent des difficultés contextuelles (en Italie, par exemple, l’avortement que nous connaissons en France par voie médicamenteuse n’est pas autorisé et il y a de nombreux médecins objecteurs de conscience qui refusent de pratiquer des avortements car cela serait contraire à leur foi).

Ce n’est plus acceptable en 2017 en Europe que la défense effective des droits des femmes soit toujours reléguée après l’approfondissement du marché intérieur et de toutes ses libertés économiques.

mobilisation en solidarité avec les femmes polonaises, 2016

Ces collectifs demandent pourtant des choses qui tombent sous l’évidence : que le droit des femmes à disposer de leurs corps soit respecté dans tous les pays européens et que l’accès à un avortement sûr et légal soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et ait donc la même valeur juridique que les Traités européens.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, les droits à protéger des femmes devraient être une des premières préoccupations.

Pour signer : avortement-libre-en-europe@rezisti.org

Session plénière du 11 au 14 septembre 2017 : mes explications de vote

International Women’s Day 2017 – ‘ Women’s empowerment: let’s act together! ‘
Panel 2 : the integration of female migrants into the labour market

 

Une femme sur trois a subi au moins une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans, une femme sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel, une femme sur vingt a été violée. Les femmes dénoncent rarement les crimes dont elles sont victimes, par peur de représailles et d’une victimisation supplémentaire. Par conséquent, l’envergure de la violence envers les femmes n’est pas reflétée par les données officielles et les taux de poursuites des responsables restent trop faibles.
C’est pour cela que je suis heureux de voter pour une convention que devront ratifier les états européens (comme la France en 2014) pour mettre en place une politique éducative, une politique de santé publique (dont l’accès à un avortement sûr et légal), une politique de protection des femmes précaires et vulnérable, et aussi une politique judiciaire punitive pour les responsables de ces violences. En attendant une réelle directive sur la lutte contre les violences faites aux femmes.

  • Rapport sur une stratégie spatiale pour l’Europe
    Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (rapporteure : Constanze Krehl)

Je soutiens le rapport de l’eurodéputée Constanze Krehl. Nous avons travaillé, en commission industrie, sur la place de l’UE dans le rapport à l’espace. Il est clair qu’aujourd’hui, beaucoup de notre vie quotidienne est assistée par des services venus de l’espace (GPS, images satellites etc.) Nous avons donc besoin d’une indépendance européenne pour protéger nos populations et nos productions. Il nous faut favoriser un secteur spatial européen mondialement compétitif et innovant, alors, les députés plaident pour le renforcement de la ligne budgétaire dédiée à l’espace dans le 9e programme-cadre. Ils demandent à la Commission d’étendre l’utilisation des instruments destinés aux PME en vue de renforcer les débouchés commerciaux pour les produits et services fondés sur l’espace aussi bien dans le cadre d’Horizon 2020 que dans les programmes-cadres futurs.

Mais aussi, parce qu’il est important que notre stratégie spatiale soit ancrée et donc construite en Europe, alors : le rapport souligne également l’importance de renforcer la base industrielle européenne et de garantir l’autonomie stratégique de l’Union en diversifiant les sources d’approvisionnement et en utilisant au mieux de multiples fournisseurs européens.

 

  • Le juste échange à opposer au libre-échange.
    Rapport d’initiative de Maria ARENA (S&D, BE) sur les répercussions du commerce international et des politiques commerciales de l’Union européenne sur les chaînes de valeur mondiales (CVM).

 Le juste échange est la réponse à opposer au libre-échange et au protectionnisme, dans tout accord de l’UE. C’est ce qui sous-tend tous mes combats au Parlement européen depuis mon élection. Serions-nous une grande puissance si notre engagement au monde était sans éthique ?

En tant que membre du Parlement Européen, je veillerai à ce que l’UE avance encore sur ces sujets. C’est pour cela que j’ai voté pour ce rapport.

Pour que la part de l’Union Européenne aux chaînes de valeurs mondiales soit responsable et digne, ce rapport demande à la Commission de : ne pas oublier l’environnement et la santé lorsqu’on pense industrie, investissement et commerce ; penser la réindustrialisation de nos terres de manière écoresponsable ; veiller au respect de l’humain d’un bout à l’autre de la chaîne de production et de commercialisation ; établir un socle minimal de protection social ; un droit à la négociation collective ; lutter contre la corruption ; protéger les lanceurs d’alerte ; mettre l’égalité femmes-hommes dans la stratégie Aide pour le commerce des futurs ALE.

 

  • Aide à l’Italie après les tremblements de terre des Abruzzes, Latium, Marches et Ombrie.
    DÉCISION DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL relative à la mobilisation du Fonds de solidarité de l’Union européenne pour venir en aide à l’Italie

En août 2016 et janvier 2017, l’Italie a été touchée par une série de tremblements de terre, dans les régions des Abruzzes, du Latium, des Marches et de l’Ombrie. L’Union européenne, en appliquant le principe de solidarité suite aux catastrophes naturelles, avait débloqué presque 1,2 milliards d’euros pour venir en aide à l’Italie.

500 millions d’euros sont alloués chaque année par l’Union européenne au Fond de solidarité de l’Union européenne (FSUE) afin d’aider les États à prendre des mesures d’urgence pour protéger la population et les sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité.

Au moment où notre pays est gravement touché après le passage de l’ouragan Irma, il est important de rappeler et de consolider le principe constant de solidarité en Europe.

 

  • Préserver la planète : passons aux actes !
    RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant la directive 2003/87/CE en vue de maintenir l’actuelle restriction du champ d’application pour les activités aériennes et de préparer la mise en œuvre d’un mécanisme de marché mondial à partir de 2021

Les accords de Paris ont été un succès en termes d’engagement mondial pour la préservation de la planète. L’Union européenne se doit à présent de rendre ses engagements, réalité en mettant à jour sa législation.
En maintenant le stop the clock jusqu’à 2020 mais en anticipant une pleine et entière intégration de l’aviation y-compris extra-européenne dans l’ETS, nous avons souhaité donner sa chance à la négociation multilatérale tout en restant responsables quant à l’impact du transport aérien sur le climat.
Notre vigilance ne saurait s’arrêter aux félicitations d’avoir signé cet accord. Nous devons à présent être cohérents avec nos promesses. Et pour cela, il nous faut des actes.

 

  • Pour une industrie de l’armement toujours plus responsable.
    Exportations d’armements: mise en œuvre de la position commune 2008/944/PESC

Certes, l’industrie de l’armement est une industrie importante en Europe comme en France, certes elle entre dans le cadre de la légitime défense des États membres, mais il est nécessaire qu’elle soit, encore plus que les autres, une industrie responsable.
Les transferts internationaux des principaux armements entre 2012 et 2016 sont les plus élevés depuis la fin de la guerre froide.
Le contrôle des armes devrait être strict, transparent, efficace et accepté par toutes les parties et nous devrions renforcer la coopération entre les États membres.
Il est donc nécessaire de travailler ensemble à une position commune comprenant un embargo de l’Union sur les armes aux pays accusés de graves violations du droit international humanitaire et à l’Arabie Saoudite, d’empêcher au maximum le marché noir et la corruption, d’en prévoir les risques et de protéger les lanceurs d’alerte.
C’est ce que rapport propose.

 

  • Loi anti-corruption : légiférer mais aussi vérifier.
    Le Parlement européen a adopté un rapport d’initiative de Petras AUŠTREVIČIUS (ADLE, LT) sur la corruption et les droits de l’homme dans les pays tiers.

Par le hasard du calendrier, nous avons voté ce rapport le jour même où Paris obtint officiellement la tenue des Jeux Olympiques de 2024. Peut-être que si nous avions déjà des instances internationales anti-corruption, alors le CIO n’aurait pas eu à souffrir de cette petite polémique, et l’obtention des Jeux par Paris n’aurait été qu’une fête.
Le Parlement demande à la Commission de mettre en place tous les moyens nécessaires  afin d’empêcher la corruption mais également tous les effets collatéraux telles la fraude électorale et la traite humaine.
Nous devons nous assurer que les États membres et tous ceux avec qui ils s’associent, que les subventions européennes, mais aussi les impôts des citoyens européens ne servent pas, in fine, à enrichir des systèmes que nous pouvons appeler mafieux.
C’était pour moi important de soutenir ce texte. Il en va de la liberté des peuples, et de la dignité de l’Union.

 

  • Le juste échange aussi avec le Chili.
    Négociations relatives à la modernisation du pilier commercial de l’accord d’association UE-Chili. Recommandations au Conseil, à la Commission et au SEAE – Inmaculada RODRÍGUEZ-PIÑERO FERNÁNDEZ (S&D, ES)

Toujours dans cet esprit de mettre en place, autant que faire se peut, un juste échange, il est nécessaire de retravailler les accords commerciaux de l’Union et lors de cette session plénière avec le Chili.
Il est de notre devoir de parlementaires européens de faire tout ce qui est possible pour assurer aux consommateurs de nos pays que les produits en vente libre chez eux respectent toutes les exigences phytosanitaires, mais sont aussi élaborés de manière éthique pour les travailleurs.
L’Union européenne doit faire valoir le respect des droits de l’homme, une plus grande qualité des produits, le respect des travailleurs et une réelle préservation de la planète.
Ce n’est qu’en mettant nos actes en phase avec nos paroles que les européens seront bel et bien protégés et libres.

 

  • De la transparence et des lobbys.
    Rapport d’initiative de Sven GIEGOLD (Verts/ALE, DE) sur la transparence, la responsabilité et l’intégrité au sein des institutions européennes.

L’expression « lobby » vient du fait que des groupes de pression, voulant faire pencher des élus vers leurs intérêts, les attendaient dans le vestibule, lobby en anglais. Chaque lieu de pouvoir doit gérer ce rapport de force, l’Union européenne doit le faire, et ce rapport exige un traitement dans la transparence.
Pour autant, ce n’est pas parce qu’une grande partie des lobbies joue le jeu que, forcément, d’autres n’essaient pas de passer entre les mailles du filet. Ce rapport fut long à mettre en place, mais c’est un grand pas en avant.
La transparence n’est pas un but en soi, elle est la protection contre l’achat de textes et/ou de votes par des intérêts s’éloignant de l’intérêt général, pour des intérêts parfois très particuliers.