Sur le terrain…

Depuis le début de mon mandat et comme je m’y étais engagé pendant la campagne pour les élections européennes, il me tient à cœur de me rendre dans ma circonscription afin de rencontrer les militants qui m’ont soutenu, mais aussi les acteurs locaux sur le territoire « Grand est ». Ces déplacements se poursuivront durant toute la durée de mon mandat dans tous les départements qui forment la circonscription afin de maintenir un lien et des échanges fructueux avec les fédérations. Je tiens à rendre compte de mon mandat et présenter régulièrement mon travail et mes combats au Parlement Européen.

Chacun de mes déplacements a été l’occasion de rencontres et d’échanges qui m’ont permis de nourrir mon activité de parlementaire : à Reims (51), Vitre le François (51), Metz (Mois de l’Europe, Assemblée Générale de l’AFPS – 57), Luxembourg, Mulhouse (68), Benheim (Visite de l’entreprise Roquette – 67), Strasbourg (Débat aux côtés du Docteur Mukwege [Prix Sakarov 2014] / Bulli Tour / Point Europe à l’invitation du MJS 67 – 67), Natzwiller (Cérémonie commémorative au camp de concentration du Struthof en Présence du Président de la République et du Président du Parlement Européen – 67), Huningue (Visite du site de Novartis – 68), Molsheim (Visite du site Osram – 67), Geispolsheim (Visite du site Data Mailing – 67), Schiltigheim (Visite du site StealCase – 67), Marckolsheim (Réunion Publique de soutien aux candidats dans le cadre des élections départementales dans le canton de Sélestat – 67), Uckange (Inauguration du centre R&D en présence du Président de la République – 57), Troyes (Lux, Festival européen du film – 10), Nancy (Rencontre avec le CNRS – 54), Hayange (Rencontre avec les syndicats de Tata Steel – 57), Thionville (Cérémonie des vœux du Sous-Préfet – 57), Belfort (Rencontre avec les militants du PS – 90), Dijon (Simulation de parlement européen au conseil régional dans le cadre du mois de l’Europe avec des lycéens, visite au lycée Charles de Gaulle & débat avec les élèves des sections européennes, déjeuner de travail sur les fonds européens, rencontre avec les militants du PS – 21), Chenôve (Visite au lycée professionnel Antoine & débat avec les élèves de 3 classes de l’établissement – 21).

Je reste également à la disposition des militants et de mes concitoyens qui seront toujours les bienvenus à ma permanence parlementaire de Thionville, et c’est avec plaisir que je répondrai aux invitations qui me seront adressées.

Débat avec Y.Jadot sur l’énergie au Parlement Européen, à Strasbourg.Débat avec Y. Jadot sur l'énergie (PE Strasbourg)

 

Point Europe avec le MJS67 à Strasbourg, le 29 avril 2015Réunion publique MJS 67 (FEC, Strasbourg)

 

Visite de l’entreprise Roquette à Beinheim (Bas-Rhin)Visite Roquette (Beinheim 67)

Pérenniser les métaux de base, suffit pas d’en parler !

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En novembre 2014, j’ai été nommé rapporteur pour travailler sur les conditions nécessaires à pérenniser et développer l’industrie de la production des métaux de base (acier, cuivre, zinc, aluminium, …). Avec mon équipe, nous avons fait le choix du terrain. Il n’était pas envisageable de rédiger un rapport depuis un bureau comme c’est trop souvent le cas.

Nous avons ciblé des pays et des entreprises qui font sens dans la compréhension d’un secteur industriel fortement concurrencé avec un risque fuite carbone trop élevé.

Au gré de nos visites (cf : photos), nous avons été confrontés aux mêmes reproches : l’Europe n’a pas de politique industrielle et ne la défend pas.

Les enjeux tels que le prix de l’énergie et le système d’échange de quotas CO2 ont été souvent décriés par les acteurs locaux.

La péréquation reste d’autant plus compliquée à résoudre que la société civile n’est plus prête à accepter sur leur territoire une industrie fortement polluante et ILVA en est la parfaite illustration. Malgré les 16.000 postes de travail (directs et indirects) dans l’usine de Tarente, une bonne partie de la population exige sa fermeture pour motifs (réels) de pollution.

C’est l’Etat italien qui a repris les mêmes pour répondre aux défaillances de l’actionnaire RIVA.

Face à cet enjeu environnemental qu’il nous faut relever, nous nous opposons aux lobbyistes de tous poils qui prônent une politique du « laisser-faire » en exigeant de l’U.E. des droits à polluer ad vitam aeternam pour faire face à la concurrence chinoise notamment. Il est vrai que l’Union Européenne n’impose pas les mêmes contraintes aux autres industriels basés hors Europe, d’où le risque de voir s’accentuer les délocalisations de productions de métaux (appelé fuite de carbone).

Pourtant il est possible de pérenniser ce secteur industriel à condition de faire les bons choix en dehors de toute pression partisane.

L’Union Européenne doit imposer ses normes sociales, fiscales et environnementales. Non pas dans l’idée de faire de l’Europe un bunker mais dans la volonté de mettre tout le monde sur un même pied d’égalité.

Instaurer un ajustement CO² aux frontières de l’Europe pour empêcher une concurrence déloyale est une idée largement partagée par tous les acteurs locaux (entreprises, syndicats, élus, ONG). Permettre des contrats d’électricité long terme pour éviter une explosion des tarifs et aider les industriels à avoir de la visibilité est aussi une piste intéressante à creuser.

Le développement et l’organisation de l’économie circulaire à travers le tri et le collectage des ferrailles (matière première indispensable) doit être encouragé.

S’interroger sur les nouveaux modes de gouvernance d’entreprise à travers une participation publique est une idée qui a fait ses preuves (Allemagne et Italie).

Ces quelques pistes de réflexion feront partie de mon rapport d’initiative intitulé « développement durable de la production des métaux de base » et sera présenté aux autres partis politiques le 18 mai prochain.

Le débat ne fait que commencer et nous verrons bien à ce moment-là qui défend vraiment l’industrie européenne. Le temps est venu de peser des actes.

La justice turque s’acharne sur Pinar Selek

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Quatre procès, seize ans d’une procédure émaillée d’innombrables démonstrations de son innocence… Et pourtant ce vendredi 19 décembre ses avocats devront une fois encore, avec patience et minutie, démonter point par point l’acte d’accusation qui n’amène pas d’élément nouveau et par lequel le Procureur requiert pourtant la réclusion à perpétuité.

 

En s’attaquant frontalement à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, avec cette récente opération policière menée contre des journalistes, la Turquie de M. Erdogan a déjà été tancée par la communauté internationale. Une condamnation de Pinar Selek marquerait un pas de plus dans la dérive autocratique que nous constatons et contestons.

 

Pinar Selek n’est pas seule dans sa défense des femmes et des minorités. Elle ne doit pas être laissée seule pour sa propre défense. C’est l’objet du Collectif de Solidarité et des autres comités de soutien qui se sont formés autour d’elle et auxquels je souhaite adresser mon soutien, mes encouragements et mon amitié. Au diapason de ces militants turcs, français, allemands ou suisses, j’espère que Pinar Selek sera acquittée une bonne fois pour toutes.

Le Parlement européen soutient le juste échange via un ajustement aux frontières des émissions de CO2 dans le secteur de la sidérurgie

CP DSF Le Parlement européen soutient le juste échange via un ajustement aux frontières des émissions de CO2 dans le secteur de la sidérurgie 17 12 2014

 

Le Parlement européen s’est positionné aujourd’hui par 466 voix pour, 133 voix contre et 100 abstentions en faveur d’une stratégie ambitieuse pour l’avenir de la sidérurgie en Europe.

 

En effet, sous la pression conjuguée d’une concurrence extra-européenne croissante et souvent déloyale, d’un sous-investissement néfaste dans l’outil de production, et de facteurs d’accès aux matières premières et à l’énergie qui dans certains pays représentent un handicap sérieux, ce secteur souffre particulièrement en période de crise. Et ce sont avant tout les ouvriers et salariés qui ont trinqué : 60 000 suppressions d’emplois directs depuis 2007, et au moins autant d’emplois indirects.

C’est la raison pour laquelle le Parlement, sur la base d’un texte émanant des groupes S&D, PPE et Verts dont Edouard Martin a été l’une des chevilles ouvrières, s’est particulièrement penché sur les aspects sociaux. Le dialogue social et la qualification des travailleurs ne sont pas un frein à notre compétitivité, ils sont la condition d’un rebond de ce secteur.

 

Mais il s’agit également de rester les premiers en matière d’objectifs climatiques et environnementaux (émissions de CO2, efficacité énergétique, économie circulaire). « Nous n’avons qu’une seule planète », répète Edouard Martin. C’est aussi la raison pour laquelle il a plaidé avec succès pour que la Commission étudie la faisabilité d’un ajustement carbone aux frontières (426+, 246-, 27 abs). En effet, il n’est pas concevable que les règles contraignantes que nous fixons pour ces industries aient pour principal effet de déporter la production dans des régions du monde où elles sont plus légères voire inexistantes.

 

Il a déclaré à l’issue du vote : « Quand la production d’une tonne d’acier produite en Europe émet 2 tonnes de CO2, ces émissions montent à 3 tonnes de CO2 en Chine. Notre objectif est de mettre tous les acteurs sur le même pied en termes d’émission de CO2, de rétablir une concurrence équitable. C’est le sens de l’ajustement aux frontières. De plus le produit de la vente, par les entreprises européennes, des quotas gratuits qui leur ont été alloués devrait être réinvesti intégralement dans l’amélioration de l’outil et en particulier la réduction des émissions de carbone. Soumettre les produits métallurgiques importés à nos normes environnementales pousserait par ailleurs les producteurs extérieurs à améliorer leurs installations, initiant alors un cercle vertueux global dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ».

Ces objectifs ambitieux, nous les atteindrons aussi par l’investissement, la R&D et l’innovation, des points sur lesquels la résolution revient en détail.

 

Cet amendement validé par les parlementaires européens sur l’ajustement aux frontières est accueilli avec joie par Edouard Martin qui continuera sur cette voie dans le cadre de son rapport d’initiative sur le développement durable de l’industrie des métaux de base en Europe.