Présidence de la Commission européenne

Les chefs d’Etat et de Gouvernement se sont réunis, hier, pour un premier échange de vue sur la succession de M. Barroso à la présidence de la Commission européenne. La délégation socialiste française au Parlement européen regrette le mandat confié à Herman Van Rompuy pour mener ces consultations : le candidat du PPE arrivé en tête lors des élections au Parlement européen, M. Juncker, devait être le premier à tenter de trouver une majorité, comme l’ont affirmé hier l’ensemble des présidents de groupe.

C’est là non seulement le sens des Traités, mais également celui de la démarche démocratique de la campagne. Le fait que les chefs d’Etat et de Gouvernement de droite bloquent le candidat issu de leur famille politique en dit long sur leur cohésion. Nous serons un obstacle aux tripatouillages entre les Etats.

Pour les Socialistes français, il est clair que si M. Juncker ne réunit pas la majorité nécessaire au Parlement européen et au Conseil, c’est Martin Schulz qui devra chercher à réunir une majorité autour de son programme progressiste.

La délégation socialiste française tient, par ailleurs, à saluer la démarche constructive du président de la République française : nous insistons avec lui pour rappeler que le contenu du mandat de la future Commission européenne est tout aussi important que le nom de son président. Les Européens attendent des actes et des décisions fortes ; ils attendent un programme de travail avec des propositions concrètes sur la relance économique, grâce à la transition écologique d’abord pour créer des emplois, des politiques qui ne peuvent être traitées qu’au niveau européen.

De même, après toutes ces années d’austérité, il est urgent d’assouplir le Pacte de stabilité : les dépenses d’investissements, les contributions au budget européen et le budget de la défense doivent être sortis des 3 %. Les Européens attendent des engagements clairs : les Socialistes vont travailler pour faire avancer leurs propositions dans le contrat qui sera passé entre la Commission européenne, le Parlement européen et les Etats membres. Notre priorité, c’est aussi la jeunesse : nous voulons obtenir 21 milliards d’euros pour la garantie jeunesse.

Il est urgent que l’Europe change ses politiques pour répondre aux attentes des Européens.

Responsabilité et détermination

Les 13 eurodéputé-e-s de la nouvelle délégation socialiste française se sont réunis, aujourd’hui, afin d’organiser leurs travaux pour cette nouvelle législature, et ont désigné Pervenche Berès comme présidente pour mener les négociations d’installation du nouveau Parlement européen. Pervenche Berès était tête de liste en Ile de France et des Français de l’étranger et présidente de la Commission emploi et affaires sociales dans le précédent mandat.

L’ensemble de la délégation tient d’abord à rendre hommage à Catherine Trautmann et à sa combativité, sa sincérité et sa détermination. C’est un pilier important de l’influence française au sein de cette institution qui manquera sur les questions du numérique et de l’énergie. Son parcours, ses compétences et sa capacité de travail constituent un atout que la France devrait savoir utiliser.

La précédente délégation était déjà composée de 13 eurodéputé-e-s : si c’est peu en quantité, le bilan de la législature précédente démontre que l’engagement et la pugnacité font plus que le nombre. Garantie jeunesse, aide aux plus démunis, détachement des travailleurs, taxe sur les transactions financières ou union bancaire : ces progrès, nous les revendiquons ! Responsables et déterminés, les membres de la délégation s’engagent à redoubler d’efforts dans l’intérêt des citoyens européens dans un contexte politique marqué par une crise profonde de défiance au regard de l’orientation européenne. Par l’investissement de chacun d’entre nous, au sein d’un groupe socialiste qui progresse, nous poursuivrons, sans relâche, notre combat pour une Europe solidaire, la transition écologique et l’emploi.

Nous prenons par ailleurs déjà rendez-vous pour les prochaines élections européennes : le bilan du Front national a toujours été inexistant. Il n’aura plus l’excuse du nombre pour masquer son incompétence et son inexistence. Ses alliances nauséabondes, la façon dont il a contourné la parité en forçant à démissionner deux de ses élues : nous savons que ce n’est pas ça, la France !

 

Membres de la délégation :

Eric Andrieu

Guillaume Balas

Pervenche Berès

Jean-Paul Denanot

Sylvie Guillaume

Louis-Joseph Manscour

Edouard Martin

Emmanuel Maurel

Gilles Pargneaux

Vincent Peillon

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy

Virginie Rozière

Isabelle Thomas