Le bio, le circuit court, des jeunes agriculteurs: que des raisons de soutenir et promouvoir !

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C’est lors d’un déplacement dans ma circonscription que j’ai rencontré un jeune agriculteur qui a confirmé ma sensibilité et mon intérêt pour l’importance de développer les circuits courts et l’agriculture biologique.

Aujourd’hui la situation difficile que vivent les agriculteurs européens est indéniable. Les multiples obstacles qu’ils rencontrent ne peuvent leur permettre de subvenir à leurs besoins de manière certaine.

La stratégie qui prédomine dans nos pays est celle des circuits longs. On trouvera alors au moins deux intermédiaires entre le producteur et le consommateur. Ce n’est plus acceptable !

En effet, souvent les producteurs vont vendre à bas prix leurs produits aux grossistes, qui eux, en faisant une marge vendront aux détaillants, qui à leur tour, proposeront aux clients ces produits, avec un prix de vente multiplié de façon non négligeable.

Les producteurs et les consommateurs se trouvent lésés au profit des détaillants et des grands distributeurs.

Cette situation connue de tous est aujourd’hui insoutenable. L’Union Européenne a donc appelé à favoriser les circuits courts.

L’utilisation des circuits courts permet aux agriculteurs de s’affranchir des intermédiaires de la grande distribution.

Cet affranchissement va donc permettre aux agriculteurs de gagner davantage et dans le même temps pour les consommateurs d’avoir des produits de meilleure qualité.

Les circuits courts ont également l’atout de réduire les prix pour les consommateurs, en supprimant des coûts de transaction inutiles.

D’autres enjeux de ce système doivent également être mis en lumière. En privilégiant les producteurs locaux, les emplois créés seront non-délocalisables et le gain énergétique sera conséquent. En effet, en supprimant les intermédiaires, les transports se verront réduits en même temps que le taux d’émission carbone.

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Les poules heureuses du jeune agriculteur Thomas Simonin, sur son exploitation « Picorette & compagnie » à Laître-sous-Amance (54770).

L’utilisation de ce système permet donc à la fois une protection du travailleur agricole, une amélioration de la qualité du produit se trouvant entre les mains du consommateur, ainsi qu’une préservation écologique.

Une question légitime peut alors être posée, celle de savoir comment se fournissent nos institutions Européennes.

Si nous voulons impulser un changement qui s’inscrit dans la durée, nous ne devons pas uniquement apporter un soutien textuel, nous devons montrer la voie!

Quoi de mieux pour promouvoir ce mécanisme que de montrer l’exemple et de se fournir dans les productions agricoles, bovines etc… se trouvant dans le territoire de nos Institutions. C’est ce que je vais impulser au Parlement européen de Strasbourg en soutenant l’exploitation « Picorette & compagnie ».

L’exploitation «Picorette & compagnie» de l’agriculteur Thomas Simonin permet d’illustrer l’intérêt des circuits courts associé à une exploitation agricole entièrement biologique.

Cette exploitation située à 10 Km de Nancy a fait le choix de s’orienter vers la production d’œufs biologiques et souhaitait favoriser la vente directe.

Thomas Simonin, courageux jeune agriculteur a fait le choix de la production d’œufs bio pour la simple et bonne raison que la demande était croissante en Lorraine et que les œufs sont faciles à commercialiser en vente directe.

Faire le choix du biologique, n’est donc aucunement un choix aléatoire.

Faire le choix du biologique, c’est prendre en considération la santé des travailleurs et celle des consommateurs avant tout, mais également être conscient des enjeux environnementaux.

Thomas Simonin avait au préalable travaillé dans des entreprises de prestations agricoles et ne souhaitait plus être au contact de produits chimiques (les premières victimes de l’épandage de produits phytosanitaires sont les agriculteurs qui inhalent ses substances, à ce titre nous pouvons rappeler les scandales Monsanto).

Début 2015, le poulailler sort de terre et les poules arrivent en septembre. L’aventure peut commencer !

Son poulailler peut contenir jusqu’à 4000 poules (6 par mètre carré), qui sont nourries  avec des céréales bio de Lorraine uniquement. Toute la journée, les poules sont en libertés et écoutent de la musique classique, afin de faire baisser le stress très présent chez les poules.

Dans une période où la souffrance de l’animal fait débat, à juste titre, voilà une exemple remarquable du traitement sain des animaux.

Ce sont ces démarches courageuses que nous devons soutenir et promouvoir.

Il en va de notre modèle agricole.

Il est urgent d’agir afin de soutenir les producteurs locaux. L’heure à présent est à l’action !

De la fourche à la fourchette, il ne doit y avoir qu’un pas !

 

Edouard MARTIN invité de « Euradionantes.eu » au Parlement Européen – Avril 2016

Lors de la session plénière de ce mois d’avril 2016 à Strasbourg, j’ai participé à l’émission d' »Euradionantes » en compagnie de ma collègue, l’eurodéputée Virginie Rozière (S&D).

L’occasion pour moi de revenir sur la crise de l’acier en Europe,d’évoquer ma rencontre avec Emmanuel Macron, et de parler de l’importance pour l’Europe d’agir au plus vite.

Bar de l’Europe – 19 avril 2016

Invité au « Bar de l’Europe » ce 19 avril 2016, cette émission a été pour moi l’occasion d’évoquer mon mandat de député européen, la concurrence faussée et déloyale chinoise dans l’industrie de l’acier, les politiques industrielles ainsi que la Loi Travail proposée par Myriam El Kohmri.

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Statut d’économie de marché à la Chine : les eurodéputés socialistes et radicaux à votre écoute !

La délégation socialiste française s’associe à la démarche des députés européens Edouard Martin et Emmanuel Maurel  d’organiser une contre-consultation publique sur l’octroi du statut d’économie de marché à la Chine, sujet majeur pour l’industrie et l’emploi en Europe.

La Commission européenne pourrait décider, d’ici à la fin de l’année 2016, d’accorder le statut d’économie de marché à la Chine, estimant qu’en vertu des règles de l’OMC, cette évolution devrait
être « automatique ». Dans ce cadre, elle a lancé, le 10 février dernier, une consultation publique. Celle-ci est largement décriée par les organisations syndicales et les entreprises qui se plaignent de son
caractère subjectif et partiel, et pour laquelle les citoyens n’ont pas droit de participer.

C’est pour pallier aux limites de l’initiative de la Commission européenne qu’a été lancée la première consultation publique parlementaire sur le thème de la reconnaissance du statut d’économie de marché à la Chine. Nous souhaitons re-politiser le débat en recueillant des analyses et témoignages sur toutes
les options qui pourraient être mises sur la table. Loin de nous cantonner aux seules conséquences économiques d’une telle décision, nous voulons nous intéresser à ses effets sociaux et
environnementaux.

Nous souhaitons que la participation soit la plus large possible puisqu’il s’agit d’une opportunité unique de fournir au Parlement européen – qui sera co-législateur sur ce dossier – une image plus fidèle des attentes des citoyens européens et de toutes les parties prenantes. Au-delà du simple, mais capital, débat sur nos relations commerciales avec la Chine, il s’agit d’interroger la place que l’Union européenne souhaite occuper dans la mondialisation face à une
concurrence déloyale, dopée par le moins-disant social et environnemental.

Le site de la consultation citoyenne (ouverte jusqu’au 1er mai) est accessible à ce lien :

http://www.meschinawhynot.eu/

 

 

Communiqué la délégation socialiste française au Parlement européen