Ce sont les hommes qui invitent

article droit des femmes

 

« On va dîner? »

Regards scabreux et invitation à dîner d’hommes manifestement plus âgés;

On parle de mes compétences;

« Est-ce que tu tapes vite à la machine à écrire? En robe, tu as dû user de tes charmes pour obtenir un emploi… Non? ».

« Tiens si tu apportais les cafés? ».

On s’inquiète de mon emploi du temps;

« Avec tout ça, tu as le temps d’aller faire des courses? ».

« Et des bébés, t’y penses? ».

Les campagnes publicitaires m’encouragent à passer un bon coup de balai chez moi, en bonus, je perdrais un certain nombre de calories.

Mes fessiers, nommés muscle du mois par différentes salles de sport à l’approche de l’été ne sont bien entendu pas oubliés et la venue du bikini est saluée.

Plus que tout, c’est important d’avoir des fesses parfaites à l’approche des beaux jours.

Jeune femme active, je vous apporte de la fraîcheur, je suis plus sensible, plus douce et plus compréhensive que mes collègues masculins mais le problème c’est que je suis plus facilement sujette à des passages hystériques.

Ces petits mots du quotidien, force est de constater que nous nous y habituons.

En réponses à ces remarques machos, on oppose un rire gêné, un rougissement ou une agressivité souvent moquée et décrédibilisée.

Quel que soit notre réponse, il est parfois difficile d’être prise au sérieux.

Mettre en lumière les mots et les actes n’est pas une attaque à l’encontre de la gente masculine, encore moins une démarche de victimisation.

Révéler au grand jour ce sexisme ordinaire ne constitue pas non plus un étendard que l’on brandirait dans une optique vengeresse.

Nous sommes conscientes que la condition féminine est un produit de l’histoire où se mêlent représentations physiques et mythes.

Le mythe de la femme parfaite par exemple.

Celui de la conciliation heureuse entre la mère de famille dévouée, l’amante disponible et la travailleuse laborieuse.

La dialectique femme/épouse/mère est lourde à porter.

Femmes monnaie de récompense, Femmes horloge biologique, Femmes discriminées, Femmes harcelées que nous remplacerons dans cet article par Femmes puissantes.

Femmes résistantes.

« Bon on va le boire ce verre? ».

Avant de dire oui, n’oublions pas que ce sont les hommes qui invitent n’est-ce pas?

Jeanne PONTE, Assistante Parlementaire

Edito – Quand la victimisation des puissants prend le dessus !

Même si l’économie mondiale a un peu redressé la tête, on ne peut pas dire qu’elle soit foudroyante. L’Europe n’échappe pas ce redémarrage difficile. Cette crise qui s’enlise depuis 2007 est due essentiellement à la finance « sauvage » et qui s’est ensuite transformée en crise économique puis sociale. Le résultat est terrifiant, 25 millions de chômeurs dans l’UE des 28 dont 7 millions de jeunes de moins de 25 ans. Sans compter les 112 millions d’européens qui vivent sous le seuil de pauvreté. Donc faire le constat que les plus pauvres paient chèrement les errements et les fautes des plus riches n’est pas une chose usurpée.

Pourtant dans la recherche effrénée de solutions de sortie de crise, ces mêmes « riches et puissants » jouissent d’une oreille bienveillante de la part de nombreux gouvernants. Et ça marche plutôt pas mal pour eux. Conséquences ? Pour sortir de la crise il faut baisser les salaires, libéraliser encore plus le marché du travail, accentuer la flexibilité, faire du CDD et de l’intérim, l’alpha et l’oméga du contrat de travail, baisser les salaires, les prestations,… Bref le monde du travail est trop choyé, il faut que cela cesse. Voilà le triste et désastreux bilan auquel se range une majorité de pays.

Et que personne ne s’avise de contester cette politique du mouton où tout le monde suit tout le monde, non enfin plutôt, où tous suivent la doctrine de ceux qui nous ont mis dans la mouise, les puissants. Que les victimes de la crise ne s’aventurent pas à pointer les responsabilités de la finance outrancière, des actionnaires, des centaines d’employeurs, du système absurde, non ! Que nenni !

Tous ceux-là se verront rétorquer avec force la même sérénade apprise par cœur dans les cahiers des puissants : « les pauvres entreprises sont trop taxées », « le coût du travail est trop élevé », « la concurrence est féroce », « l’énergie est trop chère », « il y a trop d’Etat », « il faut donner envie aux investisseurs de s’implanter chez nous », et la liste est longue.

La course à l’échalote est rude, chacun voulant gagner des points de compétitivité sur son voisin, d’aucun ne levant la tête pour se rendre compte que le mur vers lequel court ce modèle n’est plus très loin. Tout ça en portant quasiment en héros les bourreaux du modèle social européen. Tout ça en insultant la résistance du monde du travail qui ne veut pas se laisser noyer sans broncher. Tout ça en refusant plus d’Europe pour plus de repli sur soi. Forcément, le coupable c’est l’autre. Mais qui est cet autre en réalité ?

Cet autre est justement ce « puissant » qui impose sa loi à la planète entière. Son seul intérêt ? Le sien ! Et il est fort, très fort même. Il réussit ce tour de passe-passe effrayant qui consiste à monter les pays les uns contre les autres en les faisant oublier l’essentiel. L’être humain.

Edito – Juin 2015

Dans un contexte d’instabilité et de guerres aux portes de l’Europe, la pression migratoire n’a jamais été aussi forte. Depuis janvier 2015, plusieurs centaines de migrants ont perdu la vie en mer Méditerranée en essayant de fuir ces guerres, la barbarie ou la famine. La majorité de ces réfugiés viennent de Syrie,  de Lybie, Erythrée et Afrique Subsaharienne. Les responsabilités historiques et politiques de l’Europe incombent aussi à la France qui doit permettre des visas légaux temporaires à ces réfugiés afin de leur permettre de se reconstruire.

Le cas du Congo est révélateur du désastre humanitaire car beaucoup d’entreprises multinationales exploitent les gisements de minerais indispensables à notre industrie. Les conditions de travail sont insoutenables et le viol est utilisé comme arme de guerre pour avoir la mainmise sur les précieux minerais. Le tout dans la plus grande indifférence internationale et avec la complicité implicite de l’Union Européenne où des parlementaires de droite et d’extrême droite s’opposent à faire voter un texte sur la traçabilité des  « minerais de sang ». Les mêmes qui fustigent les tentatives des migrants d’atteindre le sol européen. Pour leur répondre, l’Europe décide d’envoyer l’armée en Méditerranée pour empêcher les réfugiés d’accoster sur nos côtes. Cette mer est devenue un mur infranchissable comme d’autres en ont construit par le passé.

Au moment où la France et l’Europe commémorent la fin des déportations et de la seconde guerre mondiale, il serait bon de se souvenir que la Méditerranée ne peut pas être la mer de la honte. La honte d’une Europe incapable de venir en aide aux plus démunis de cette planète.

Séminaire de la Délégation Socialiste Française au Parlement Européen en Lorraine

Les 10 et 11 septembre dernier, la délégation socialiste française au Parlement Européen organisait son séminaire annuel en Lorraine. Comme de coutume, les parlementaires ont mis à profit ce déplacement pour débattre et échanger avec les militants sur les travaux du Parlement Européen (politique agricole, industrielle, transports, pêche, TTIP, budget, réfugiés, emplois,…).

C’est à Maizières-lès-Metz, dans les locaux du Parti Socialiste de Moselle que s’est déroulé la première partie des travaux de la délégation suivie d’une soirée débat avec les élus et militants du secteur, en la présence du secrétaire d’État aux anciens combattants, Jean-Marc Todeschini.

Photo séminaire DSF - Rencontre des députés européens avec les militants PS de Moselle en présence de Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d'Etat aux anciens combattants

La seconde partie du séminaire fut consacrée à une visite d’entreprise à Hayange. Entreprise très emblématique dans cette vallée puisqu’elle produit des rails (notamment pour le TGV) depuis plus d’un siècle. Les clients se trouvent dans le monde entier et l’entreprise TATA STEEL Hayange y fait rejaillir le savoir-faire français. Une petite idée de cette technicité (en plus des rails grande vitesse) est la production de rails spéciaux pour le « cable cars » de San Francisco aux USA.

TATA STEEL, à Hayange

La découverte grandeur nature de cette industrie fut un moment magique pour une majorité de parlementaires. Les eurodéputés ont été impressionnés par le gigantisme des installations, par la qualité des produits et surtout par la fierté des personnels à faire découvrir leur métier. Cette visite fût l’occasion aussi d’échanger sur la politique industrielle européenne et notamment du rapport sur la sidérurgie qui devrait être voté à Strasbourg en novembre.

La délégation socialiste française en visite sur le site TATA STEEL à Hayange

La troisième et dernière partie du séminaire se déroulait à Nancy où le Président du Conseil Départemental, Matthieu KLEIN, accueillait la délégation pour un échange avec des élus locaux et le Président de la Région Lorraine, Jean-Pierre MASSERET.

En marge du déjeuner de travail avec Mathieu KLEIN, Président du Département de Meurthe-et-Moselle et Jean-Pierre MASSERET, Président de la Région Lorraine

Une Europe au plus près des citoyens, ces déplacements réguliers sur le terrain en témoignent, tel est l’objectif des eurodéputés socialistes français. Être à l’écoute des acteurs locaux, expliquer les dossiers européens, s’inspirer des bonnes pratiques, aider et aiguiller vers les fonds européens, mieux comprendre pour mieux agir, assurément les séminaires des eurodéputés sont toujours des moments forts.

De nombreux déplacements en circonscription…

Depuis le début de mon mandat et comme je m’y étais engagé pendant la campagne pour les élections européennes, il me tient à cœur de me rendre dans ma circonscription afin de rencontrer les militants qui m’ont soutenu, mais aussi les acteurs locaux sur le territoire « Grand est ». Ces déplacements se poursuivront durant toute la durée de mon mandat dans tous les départements qui forment la circonscription afin de maintenir un lien et des échanges fructueux avec les fédérations. Je tiens à rendre compte de mon mandat et présenter régulièrement mon travail et mes combats au Parlement Européen.

Chacun de mes déplacements a été l’occasion de rencontres et d’échanges qui m’ont permis de nourrir mon activité de parlementaire : à Reims (51), Vitre le François (51), Metz (Mois de l’Europe, Assemblée Générale de l’AFPS – 57), Luxembourg, Mulhouse (68), Benheim (Visite de l’entreprise Roquette – 67), Strasbourg (Débat aux côtés du Docteur Mukwege [Prix Sakarov 2014] / Bulli Tour / Point Europe à l’invitation du MJS 67 – 67), Natzwiller (Cérémonie commémorative au camp de concentration du Struthof en Présence du Président de la République et du Président du Parlement Européen – 67), Huningue (Visite du site de Novartis – 68), Molsheim (Visite du site Osram – 67), Geispolsheim (Visite du site Data Mailing – 67), Schiltigheim (Visite du site StealCase – 67), Marckolsheim (Réunion Publique de soutien aux candidats dans le cadre des élections départementales dans le canton de Sélestat – 67), Uckange (Inauguration du centre R&D en présence du Président de la République – 57), Troyes (Lux, Festival européen du film – 10), Nancy (Rencontre avec le CNRS – 54), Hayange (Rencontre avec les syndicats de Tata Steel – 57), Thionville (Cérémonie des vœux du Sous-Préfet – 57), Belfort (Rencontre avec les militants du PS – 90), Dijon (Simulation de parlement européen au conseil régional dans le cadre du mois de l’Europe avec des lycéens, visite au lycée Charles de Gaulle & débat avec les élèves des sections européennes, déjeuner de travail sur les fonds européens, rencontre avec les militants du PS – 21), Chenôve (Visite au lycée professionnel Antoine & débat avec les élèves de 3 classes de l’établissement – 21).

Je reste également à la disposition des militants et de mes concitoyens qui seront toujours les bienvenus à ma permanence parlementaire de Thionville, et c’est avec plaisir que je répondrai aux invitations qui me seront adressées.

Visite de l’Entreprise Roquette à Beinheim (Bas-Rhin) – Novembre 2014Visite Roquette (Beinheim 67)

Débat avec Y.JAdot sur l’énergie au Parlement Européen à StrasbourgDébat avec Y. Jadot sur l'énergie (PE Strasbourg)

Invité du Point Europe organisé par les MJS du Bas-Rhin à Strasbourg – 29 avril 2015Réunion publique MJS 67 (FEC, Strasbourg)