Reconnaissance du statut d’économie de marché à la Chine

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L’éventuelle attribution, par l’Union européenne, du statut d’économie de marché (SEM) à la Chine ébranle l’univers industriel européen : si la Commission européenne s’engageait sur une telle voie, plus de 3 millions d’emplois pourraient se retrouver en danger immédiat sur notre continent.

Le constat est tel que les surcapacités chinoises et les déviations monétaires ont un effet fortement dépressif sur les prix de l’acier en Europe comme dans le monde.

Les exportations chinoises augmentent fortement et pourraient à terme éliminer toute production européenne d’acier et de métaux de base en général.

La non reconnaissance du statut économie de marché à la Chine m’intéresse alors en premier lieu car il pourrait, en l’absence d’instruments de défense commercial efficaces, mettre à mal notre précieux savoir-faire industriel européen.

Ne l’oublions pas, une industrie structure et fait vivre un territoire entier.

L’activité industrielle créé du vivre ensemble.

Prenons un exemple suffisamment évocateur pour tout le monde. J’aime beaucoup le football international et dans l’exercice de ce sport, je n’ai jamais vu une équipe être dispensée de respecter les règles sportives internationales, une équipe obtenir un passe-droit.

En matière commerciale, il doit en être de même. Chaque acteur doit être soumis aux mêmes règles.

Je souhaiterais savoir s’il ne s’agit pas de dumping, comment la Chine peut-elle produire une tonne de coil moins chère qu’une tonne de ferrailles, c’est à dire dire la matière première nécessaire à sa production?

Sortons de l’idée que ce débat est complexe et technique et revenons à l’essentiel. L’Europe doit être la solution, nous devons imposer notre modèle social, environnemental et fiscal en matière commerciale.

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La Chine aujourd’hui ne remplit pas les critères lui permettant de prétendre à ce statut d’économie de marché.

Ce sont les conclusions de la conférence que j’ai co-organisé le 12 janvier avec mes collègues Emmanuel Maurel et David Borrelli où étaient également présents un avocat en droit des affaires, un économiste, un syndicaliste et un représentant industriel.

Les prises de parole étaient unanimes et cette conférence a connu un large succès qui démontre que le débat est enflammé et passionné.

Les représentants des travailleurs m’ont fait état de leur profonde inquiétude quant au devenir de leur emploi si l’union européenne reconnaissait le statut d’économie de marché à la Chine.

Une mobilisation est d’ailleurs organisée sur cette question à laquelle je me joindrais en amont du conseil européen des 17 et 18 février.

Ne soyons pas dupes, n’ayons pas peur de nos actions, il s’agit ici de courage et de volonté politique dont il est nécessaire.

Ne soyons pas les meilleurs élèves et même plus de l’OMC.

Les américains n’accorderont pas de manière automatique le statut d’économie de marché à la Chine, le Canada s’est rétracté en raison des risques avancés, quel serait alors notre intérêt à nous, citoyens de l’union européenne à part faire primer l’orthodoxie juridique sur les réalités concrètes?

La commission européenne avant de se prononcer a enfin commandé à ses services une étude d’impact économique et social du coût de la reconnaissance de ce statut pour l’Europe.

Cette étude d’impact nous sommes plusieurs députés à la demander depuis quelques mois déjà.

2016 sera une année d’extrême vigilance et de mobilisation sur cette question.

Nous nous ferons entendre contre cette reconnaissance de statut de marché à la Chine.

23 janvier 2016 à Givet : Célébration de la reprise de l’usine KME avec mes copains d’ArcelorMittal

En 2011, à Fromelennes dans les Ardennes, la fonderie bicentenaire KME spécialisée dans la fabrication des tubes de cuivre et alliages de cuivres pour l’industrie et le bâtiment, est menacée de fermeture. Ce sont 280 emplois qui sont menacés dans cette région déjà sinistrée.

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L’usine, qui était en sursis, a trouvé en septembre 2015 un nouvel actionnaire  grâce à la loi « Florange », loi qui fait obligation à tout propriétaire voulant fermer un site de trouver un repreneur. Des mois de batailles qui se sont finalement soldés par une victoire à l’annonce du rachat par Cupori. L’accord de cession a été finalisé fin novembre 2015.

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C’est avec beaucoup d’honneur et d’émotion que les copains et moi-même avons répondu à l’invitation des collègues de KME. Une réception organisée pour célébrer la reprise de l’usine et de son activité ainsi que le maintien de 214 emplois. Familles, enfants, collègues de travail, retraités, élu(e)s et tissus associatifs du territoire étaient présents dans la salle des fêtes pour marquer d’une pierre blanche cette date historique. Ce beau résultat leur appartient à toutes et tous, c’est toute une région qui s’est mobilisée pour défendre l’emploi. Pourtant, ils voulaient absolument la présence d’une délégation des « Florange » qui, à leurs yeux, avaient contribué indirectement au redémarrage de leur usine. En effet, c’est la 1ère usine française qui bénéficie de cette loi et ils n’ont pas oublié à qui ils la devaient. C’est ça la vraie solidarité, c’est ça le monde ouvrier. Un grand merci à eux et surtout à grand BRAVO ! Longue vie à leur « nouvelle usine ».

22 Janvier 2016 à Heillecourt : Rencontre avec les élèves du Collège Montaigu dans le cadre de la journée de l’amitié franco-allemande

Chaque année, le 22 janvier, la « journée franco-allemande » met à l’honneur plus de 50 ans d’amitié et de coopération entre nos 2 pays. Elle est instaurée à l’occasion de la célébration du Traité de l’Elysée par le Président de la République française et par le Chancelier de la République fédérale d’Allemagne le 22 janvier 2003.

A cette occasion, j’ai été l’invité de cette journée au Collège Montaigu avec les élèves qui ont redoublé d’imagination pour faire connaître le pays voisin, leur culture, leur langue autour de stands d’informations, animations en Allemand et découverte de produits alimentaires allemands.

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La matinée s’est poursuivie à l’amphithéâtre avec une conférence-débat avec les élèves qui avaient préparé une série de questions posée en allemand et en français.

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Des échanges passionnants avec des élèves intéressants et motivés autour de mon mandat et rôle de Député Européen, l’objectif du Parlement et les thèmes qui y sont abordés.

 

15 Janvier 2016 à Liverdun – Rencontre avec les élèves du Collège Grandville, du Conseil des Sages et du Conseil Municipal

Dans le cadre des rencontres régulières dans la circonscription Grand Est, je me suis rendu à Liverdun.

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Invité par son Maire, Jean-Pierre Huet et par le président du Conseil des Sages, Roland Lhomme, j’ai eu l’occasion d’échanger sur l’Europe avec les délégué(e)s de classe du collège Grandville. Les élèves, de la 6ème à la 3ème, ont pu me questionner sur le rôle d’un député européen, sur mes travaux en cours ou à venir, sur l’éducation, sur les différentes crises que traversent l’Europe, etc. Les questions avaient été préparées avec l’aide précieuse de la CPE et les échanges ont été de haute tenue.

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A l’issue de cet échange particulièrement riche, j’ai répondu aux différentes questions des sages et des conseillers municipaux. La politique industrielle européenne, la reconnaissance ou pas du statut d’économie de marché de la Chine et même la situation des collègues de Florange ont été les principaux points abordés.

La journée s’est terminée après un déjeuner de travail et de réflexions en compagnie du Président de la communauté de communes du bassin de Pompey, Laurent Trogrlic.

Elections régionales, les urnes ont parlé !

Malgré la menace du FN, une large majorité des citoyens de la nouvelle région Grand Est n’est pas tombée dans ce piège. En effet, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs transfrontaliers passent quotidiennement les frontières allemandes, luxembourgeoises, belges ou suisses pour y gagner leur vie. Ils savent l’intérêt économique et sociale d’avoir cette liberté de circulation. Chacun y gagne, les français car ils y trouvent un emploi qu’ils ne trouvent pas en France et nos voisins car ils y trouvent une compétence qu’ils n’ont pas sur place. Cette libre circulation des biens et des personnes est le fondement même de l’Union Européenne. Qui peut imaginer une seconde qu’une victoire du Front National, porteur de positions xénophobes et de repli sur soi avec fermetures des frontières, n’aurait aucun impact négatif sur nos concitoyens (il y a en France environ 300 000 frontaliers)?  Evidemment pas grand monde, en tout cas pas celles et ceux qui travaillent et construisent leur avenir grâce à cette possibilité d’aller travailler chez nos voisins.

L’Europe non plus. Elle ne serait pas restée spectatrice sur une éventuelle remise en cause des traités. Des sanctions étaient possibles tout comme nos voisins auraient pris des mesures pour limiter aussi la circulation des français vers leur pays. Donc, le chômage, déjà suffisament élevé chez nous, aurait explosé. Mais, prenant conscience de cette possibilité de sanctions et du dommage que cela pourrait causer aux frontaliers, les candidats FN ont revu (à la baisse?) leur position. Ils ne parlaient plus de fermetures mais d’un « pass frontalier ». Tiens! C’est nouveau, ils l’ont inventé pour détourner le regard de leur vrai visage, à savoir des anti-européens primaires. Une fois de plus, et cet exemple en fait la démonstration, le FN ment aux français. Tout est bon pour arriver au pouvoir.

Bref, le choix est clair, vivre et construire des projets européens qui bénéficient à tous ou s’enfermer et détruire ce que l’Europe a permis, être libres! Ce n’est pas rien, surtout en ces temps où ce principe reste fragile. La plus belle réponse a été celle des urnes.