Vers une stratégie extérieure de l’Union de lutte contre les mariages précoces et forcés

2 Juillet 2018 – PE Strasbourg

Vers une stratégie extérieure de l’Union de lutte contre les mariages précoces et forcés (débat)

Madame la Présidente, le mariage des enfants est évidemment une violation des droits de l’homme. La question est de savoir comment l’Europe peut aider à y remédier. Il faudrait peut-être que nous nous interrogions sur nos propres politiques extérieures. Je constate avec beaucoup d’amertume que dans nos différents accords, il n’y a jamais, ou très rarement, de chapitres mettant en avant l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des enfants, etc. Je peux pourtant vous assurer qu’ici même, lors de notre dernière session dans le cadre de l’accord de partenariat avec le Chili, nous avons enfin pour la première fois, inscrit un chapitre sur l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est grâce à la généralisation de ce type de conditionnalité que l’Europe pourra aider à y mettre un terme. Le problème ne sera pas éradiqué du jour au lendemain, mais c’est ainsi qu’il faut agir. C’est la voie à suivre.

Edouard Martin présente sa Charte européenne pour lutter contre les stéréotypes sexistes dans la publicité

Un colloque organisé, le 27 juin par Hélène Bidard, adjointe à la Maire de Paris en charge de l’égalité femmes-hommes, réunissait des politiques, des professionnel.le.s de la publicité et de la communication de grands groupes, des membres d’associations… Un temps fort pour décrypter, repérer les stéréotypes sexistes qui envahissent l’espace public, analyser la façon dont on peut changer les mentalités et partager les bonnes pratiques de la France et de l’Europe. A l’occasion de ce colloque, Edouard Martin député européen, ancien syndicaliste d’ArcelorMittal, a présenté sa Charte européenne pour lutter contre les stéréotypes sexistes dans la publicité et partagé son engagement féministe.  

Je ne viens pas d’un milieu dans lequel j’ai été éduqué à être féministe. Il y a trois événements dans ma vie qui m’ont fait prendre conscience que justement je n’étais pas féministe, et peut être même un peu trop macho. Je pense qu’à partir du moment où l’on prend conscience que l’on n’est pas féministe, c’est peut-être la voie de la guérison.

Le premier événement important, c’est mon engagement syndical, dans le monde de l’entreprise. C’est là où j’ai vu des discriminations sexistes au quotidien. J’ai vu que les femmes souffraient, beaucoup plus que les hommes, dans le travail par le simple fait qu’elles soient femmes.

Le deuxième événement de ma vie, c’est la naissance de ma fille il y a six ans. Je me suis dit en tant que papa : «Ma fille va grandir dans un monde de mecs, hyper machos. Elle va devoir tout au long de sa vie, dès la maternelle, être obligée de jouer des coudes pour faire sa place, montrer qu’elle fait aussi bien qu’un mec, et elle va être discriminée de par son genre». Cela m’était insupportable.

Troisième événement majeur de ma vie, c’est d’avoir eu la chance de rencontrer Jeanne, mon assistante, qui est féministe de la première heure et qui m’a éduqué ou du moins a contribué à mon éducation. Par exemple, elle a mis en place une règle. Dans mon bureau nous sommes quatre, trois garçons et Jeanne, et les garçons ont l’habitude de raconter des histoires un peu potaches, en n’ayant pas forcément conscience de ce que cela provoque chez l’autre. Jeanne un jour a dit «à partir d’aujourd’hui, je vais mettre en place une tirelire, et à chaque blague sexiste, vous mettrez un € dans la cagnotte». On doit être à dix-neuf €, et personnellement j’ai du en mettre dix-huit. Cela peut paraître banal, mais cela nous a obligé à repenser notre manière de nous comporter.

La publicité est peut-être quelque chose qui est peu regardée par les adultes, en revanche, sur les enfants et les ados, je peux vous assurer que ça marche. Je me souviens par exemple d’une publicité pour une marque de voiture avec une voiture et une femme magnifique, et de la réaction de mon gamin : «eh Papa, t’as vu la bombasse ?» Il n’a pas regardé la voiture, mais il se rappelait avoir vu une superbe femme. Pour les jeunes, la publicité est plus qu’un support, elle les formate, elle les éduque presque.

Tout cela m’a appelé à agir en tant que député européen. Même si le contexte ne s’y prêtait pas et que je n’avais pas vraiment la possibilité de faire voter une loi au niveau européen, l’idée nous est venue avec Jeanne et d’autres collègues, de rédiger une Charte contre la publicité sexiste. Nous voulions la proposer aux villes européennes, qu’elles puissent la signer pour s’engager à lutter contre les publicités sexistes. Je suis la pour témoigner que nous sommes en train de la médiatiser, de la faire connaitre, des grandes aux petites villes européennes.

Nous espérons que des élu.e.s de villes européennes se disent «nous nous engageons à respecter les droits de l’homme, les droits des femmes, nous voulons lutter contre les publicités sexistes et nous allons nous doter d’un cahier des charges». Il ne suffit pas de signer la Charte, après il faut la faire vivre. J’aspire à ce qu’un réseau se mette en place puisqu’une fois que les mairies et les communes se sont engagées à signer cette charte, il faut faire vivre cet engagement. Il y a 10 règles d’or et nous espérons que les ONG, la société civile, vont se porter garantes de leur application.

La publicité est partout, sur les téléphones, à la radio, la télé, dans l’espace public. A chaque fois que je passe devant une publicité, j’en fais l’analyse: «carton rouge, carton vert, la c’est un peu sexiste, là ça va». Cela m’aide à cultiver une façon de penser, à prendre le recul nécessaire et la bonne approche, et à être en capacité d’expliquer à mes enfants que la publicité n’est pas quelque chose d’innocent et de banal …

Je viens des quartiers, et dans les quartiers, il n’y a pas forcément accès à la culture, au savoir, à la politisation, comme certain.e.s l’ont eu. Moi qui ait été 35 ans en usine, je peux vous assurer que des blagues potaches, il y en a dix à la seconde, et même s’il y a des femmes, les hommes ne se gènent pas. Etant aussi de l’autre coté comme responsable syndical, j’ai vu ce que cela peut provoquer comme dégât dans la tête du personnel féminin.

Le rôle d’un syndicat est aussi de lutter contre toutes les formes de discrimination, et le sexisme est forcément une discrimination.

 

 Edouard Martin, député européen

 

Lire l’article en ligne : http://www.50-50magazine.fr/2018/07/05/edouard-martin-presente-sa-charte-europeenne-pour-lutter-contre-les-stereotypes-sexistes-dans-la-publicite/

 

Rencontre avec Monsieur le député Edouard MARTIN au Parlement européen

Après être passés pour la Sécurité avec scan des sacs, nous sommes entrés dans la cour du Parlement européen « Louise WEISS ».

Madame Bénédicte VOGEL, attachée parlementaire de M. MARTIN, nous a accueillis. Puis, prêts à se diriger vers l’hémicycle, nous avons appris qu’un exercice incendie venait d’y être déclenché ! Après une longue attente nous avons pu assister à la séance plénière (avec traduction française dans nos casques) où il était question de l’attribution de la citoyenneté européenne par l’État maltais. En effet, Malte vend des permis de séjour ou des passeports contre de fortes sommes d’argent à des hommes d’affaires peu scrupuleux leur offrant ainsi une entrée dans les pays de l’Union Européenne. « La citoyenneté n’est pas une marchandise » comme l’a rappelé avec force un député. Les représentants de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe ont répondu respectivement qu’un rapport était en cours sur ce sujet et que ce sont les agences dépendant des pays qui offrent la nationalité européenne.

Enfin en attendant d’être reçu par M. le député E. MARTIN, nous avons été invités à voir un documentaire sur le fonctionnement des Institutions européennes.

 

Rencontre avec Monsieur le député Edouard MARTIN

Présentation :

Édouard MARTIN a été élu député européen en 2014 pour représenter la Circonscription Grand Est. Cette dernière regroupe les anciennes régions telles que la Champagne-Ardenne, la Lorraine, l’Alsace, la Bourgogne et la Franche-Comté soit 18 départements.

E.MARTIN participe à trois commissions :

– de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie (ITRE) ;

– de l’Emploi et des Affaires sociales (EMPL) ;

– des droits de la femme et de l’égalité des genres (FEMM).

Dans le cadre des relations diplomatiques, il participe aussi aux délégations qui travaillent avec la Chine et la Palestine.

Le travail des députés européens s’effectue pendant trois semaines à la Commission européenne à Bruxelles où ils préparent les lois et une semaine au Parlement européen à Strasbourg où elles sont discutées et votées.

 

 Questions posées par les élèves à Monsieur le député Édouard MARTIN :

 

Question n° 1 : Les inégalités homme / femme ?

E.MARTIN : D’une part, pour les femmes, il est difficile de concilier la vie personnelle et le travail. Pour cela, nous sommes quelques députés à proposer que les hommes et les femmes aient les mêmes droits au congé parental. Celui-ci serait de quatre mois pour la mère comme pour le père à prendre par semaine, quinzaine jusqu’aux 12 ans de l’enfant et rémunéré à 80 % du salaire (en France ce congé est rémunéré 396,00 € par mois). Ce droit permettrait de favoriser le retour de la femme au travail.

D’autre part, ils proposent aussi un texte pour donner la possibilité pour les personnes « aidantes » auprès d’un proche malade de pouvoir prendre 5 jours par an.

Cette loi sera votée en septembre ou octobre de cette année puis négocier avec le Conseil de l’Europe avant d’être applicable. Ce n’est pas gagné !

Enfin, il s’agit de créer une Charte des communes d’Europe afin que celles-ci lutte contre les publicités sexistes dans leurs communes. Car ces publicités façonnent nos pensées. Il est nécessaire de changer les mentalités.

 

Question n° 2 : Comment êtes-vous devenu député européen ?

E.M.: Par accident ! je n’ai qu’un CAP Électronique. Je suis un ancien sidérurgiste syndiqué. Je travaillais à FLORANGE (Moselle) dans l’entreprise ARCELOR MITTAL où une lutte pour sauver le site a duré deux ans. Je me suis fait connaître car j’ai été interviewé par les journalistes de la télévision durant cette lutte. Puis les candidats à l’élection présidentielle sont venus pour passer dans les médias ! C’est à la demande de mes collègues et pour la diversité que j’ai accepté d’être candidat aux Élections européennes.

Être député est frustrant car cela ne va pas assez vite mais c’est passionnant !

N’importe quel citoyen peut être élu. C’est la démocratie, il n’y a pas de concours mais cela coûte beaucoup d’argent quand même pour les affiches et surtout les meetings à organiser partout dans la région.

ÊTRE ACTEUR PAS UN SPECTATEUR ! en participant dans une association, un syndicat…

 

Question n° 3 : Et la Palestine ?

E.M.: Je participe à une délégation qui plaide pour reconnaître la Palestine, seules la Suède et la Roumanie l’ont fait. Cela fait 70 ans qu’on attend ! Je ne suis pas antisémite mais « anti-Netanyahu » et sa politique. Nous devons défendre nos valeurs ! Pour cela il est nécessaire de toucher Israël par l’économie en gelant les accords. Il reste encore beaucoup de travail pour aider la Palestine. L’Europe finance beaucoup Gaza et la Cisjordanie en construisant des centrales solaires à Gaza par exemple. Mais ce n’est que de l’humanitaire.

 

Question n° 4 : Ferez-vous un deuxième mandat ?

E.M.: Non, je me tiens à ce que j’ai dit lors de la campagne pour les Européennes « un seul mandat de cinq ans ! » car j’estime que la politique ne doit pas être un métier.

En enchaînant les mandats, on peut vite être « hors » de la vie réelle.

 

Question n° 5 : Et après ce mandat ?

E.M. : J’aimerais travailler autour de l’industrie « décarbonnée », du climat, de l’environnement ; c’est un combat primordial !

Les Chinois investissent massivement dans les voitures électriques par exemple alors que nous on traîne !

 

Question n° 6 : Formation pour être député européen ?

E.M.: Je n’ai qu’un CAP Électronique aussi pour m’aider j’ai une équipe d’attachés parlementaires : (Jeanne PONTE, Bénédicte VOGEL, Maxime HERRMANN et Philippe MORVANNOU) dont des jeunes. Je tiens à associer des jeunes !

Sinon, c’est par l’assiduité au travail et à la valeur des textes qu’on gagne en crédibilité. Je bosse ! ainsi je suis connu, on me surnomme « Ironman ».

 

Questions 7 et 15 : Pourquoi les produits chinois sont-ils moins chers ? Et le dumping ?

(Rappel : Le Statut d’Économie de Marché (SEM) est un critère intégré dans les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui relève des procédures antidumping.)

E.M. : Le Statut d’économie de marché est applicable à une économie libre et non faussée. Or l’État chinois subventionne l’industrie et dirige l’économie du pays (de plus, les salariés sont sous-payés) ; ce qui est interdit par l’OMC pour accéder à ce statut. Pourtant la Chine en fait la demande régulièrement.

Je me suis battu avec d’autres députés pour que ce statut ne soit pas voté (certains étaient prêts à le faire).

Les règles doivent être les mêmes pour tous !

Le dumping ? S’il faut 10 € pour produire une bouteille d’eau et qu’un concurrent la vend 7 € alors on va demander à l’État une aide (une subvention) pour pouvoir la vendre 4 €. C’est de la triche !

 

Question n° 8 : Quel est le salaire d’un député européen ?

E.M. : Il est de 6 700 € net par mois donc je vis bien et je paie des impôts. C’est important de payer des impôts car ils financent notre modèle social (écoles…, universités, hôpitaux…). De plus, ils sont progressifs en Europe.

 

Question n° 9 : Qu’ont pensé vos proches ?

E.M. : Ma mère a eu peur car elle éprouve de la défiance face aux hommes politiques : « Surtout ne pas avoir de scandale » ! Sinon, les rapports avec ma famille n’ont pas changé ainsi que mon mode de vie « Pas costard cravate ! ». Je vois ma famille deux à trois fois par mois.

  

Question n° 10 : Y-a-t-il des profiteurs ?

E.M. : Il existe le lobbying qui sert à faire pression sur les députés pour amender (modifier) une proposition de loi qui ne conviendrait pas aux intérêts de grands entreprises par exemple.

Je me suis rendu compte que les amendements sont préparés par les lobbyistes eux-mêmes. Je refuse tout amendement préparé ainsi que les invitations aux restaurants ou autre.

Je reçois tout le monde dans mon bureau puis je me fais ma propre idée, conviction.

 

Question n° 11 : Êtes-vous reconnu dans la rue ?

E.M. : De moins en moins… Parfois négativement, parfois positivement.

 

Question n° 12 : Iriez-vous dans une autre région après ce mandat ?

E.M. : Je suis prêt à partir ! Et puis voyager, pourquoi pas ? Mais aussi voir mes enfants. (Il a un troisième enfant de 20 mois qu’il a peu vu).

 

Question n° 13 : Votre ancien patron peut-il vous reprendre dans l’entreprise ?

E.M. : Non, j’ai dû démissionner car je travaillais dans le privé, seuls les fonctionnaires peuvent être mis en disponibilité le temps de leur mandat et retrouver un poste ensuite.

Question n° 14 : Quand vous étiez jeune viviez-vous dans une cité ?

E.M. : Je suis né dans le sud de l’Espagne qui est une région pauvre. Mon père qui ne savait ni lire ni écrire est venu en France, en Lorraine, pour travailler. Il revenait en Espagne une fois par an… un enfant naissait quelques mois plus tard ! Il en a eu quatre. Je suis arrivé en Lorraine en 1971 et en mars j’ai découvert la NEIGE ! La famille réunie vit dans une cité HLM ouvrière où cohabitent les différentes cultures des migrants venus travailler en Lorraine. Grâce à cela  nous avons vécu des moments heureux de convivialité notamment à la période du Ramadan.

Les murs de l’immeuble étaient en tôle d’acier, l’été il y faisait très chaud et l’hiver très froid.

 

Question n° 16 : Êtes-vous parrain de plusieurs lycées ?

E.M. : Oui, notamment à Beaune en Bourgogne.

 

Pour conclure, ALLEZ VOTER ! Même si l’Union Européenne n’est pas parfaite, nous y vivons depuis 70 ans en paix. Paix qui n’est pas éternelle car elle est fragile. C’est aussi un espace rare où existent la liberté de la presse, des minorités, de circuler, l’indépendance de la justice… etc.

Le Parlement compte 142 députés europhobes, il faut faire en sorte qu’ils ne deviennent pas majoritaires.

 

Tous nos remerciements à M. Édouard MARTIN, et son équipe, pour avoir répondu à toutes les questions, nous avoir accordé beaucoup de temps et nous avoir accueillis très chaleureusement.

 

 

Martine GORDET,

AESH au Lycée Joliot Curie de Reims

 

 

 

 

Liens :

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https://www.glossaire-international.com/pages/tous-les-termes/statut-d-economie-de-marche-sem.html#51FwfDuLtobBJWXg.99

 

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Journée portes ouvertes au Parlement européen

Pour la quatrième année consécutive, j’ai eu le plaisir de participer à la journée portes ouvertes du Parlement européen le 10 juin dernier à Strasbourg.

Cette journée a attiré cette année près de 10 000 personnes dont de nombreux jeunes. De 11h à 14h, aux côtés des députés européens Rainer Wieland (Allemagne, PPE), Anne Sander (France, PPE), Andreas Schwab (Allemagne, PPE), et Jean-Luc Schaffhauser (France, ENL), j’ai eu le plaisir d’échanger avec les visiteurs présents notamment sur les enjeux d’actualité tels que l’emploi, la sécurité, la migration, le Brexit, le commerce international, la gouvernance de l’Union Européenne ainsi que sur les élections européennes de mai prochain. Ces échanges riches ont permis d’aborder sans tabou tous ces sujets, même les plus sensibles ou les plus polémiques.

D’autres animations étaient également proposées en dehors de l’hémicycle. Notamment un débat qui s’est tenu entre les visiteurs et le représentant de Reporters Sans Frontières, Monsieur Antoine Bernard – également lauréat du Prix Sakharov 2005 – sur les enjeux d’une presse libre et indépendante pour la démocratie européenne. Par ailleurs, d’autres animations pédagogiques, des activités plus ludiques pour les plus jeunes, ou encore des animations musicales et festives étaient aussi au programme sur le parvis du Parlement. Petits et grands ont ainsi pu profiter de cette journée enrichissante dans une ambiance plutôt conviviale !