Archives de catégorie : Sur le terrain

Déplacement à Saint-Dizier : Rencontre avec le bassin d’emploi du Nord Haute-Marne.

Le vendredi 31 Mars dernier je me suis rendu à Saint-Dizier à l’invitation d’Antoine Desfretier, candidat aux élections législatives dans la 2ème circonscription de la Haute-Marne et Geneviève Donato, sa suppléante.

Au programme de ce déplacement : une rencontre avec le bassin d’emploi du Nord Haute-Marne basé à Saint-Dizier. Celui-ci rassemble une centaine d’associations dans le domaine de la formation et du développement des compétences. Chaque année, ce sont 3300 personnes y sont accueillies ou formées dans ses locaux : c’est un guichet unique sur tout le nord Haute-Marne, qui dispose d’une antenne à Joinville.

Lors de cette rencontre, j’ai pu présenter mon idée de cartographie des compétences pour permettre à un site industriel en difficulté de retrouver un repreneur à partir des compétences collectives de ses salariés. Ce qui a été fait avec succès dans l’entreprise KME à Givet dans les Ardennes par exemple.

Dans une région victime de la désindustrialisation, ce comité de bassin d’emploi œuvre pour le développement territorial de compétences de salariés qui ont besoin de formation pour retrouver de l’emploi. La structure est financée par des aides régionales et des fonds européens dans le cadre d’appels à projets. L’occasion de rappeler quels sont les fonds européens disponibles dans le cadre de l’agenda Horizon 2020 : numérique, transport, transition énergétique et économie circulaire. Il faut davantage les faire connaître aux porteurs de projets car trop souvent la France n’utilise pas tous les fonds à sa disposition.

Face aux difficultés d’accès au financement européen, à la complexité  de certains dossiers et à la longueur des procédures voire des paiements des subventions, je vous invite à prendre connaissance de toutes les informations pratiques nécessaires concernant ces fonds européens via le lien suivant : http://fr.welcomeurope.com/.

La stratégie Europe 2020, programme de l’Union Européenne en faveur de la croissance et de l’emploi, met l’accent sur une croissance intelligente, durable et inclusive comme moyen de surmonter les faiblesses structurelles de l’économie européenne, d’en améliorer la compétitivité et la productivité et de jeter les bases d’une économie sociale de marché durable.  L’un de ses objectifs est de parvenir à un taux d’emploi de 75 % de la population âgée de 20 à 64 ans. Pour plus d’information sur cette stratégie Europe 2020, je vous invite à consulter le site de la Commission européenne via le lien suivant : https://ec.europa.eu/info/strategy/european-semester/framework/europe-2020-strategy_fr.

 

 

Le projet ITER : « here comes the sun » ?

 

Vendredi 10 février j’ai visité le chantier du projet ITER à Cadarache, en compagnie de ma collègue Sylvie Guillaume (Vice-présidente du Parlement européen et élue de la circonscription). Nous y avons été accueillis par Bernard Bigot, Directeur général du projet, qui a eu la gentillesse de nous consacrer un peu de son temps (précieux !).

ITER, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un projet collaboratif mondial qui rassemble les efforts combinés de l’Union européenne, des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de l’Inde, du Japon et de la Corée du sud pour créer le premier démonstrateur de fusion nucléaire -l’énergie qui alimente les étoiles dont la nôtre, le soleil !-.

Ce réacteur, dit « tokamak » (acronyme russe signifiant « chambre toroïdale avec bobines magnétiques »), est constitué d’une chambre à vide à l’intérieur de laquelle sous l’influence d’une température et d’une pression extrêmes (150 millions de degrés !!), le gaz d’hydrogène se mue en plasma — le milieu dans lequel les atomes d’hydrogène peuvent fusionner et générer de l’énergie.

Cette énergie est alors absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Tout comme les centrales électrogènes classiques, une centrale de fusion utilise cette chaleur pour produire de la vapeur, puis, grâce à des turbines et à des alternateurs, de l’électricité. ITER n’étant qu’un démonstrateur, la tâche se concentrera sur la fusion à cette échelle-là, le but étant d’atteindre un ratio de 10 : pour 50 MW de puissance en entrée, retirer 500 MW de puissance de fusion !

Mais quid des risques ? L’avantage de la fusion sur la fission nucléaire (nos centrales actuelles) est de trois ordres :

–           pas de déchets radioactifs de haute activité à vie longue ; se pose tout de même la question de la gestion du volume de déchets à vie courte (moins de 100 ans)…

–           pas de risque de prolifération : la fusion n’utilisant pas de matière fissile (uranium, plutonium), aucun danger de voir certains de ses éléments détournés pour produire des armes.

–           aucun risque de fusion du cœur : ne pas confondre fusion et fusion ! En cas de perturbation, le plasma refroidit et la réaction de fusion (nucléaire) cesse. Contrairement à ce qui peut se passer avec la fission où les accidents graves peuvent mener à la fusion du cœur (c’est-à-dire que les crayons de combustible fondent littéralement à l’intérieur du réacteur, créant une sorte de magma appelé corium).

Concrètement nous avons pu observer l’avancée du chantier, qui s’est ouvert au cours de l’été 2010 sur une plateforme de 42 hectares préalablement défrichée et nivelée. Depuis un an et demi les premiers grands composants sont arrivés sur le site de Cadarache. En effet, la plupart des pays partenaires contribuent « en nature » c’est-à-dire par la production et l’expédition des pièces (10 millions de pièces, 1 million de composants). De manière progressive, à partir de 2018, scientifiques et ingénieurs procéderont à l’intégration et à l’assemblage de ces différents éléments. Un exercice « hors-norme » car certaines pièces sont gigantesques mais nécessitent d’être assemblées au millimètre.

Le premier plasma devrait être obtenu en 2025, mais il faudra encore être patient car ce n’est qu’en  2035 que l’expérience de fusion pleine puissance aura lieu.

Ce planning à rallonge et les dérapages budgétaires ont été pointés (y-compris d’ailleurs dans nos débats parlementaires) : lancé il y a dix ans pour un budget de 5 milliards, nous en sommes aujourd’hui à 14-15 milliards, et 4 milliards de surcouts ont été actés l’année dernière. L’Europe a un poids déterminant dans le projet : elle assure 45 % des financements, sur lesquels 80 % des fonds viennent du budget de l’Union européenne. Les autres 20% sont intégralement abondés par la France, qui avait bataillé pour accueillir le projet.

Mais nous avons eu la conviction que désormais M. Bigot, en charge du projet depuis peu, saura redresser la barre en maîtrisant le calendrier et les cordons de la bourse !

 

Bravo à Dahbia Bendali !

J’adresse toutes mes félicitations à Madame Dahbia BENDALI qui a reçu la médaille de la ville d’Uckange !

Dahbia Bendali décrit dans ses ouvrages l’histoire et le témoignage d’une femme qui raconte avec tendresse et simplicité les épreuves et les étapes qui ont forgé sa vie. L’histoire d’une petite fille devenue une femme émancipée.

En effet, après une enfance heureuse en Kabylie, Dahbia et sa famille ont fuit l’Algérie en guerre pour s’installer dans l’est de la France en 1959. C’est alors qu’elle arrive en Moselle, son père travaille dans la sidérurgie et espère une vie meilleure. Dahbia restera tributaire de l’autorité conjugale et des coutumes ancestrales jusqu’à son arrivée à Uckange en 1974. Poussée par sa conscience elle prend sa vie en main, et là tout se bouscule, tout bascule. A vous de juger après lecture de ses ouvrages.  Grace à l’aide et aux encouragements de ses enfants, elle décide d’écrire ses mémoires pour témoigner de sa force et de sa pugnacité pour être enfin libre.

Bravo à elle !

25.11.2016 : RENCONTRE AVEC DES REPRESENTANTS DE LA FILIERE BOIS

25-11-2016-rencontre-avec-representants-filiere-bois
25.11.2016 : en compagnie des représentants des Communes Forestières de Lorraine De gauche à droite : J.C Humbert, Michaël Weber et Delphine Nicolas

Le 25 novembre 2016,  j’ai reçu, à ma permanence parlementaire de Thionville, une délégation de représentants de la filière bois à la demande de Monsieur Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et Vice-Président des communes forestières de Lorraine.

La filière bois souffre de l’export de matière première vers la Chine. Des dispositifs ont été mis en place en France. Notre échange visait à trouver une réponse européenne car en effet, nous sommes face à un double problème. D’ une part une mauvaise gestion de l’exploitation des forêts françaises notamment avec une production qui part par conteneur en Chine : les grumes françaises ne sont plus transformées sur place mais vendues en Chine qui produit des meubles, du parquet, etc à moindre coût. Et d’autres part, la problématique des transports maritimes où le voyage par bateau est offert aux clients européens accentuant par là une concurrence déloyale.

A l’issue de cette rencontre, nous avons prévu de nous revoir lors d’une prochaine session plénière à Strasbourg avec d’autres députés européens afin d’envisager la suite à donner à ce dossier.

 

INDUSTRIE ET MONDE DU TRAVAIL : L’EXPLOITATION PAR LE FRONT NATIONAL

Débat-Public à Metz le 01.12.2016

DÉBAT PUBLIC

Jeudi 1er Décembre 2016 à 18h30 au Cloître des Récollets  (1, rue des Récollets) à METZ.

Les excellents scores électoraux du Front national dans les anciens bassins industriels interrogent sur l’implantation de ce parti auprès des ouvriers. Pour mieux comprendre, un débat public, en partenariat avec la Délégation socialiste française au Parlement européen, se tient à Metz avec, notamment, Édouard Martin et Jérôme Fourquet.

Lors des dernières élections européennes de 2014, le Front national a réalisé d’excellents scores dans les anciens bassins industriels qui ont subi des restructurations. Les résultats des dernières élections présidentielles, régionales ou départementales démontrent qu’il a nettement progressé dans les territoires touchés par la fermeture de sites industriels.

Ce constat s’inscrit dans une tendance plus globale que l’on observe déjà depuis plus d’une dizaine d’années : le Front national est devenu un parti prisé chez les ouvriers. Le discours sur la « France des oubliés » s’adresse notamment aux ouvriers et salariés du privé.

Or, comme toujours avec le Front national, le bouc émissaire a vite été trouvé. Dès que le secteur industriel connaît des difficultés, c’est la faute de l’Europe. Les élus du Front plaident ainsi pour la sortie de la France de l’Union européenne. Face aux situations complexes et effectivement graves pour notre pays, ils apportent des solutions simplistes et parfaitement inopérantes. Au Parlement européen, ils attisent ces mêmes sentiments d’abandon, de déclassement, d’éloignement ou de peur que peuvent connaître certaines populations en milieux péri-urbains.

Fausses idées, leurres ou réalité, il est nécessaire de décrypter leurs messages pour faire ressortir le vrai du faux. C’est ce que la Délégation socialiste française au Parlement européen et l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès souhaitent faire en organisant une conférence-débat avec :
Édouard Martin, député européen, membre des commissions « Industrie, recherche et énergie » et « Emploi et Affaires sociales »,
Jérôme Fourquet, directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise » de l’Ifop,
un représentant du monde du travail.

Inscription par mail à: peltier@jean-jaures.org

https://jean-jaures.org/nos-actions/industrie-et-monde-du-travail-l-exploitation-par-le-front-national