Archives de catégorie : Sur le terrain

Le Mai de l’Europe dans le Grand Est !

Conférences, expositions, concerts et rencontres conviviales s’enchaînent pendant ce mois de mai ! L’objectif est de favoriser le dialogue entre les citoyens européens et une ouverture sur l’Europe.
Partout dans ma circonscription, le « Mai de l’Europe » est célébré et organisé par les collectivités en collaboration avec le tissu associatif.

Cette opération mobilise chaque année de nombreux acteurs : élus, institutions, associations, communauté éducative et villes jumelées. Chaque région se prête au jeu et organise tout au long du mois de Mai de nombreux événements divers, et pour la plupart gratuit, pour permettre aux habitants de prendre conscience de la place qu’occupe l’Europe dans leur vie quotidienne.

 

Comme chaque année, j’ai répondu présent à plusieurs événements de ce mois de l’Europe.

Le 11 mai, j’ai participé à un séminaire avec de jeunes européens (français, italiens, tchèques) qui s’est tenu à Bruxelles.

 

Pour célébrer la Journée de l’Europe, les institutions de l’Union européenne ont ouvert leurs portes au public le 6 mai à Bruxelles, les 13 et 14 mai à Luxembourg et le 14 mai à Strasbourg.

Les bureaux locaux de l’Union Européenne et dans le monde organisent un éventail d’activités et de manifestations pour un public de tous les âges. Chaque année, ce sont des milliers de personnes qui participent à ces visites, aux débats, et autres événements lors de cette journée destinée à mieux faire connaître le fonctionnement des institutions européennes. Cette année encore, j’ai participé à un débat lors des portes ouvertes à Strasbourg le 14 mai.

©Twitter S&D Group @TheProgressives
©Twitter Parlement Européen @PEStrasbourg

 

Le 19 mai, dans le cadre du « Joli mois de l’Europe », la Région Bourgogne-Franche Comté a organisé à Besançon une simulation de Parlement européen avec une centaine de lycéens de la Région. L’objectif de l’exercice est de se glisser dans la peau de députés européens. Cette année encore, c’est avec enthousiasme que j’ai participé à cette session parlementaire « simulée », mais où de vrais enjeux se déroulent. L’exercice est formateur pour ces jeunes : ils apprennent à comprendre le fonctionnement concret de l’union Européenne, à prendre la parole en public, et comprendre les mécanismes politiques.

©Photo twitter @AmLarsonneur)

 

Le 19 mai à Besançon, j’ai également participé à une conférence-débat organisée par la Région à Besançon avec Patrick AYACHE, président de la Maison de l’Europe et l’auditoire. L’occasion de parler d’Europe avec pour thème principal « « l’UE une chance ou une contrainte pour la France ? »»  dans le cadre du « Joli Mois de l’Europe 2017 ».

©Twitter EuropeFranche-Comté @EuropeFComte

 

Enfin, le 22 mai j’ai répondu présent à l’invitation des élèves du Lycée Clos Maire de Beaune, dans le cadre de leur programme scolaire qui s’intéresse au fonctionnement des institutions européennes.

©Photo Gilles Brébant – Le Bien Public

Printemps de la Palestine – Conférence à Vandoeuvre-lès-Nancy

©Photo Pascal Durand

Dans le cadre du Printemps de la Palestine, organisé par l’Association France Palestine à Nancy (54), j’ai participé le 30 mars dernier à une conférence intitulée « Conflit Israélo-palestinien : l’Europe est-elle condamnée à l’impuissance ? », aux côtés de mon collègue le député européen Pascal Durand (EELV- France).

Le conflit Israélo-Palestinien reste un facteur central de l’instabilité du Moyen-Orient qui concerne directement l’Europe. Pourtant l’Union Européenne peut jouer un rôle décisif pour parvenir à une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens.

C’est le sens du combat que Pascal Durand et moi-même menons au Parlement européen. L’appui international, en particulier l’appui de l’Union Européenne, est nécessaire et indispensable pour que le processus de paix soit enclenché. La Palestine espère, encore et toujours, depuis plus de 70 ans. Devant la souffrance du peuple palestinien, l’Europe doit agir.

Elle est le premier partenaire commercial d’Israël.  Il lui revient maintenant de jouer un rôle pour un règlement politique du problème palestinien. Le 6 février, la Knesset a approuvé une loi inacceptable qui «légalise» rétroactivement 4 000 logements illégaux de colons construits sur des terrains privés palestiniens. Par cette loi – la dernière en date d’une série de mesures favorables aux colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés –, la Knesset donne le feu vert à l’appropriation illégale de terres. Cette loi, dite «loi de régularisation», ouvre la voie à la reconnaissance, par Israël, de milliers de logements de colons juifs construits illégalement sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens. Elle enfreint le droit international et prive les propriétaires palestiniens du droit d’utiliser ou de détenir les terrains en question. Elle porte atteinte aux droits de propriété palestiniens et au droit des Palestiniens à l’autodétermination. L’implantation de colonies par Israël n’a aucune validité juridique, constitue une violation flagrante du droit international et pose un obstacle majeur à l’objectif de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

L’Union européenne doit exercer des pressions sur le gouvernement israélien pour qu’il mette un terme à cette violation des droits de l’homme des Palestiniens et qu’il cesse immédiatement les implantations. Il faudrait également, par ailleurs, qu’elle gèle l’accord d’association entre l’Union et Israël, compte tenu de la violation permanente de son article 2, qui demande que les droits de l’homme soient respectés.

Les implantations israéliennes en territoire palestinien occupé sont illégales au regard du droit international; elles constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible la solution fondée sur la coexistence de deux États. L’Union européenne est fermement opposée à la politique d’implantation d’Israël et aux actions menées dans ce cadre. Cette position est inscrite dans les conclusions successives du Conseil des affaires étrangères et est conforme à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies de 2016.

D’ailleurs, la vice-présidente Federica Mogherini a déjà exprimé ses inquiétudes avant l’adoption de la loi par la Knesset: devant le Parlement européen le 22 novembre 2016 et dans une déclaration du 8 décembre 2016. Immédiatement après l’adoption de la loi, elle a instamment prié le gouvernement israélien de s’abstenir d’appliquer la nouvelle loi (déclaration du 7 février 2017[1]). Lors de réunions avec les autorités israéliennes à tous les niveaux, l’UE a réitéré le message que Mme Mogherini a adressé dans sa déclaration.  Pourtant, non seulement Israël ne tient pas compte des demandes de l’UE mais de plus (provocation?), la Knesset enfonce le clou en approuvant une loi « illégale ».

Donc, face à ces provocations et agressions à répétition, face au refus d’Israël d’entendre les recommandations de la communauté internationale, je soutiens la proposition de suspendre l’accord d’association UE-Israël.

Affaire à suivre donc, …

 

 

[1]     https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/20295/node/20295_fr

 

Déplacement à Saint-Dizier : Rencontre avec le bassin d’emploi du Nord Haute-Marne.

Le vendredi 31 Mars dernier je me suis rendu à Saint-Dizier à l’invitation d’Antoine Desfretier, candidat aux élections législatives dans la 2ème circonscription de la Haute-Marne et Geneviève Donato, sa suppléante.

Au programme de ce déplacement : une rencontre avec le bassin d’emploi du Nord Haute-Marne basé à Saint-Dizier. Celui-ci rassemble une centaine d’associations dans le domaine de la formation et du développement des compétences. Chaque année, ce sont 3300 personnes y sont accueillies ou formées dans ses locaux : c’est un guichet unique sur tout le nord Haute-Marne, qui dispose d’une antenne à Joinville.

Lors de cette rencontre, j’ai pu présenter mon idée de cartographie des compétences pour permettre à un site industriel en difficulté de retrouver un repreneur à partir des compétences collectives de ses salariés. Ce qui a été fait avec succès dans l’entreprise KME à Givet dans les Ardennes par exemple.

Dans une région victime de la désindustrialisation, ce comité de bassin d’emploi œuvre pour le développement territorial de compétences de salariés qui ont besoin de formation pour retrouver de l’emploi. La structure est financée par des aides régionales et des fonds européens dans le cadre d’appels à projets. L’occasion de rappeler quels sont les fonds européens disponibles dans le cadre de l’agenda Horizon 2020 : numérique, transport, transition énergétique et économie circulaire. Il faut davantage les faire connaître aux porteurs de projets car trop souvent la France n’utilise pas tous les fonds à sa disposition.

Face aux difficultés d’accès au financement européen, à la complexité  de certains dossiers et à la longueur des procédures voire des paiements des subventions, je vous invite à prendre connaissance de toutes les informations pratiques nécessaires concernant ces fonds européens via le lien suivant : http://fr.welcomeurope.com/.

La stratégie Europe 2020, programme de l’Union Européenne en faveur de la croissance et de l’emploi, met l’accent sur une croissance intelligente, durable et inclusive comme moyen de surmonter les faiblesses structurelles de l’économie européenne, d’en améliorer la compétitivité et la productivité et de jeter les bases d’une économie sociale de marché durable.  L’un de ses objectifs est de parvenir à un taux d’emploi de 75 % de la population âgée de 20 à 64 ans. Pour plus d’information sur cette stratégie Europe 2020, je vous invite à consulter le site de la Commission européenne via le lien suivant : https://ec.europa.eu/info/strategy/european-semester/framework/europe-2020-strategy_fr.

 

 

Le projet ITER : « here comes the sun » ?

 

Vendredi 10 février j’ai visité le chantier du projet ITER à Cadarache, en compagnie de ma collègue Sylvie Guillaume (Vice-présidente du Parlement européen et élue de la circonscription). Nous y avons été accueillis par Bernard Bigot, Directeur général du projet, qui a eu la gentillesse de nous consacrer un peu de son temps (précieux !).

ITER, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un projet collaboratif mondial qui rassemble les efforts combinés de l’Union européenne, des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de l’Inde, du Japon et de la Corée du sud pour créer le premier démonstrateur de fusion nucléaire -l’énergie qui alimente les étoiles dont la nôtre, le soleil !-.

Ce réacteur, dit « tokamak » (acronyme russe signifiant « chambre toroïdale avec bobines magnétiques »), est constitué d’une chambre à vide à l’intérieur de laquelle sous l’influence d’une température et d’une pression extrêmes (150 millions de degrés !!), le gaz d’hydrogène se mue en plasma — le milieu dans lequel les atomes d’hydrogène peuvent fusionner et générer de l’énergie.

Cette énergie est alors absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Tout comme les centrales électrogènes classiques, une centrale de fusion utilise cette chaleur pour produire de la vapeur, puis, grâce à des turbines et à des alternateurs, de l’électricité. ITER n’étant qu’un démonstrateur, la tâche se concentrera sur la fusion à cette échelle-là, le but étant d’atteindre un ratio de 10 : pour 50 MW de puissance en entrée, retirer 500 MW de puissance de fusion !

Mais quid des risques ? L’avantage de la fusion sur la fission nucléaire (nos centrales actuelles) est de trois ordres :

–           pas de déchets radioactifs de haute activité à vie longue ; se pose tout de même la question de la gestion du volume de déchets à vie courte (moins de 100 ans)…

–           pas de risque de prolifération : la fusion n’utilisant pas de matière fissile (uranium, plutonium), aucun danger de voir certains de ses éléments détournés pour produire des armes.

–           aucun risque de fusion du cœur : ne pas confondre fusion et fusion ! En cas de perturbation, le plasma refroidit et la réaction de fusion (nucléaire) cesse. Contrairement à ce qui peut se passer avec la fission où les accidents graves peuvent mener à la fusion du cœur (c’est-à-dire que les crayons de combustible fondent littéralement à l’intérieur du réacteur, créant une sorte de magma appelé corium).

Concrètement nous avons pu observer l’avancée du chantier, qui s’est ouvert au cours de l’été 2010 sur une plateforme de 42 hectares préalablement défrichée et nivelée. Depuis un an et demi les premiers grands composants sont arrivés sur le site de Cadarache. En effet, la plupart des pays partenaires contribuent « en nature » c’est-à-dire par la production et l’expédition des pièces (10 millions de pièces, 1 million de composants). De manière progressive, à partir de 2018, scientifiques et ingénieurs procéderont à l’intégration et à l’assemblage de ces différents éléments. Un exercice « hors-norme » car certaines pièces sont gigantesques mais nécessitent d’être assemblées au millimètre.

Le premier plasma devrait être obtenu en 2025, mais il faudra encore être patient car ce n’est qu’en  2035 que l’expérience de fusion pleine puissance aura lieu.

Ce planning à rallonge et les dérapages budgétaires ont été pointés (y-compris d’ailleurs dans nos débats parlementaires) : lancé il y a dix ans pour un budget de 5 milliards, nous en sommes aujourd’hui à 14-15 milliards, et 4 milliards de surcouts ont été actés l’année dernière. L’Europe a un poids déterminant dans le projet : elle assure 45 % des financements, sur lesquels 80 % des fonds viennent du budget de l’Union européenne. Les autres 20% sont intégralement abondés par la France, qui avait bataillé pour accueillir le projet.

Mais nous avons eu la conviction que désormais M. Bigot, en charge du projet depuis peu, saura redresser la barre en maîtrisant le calendrier et les cordons de la bourse !

 

Bravo à Dahbia Bendali !

J’adresse toutes mes félicitations à Madame Dahbia BENDALI qui a reçu la médaille de la ville d’Uckange !

Dahbia Bendali décrit dans ses ouvrages l’histoire et le témoignage d’une femme qui raconte avec tendresse et simplicité les épreuves et les étapes qui ont forgé sa vie. L’histoire d’une petite fille devenue une femme émancipée.

En effet, après une enfance heureuse en Kabylie, Dahbia et sa famille ont fuit l’Algérie en guerre pour s’installer dans l’est de la France en 1959. C’est alors qu’elle arrive en Moselle, son père travaille dans la sidérurgie et espère une vie meilleure. Dahbia restera tributaire de l’autorité conjugale et des coutumes ancestrales jusqu’à son arrivée à Uckange en 1974. Poussée par sa conscience elle prend sa vie en main, et là tout se bouscule, tout bascule. A vous de juger après lecture de ses ouvrages.  Grace à l’aide et aux encouragements de ses enfants, elle décide d’écrire ses mémoires pour témoigner de sa force et de sa pugnacité pour être enfin libre.

Bravo à elle !