Archives de catégorie : Mur d’Expression

La femme est un pompier comme un autre

En Moselle comme partout en France, les femmes sapeurs-pompiers sont encore sous représentées en terme d’effectif. Parmi les 5050 pompiers mosellans, on ne compte que 720 femmes soit 14%. Seuls 16% des sapeurs-pompiers volontaires sont de femmes et chez les professionnels, elles ne représentent que 3%. Chez les jeunes sapeurs-pompiers, le ratio est un peu plus élevé, 30% des JSP sont des filles.

On constate donc que l’effectif féminin est encore loin d’atteindre celui des hommes d’autant que les femmes ont un rôle important à jouer, car elles arrivent généralement à être plus proches des victimes, notamment lors de la prise en charge d’un enfant, ou d’une femme enceinte.

Les femmes sont encore globalement réticentes à l’idée de devenir pompier. Cela peut s’explique principalement par la persistance des stéréotypes et par l’image qu’elles se font des sapeurs-pompiers. Elles ont peur que le travail demandé soit trop physique pour elles et considèrent donc le métier comme un travail réservé aux hommes. De plus, certains personnels masculins ont encore des attitudes machistes et ne font qu’accentuer l’idée d’un métier genré. De plus, les femmes pensent souvent ne pas avoir les conditions physiques pour devenir sapeur-pompier. Tout cela traduit une crainte de de se faire juger et analyser lors de leur arrivée dans une caserne dont l’effectif aujourd’hui est majoritairement composé d’hommes. Enfin, les femmes sont aussi très peu nombreuses du fait des contraintes et de leur responsabilité familiale, elles ont encore aujourd’hui du mal à envisager pouvoir concilier les deux et l’empiètement des gardes et interventions sur leur vie privée est un point non négligeable quant à la poursuite de leur carrière.

Afin de répondre à cette problématique de féminisation, le SDIS de la Moselle a fait évoluer ses matériels ainsi que ses casernements. Il souhaite également améliorer l’accueil des personnels féminins autant professionnels, volontaires que jeunes sapeurs-pompiers en les accompagnant durant toute leur carrière. Le SDIS souhaite également que d’avantage de femmes occupent des postes à responsabilité.

Un questionnaire a été adressé aux femmes du SDIS de la Moselle. Il a permis de mettre en lumière l’origine de cette disparité homme, femme. Les femmes engagées ont pu exprimer leurs attentes mais aussi montrer l’image qu’elles souhaitent transmettre. Suite à cela, en octobre 2017 a été créé le premier blog participatif à l’attention des femmes sapeurs-pompiers au sujet de leurs places dans une caserne.  Les articles présents sur le blog ont pour but de raconter des témoignages de femmes et d’hommes sapeur-pompier et montrer l’évolution de l’intégration des femmes chez les sapeurs-pompiers. Ce blog permet de briser les clichés. Les femmes peuvent se rassurer et partager leurs expériences. Ce blog permet également d’aider et de conforter les personnes qui souhaitent devenir pompier.

Le blog est accessible à l’adresse suivante  http://femmesapeurpompier.wordpress.com/

Ce projet est cofinancé par le Fonds Social Européen via le Programme Opérationnel National « Emploi et Inclusion » 2014-2020.

   

 

Retour sur le ciné-débat du film « Sami Blood » à l’invitation du Centre d’information Europe Direct

Le Centre d’information Europe Direct – Citoyens & Territoires Grand Est en partenariat Le Lycée De La Salle à Metz et le Bureau d’information en France du Parlement européen ont organisé une projection-débat du film « Sami Blood », le 6 avril dernier. L’objectif de ce ciné-débat était de permettre aux lycéens et au grand public d’interpeller des responsables locaux et européens sur des sujets qui font l’actualité. Le film « Sami Blood » a été primé au Prix LUX, prix décerné par le Parlement européen récompense les films qui couvrent un ensemble de sujets à dimension européenne et promeuvent les valeurs européennes.

Synopsis : Sámi Blood se déroule dans les années 30 et raconte l’histoire de Marja, une Sami de 14 ans qui s’occupe de rennes et subit régulièrement des examens biologiques de nature raciste dans son pensionnat. Elle se met alors à rêver d’une nouvelle vie, mais elle va devoir devenir une autre personne.

C’est avec dynamisme, un franc-parler et une aisance qui lui est propre que M. Edouard Martin a répondu aux questions des 260 élèves du Lycée De La Salle à Metz présents lors du débat. Il est revenu sur son rôle de député européen, présenté les actions engagées au niveau européen sur les questions de migration, de protection des minorités et de la lutte contre le terrorisme. Dans un langage clair et accessible, il a su interpeller les jeunes dans leurs interrogations sur ces sujets.

Convainquant et convaincu du projet européen, il a rappelé l’importance qu’avait les élections européennes, pour construire ensemble l’Europe de demain. « Exprimez-vous sur l’Europe que vous souhaitez – allez voter ! » a-t-il insisté. « Posons-nous la question : que voulons-nous faire ensemble ? Parlons de l’Europe des citoyens, de l’Europe sociale pour lutter contre le nationalisme exacerbé » s’est-il exclamé haut et fort.

Au nom de du Lycée De La Salle et du Centre d’information Europe Direct Citoyens & Territoires Grand Est, nous le remercions sincèrement pour sa participation à ce ciné-débat.

Les extraits du ciné-débat sont disponibles sur le site du Centre d’information Europe Direct Citoyens & Territoires Grand Est : http://citoyensterritoires.fr/actus/retour-sur-le-cin%C3%A9-d%C3%A9bat-du-film-sami

 

L’accès à des droits sexuels et reproductifs pour les femmes, un droit souvent bien fragile, y compris en Europe!

À l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement le 28 septembre (précisons d’emblée qu’il s’agit d’une initiative plutôt nationale et française de l’ancienne ministre à la Santé Marisol Touraine mais suivie par d’autres États membres), des rassemblements ont été organisés à Paris et dans 25 villes françaises, mais aussi dans d’autres capitales dont Bruxelles à laquelle j’ai participé sous le slogan «les femmes décident».

Le droit à l’avortement est accessible à seulement 39.5% des femmes au monde et 25.5 millions d’IVG pratiqués dans le monde sont non sécurisées et conduirait à plus de 47 000 décès de femmes par an.

Ces chiffres sont évidemment inacceptables. Et ce sentiment de malaise que nous ressentons est renforcé par le fait qu’en Europe, on ne compte plus le nombre de pays qui réduisent comme peau de chagrin le droit d’accès à l’avortement: en Pologne, en Irlande, à Malte, il est juridiquement interdit ou limité et lorsqu’il est autorisé par la loi, l’accès à ce droit est en pratique de plus en plus impossible, c’est le cas de l’Italie avec la multiplication des objecteurs de conscience.

Par ailleurs, depuis l’ignoble décision du Président Trump de cesser de financer des organisations qui feraient selon lui « l’apologie de l’avortement », ce droit qui doit être universel est de plus en plus menacé.

Puisque le Président de la République française a fait de la défense des droits des femmes « une cause nationale » , nous attendons, au-delà des paroles symboliques un soutien financier aux organisations françaises, européennes et internationales, qui par leurs actions, continuent de protéger les femmes, toutes les femmes.

Pour signer l’appel, c’est ici:

http://mailchi.mp/pm/la-lettre-du-haut-conseil-legalit-entre-les-femmes-et-les-hommes-780193?e=e7c68b2701

A priori, en Europe, les femmes valent toujours moins que les hommes…

L’émancipation économique des femmes est un droit fondamental, tout travail égal mérite salaire égal.

À ceux qui n’auraient pas à cœur cette exigence démocratique, nous pouvons donner un nouvel argument, plus macroéconomique : l’autonomisation économique des femmes amplifie et dynamise la croissance économique européenne.

 

L’enlèvement d’Europe, Mosaïque du IIème siècle après JC, Musée de l’Arles antique, France.

 

Or, davantage sujettes au travail précaire, au retard de promotions, aux discriminations sexuelles et faute de politiques incitatives étatiques ou mesures entrepreneuriales de juste conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle (manque crucial en Europe de places en crèches), les femmes sont forcées de délaisser le marché de l’emploi.

Leur taux de participation sur le marché du travail est inférieur à 12% à celui des hommes, ce qui évidemment met en danger leur indépendance économique.

Lors du vote du rapport de ma collègue socialistes et démocrate suédoise Anna Hendt, nous avons obtenu de belles victoires.
La transparence dans les fiches de salaires sera exigée afin de lutter contre les discriminations sexuelles au travail.
Souvent, les femmes qui s’estimaient victimes d’une différence salariale avaient beaucoup de difficultés à prouver cette différence de traitements sans droit à l’information. C’était sa parole contre la parole de l’entreprise, détentrice des informations.

Des mesures concrètes de conciliation de la vie personnelle et professionnelle devront être prises, nous demandons un vrai congé paternité en Europe (10 États membres n’en ont toujours pas), un congé parental pris autant par les hommes que par les femmes et un congé maternité protecteur de la même manière partout en Europe.

 

Nous ne devons pêcher par ignorance ou négligence. Les hommes européens qui sont tout à fait en faveur de l’égalité entre hommes et femmes ne doivent pas se désintéresser du sort général des femmes. J’en appelle à mes collègues masculins et leur demande de cesser de considérer que la différence de traitement entre hommes et femmes est un problème de femmes.

J’aimerais nous y voir nous travailleurs, si nous étions par exemple moins payés en moyenne que les femmes; les organisations syndicales seraient vent debout et nous serions tous dans la rue… soutenus par les femmes !

3 Mars 2017 : Intervention à l’IUT Charlemagne de Nancy

Vendredi 3 Mars 2017, nous avons eu l’honneur de recevoir Monsieur Martin à l’IUT Charlemagne de Nancy.

En effet , dans le cadre de notre projet tutoré , il a accepté volontiers d’intervenir dans notre établissement afin de nous rencontrer , de répondre à nos diverses questions et de nous expliquer plus clairement son parcours ainsi que son rôle de député européen. Nous avons également abordé ensemble le sujet de l’accord économique CETA qui est au cœur de l’actualité.

Monsieur Martin a réussi à rendre cette conférence très enrichissante, sa façon d’être et sa sympathie ont beaucoup plu aux étudiants. Nous tenons à le remercier encore une fois pour sa disponibilité.