Archives de catégorie : En Bref !

Il ne suffit pas d’avoir des textes de lois, il faut aussi se donner les moyens financiers et humains de l’égalité entre femmes et hommes: signons l’appel!

 

Dans toutes les régions du monde, à des degrés divers, les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR) des femmes sont menacés. Une femme sur trois subit à un moment de sa vie des violences physiques ou sexuelles. Chaque année, dans les pays en développement, environ 300 000 femmes et jeunes filles meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, et 214 millions de femmes ont toujours un besoin non satisfait en contraception.
Or, ces droits sont une condition nécessaire à l’égalité entre les femmes et les hommes, puisqu’ils sont la première étape de  l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Tant que les DSSR de toutes ne seront pas garantis, l’égalité restera un objectif lointain. Les femmes et les filles n’ont toujours pas la possibilité de faire valoir leurs droits et de réaliser leur potentiel, uniquement parce qu’elles sont des femmes et des filles. Elles effectuent 66% du travail mondial et produisent 50% de la nourriture mais ne récoltent que 10% des revenus et ne détiennent que 1% des titres de propriété. Bien que les inégalités se réduisent légèrement depuis plusieurs décennies sous l’effet d’un travail sans relâche de certains gouvernements, de nombreuses associations et de membres de la société civile, des forces conservatrices n’hésitent aujourd’hui plus à remettre en question les droits humains et ralentissent les progrès en matière de droits des femmes. Elles risquent même de faire régresser la situation si les acteurs et actrices qui soutiennent l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes ne se mobilisent pas de façon plus intense et plus coordonnée.

Nous, citoyen-ne-s, organisations de la société civile, parlementaires, appelons le Président de la République française et l’ensemble du gouvernement à :

 

1. Financer massivement des politiques et des projets qui promeuvent les droits et la santé sexuels et reproductifs, pierre  angulaire des droits des femmes
• De façon urgente, la France doit consentir à un effort financier pour contrecarrer les effets désastreux du Global Gag Rule américain, en participant à des initiatives telles que She Decides et en augmentant son financement en faveur de UNFPA, agence onusienne spécialiste de ces questions.
• La France doit consacrer un budget significatif à la mise en œuvre de sa stratégie « L’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR) 2016-2020 », notamment pour développer la force de frappe de l’Agence Française de Développement.
• La France doit soutenir le paysage associatif français de défense des droits des femmes et plus particulièrement de défense des droits sexuels et reproductifs en augmentant le budget spécifique et transversal dédié à ces sujets.
2. Systématiser l’approche genre dans l’ensemble des politiques et des programmes
• Que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, la France  doit faire de l’égalité femmes-hommes un objectif transversal, l’approche genre permettant non seulement de faire avancer les droits des femmes, mais constituant aussi un puissant moteur de changement social.
• La France doit généraliser la budgétisation sensible au genre, comme préconisé par ONU Femmes, et doit allouer un soutien financier supplémentaire en faveur d’ONU Femmes.
• Plus spécifiquement, la France devra dédier un budget conséquent à la mise en œuvre de la future stratégie « Genre et Développement », attendue début 2018.
3. Défendre les droits des femmes dans toutes les relations diplomatiques
• La France doit user de son influence dans toutes les institutions internationales et onusiennes pour promouvoir les droits des femmes, quelle que soit la thématique évoquée, en premier lieu le développement durable.
• La France doit également mettre les questions de droits des femmes au cœur de ses relations diplomatiques bilatérales.
• Enfin, la France doit jouer un rôle de premier rang dans les instances traitant spécifiquement des droits des femmes, telles que la commission de l’ONU sur le statut des femmes (CSW) et la commission population et développement (CPD).

Ouragan Irma : l’Union européenne solidaire

(c) le Parisien

France, Pays-Bas, Royaume-Uni vont jusque dans les Petites Antilles touchées si durement par l’ouragan Irma. Ce sont donc des territoires de l’Union européenne qui ont été blessés par cet ouragan, il est donc normal que l’Union se mobilise via son centre de crise qui a pris de l’importance, pour mutualiser et coordonner l’analyse, la compréhension et les réponses à apporter au phénomène météorologique puis aux dégâts subis. Ce faisant, le centre de crise et de coordination veille aussi sur Haïti, qui est loin d’avoir les mêmes moyens techniques. (Source RFI)

Et puis, dans un deuxième temps, qui est celui du soin et de la reconstruction, l’Union européenne a aussi débloqué une aide d’urgence de 2 millions d’euros pour St Barthélémy et les deux parties (française et hollandaise) de St Martin comme elle l’avait déjà fait pour les tremblements de terre en Italie en 2016, via son fond de solidarité.

Lorsque l’urgence sera passée, il sera alors temps de faire appel au Fond européen pour le développement régional pour réinvestir dans ces territoires, certes éloignés, mais faisant partie intégrante de l’Union européenne.

Le 28 septembre, mobilisons-nous pour un droit d’accès européen à l’avortement sûr et légal !

Après le succès du vote du rapport porté par ma collègue Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy (voir vidéo) sur la ratification de la Convention d’Istanbul par l’Union européenne qui précise que le déni d’un avortement légal et sûr est caractéristique d’une violence faites aux femmes, ce sont maintenant des collectifs d’hommes et des femmes qui s’organisent partout en Europe pour se mobiliser le 28 septembre lors de la journée mondiale du droit d’accès à l’avortement.

Nous le savons, il ne faut pas baisser la garde.

On estime à 22 millions le nombre d’avortements à risque dans le monde et 1 femme trouve la mort toutes les 9 minutes en raison d’un avortement clandestin.

Ces chiffres glacent le sang. Et l’Europe ne fait pas nécessairement office de bon élève.

Trop souvent en Europe, certaines femmes qui souhaitent avorter se trouvent soit dans une impossibilité juridique (plusieurs États ne reconnaissent toujours pas l’avortement comme légal ou en réduisent les conditions d’accès) ou rencontrent des difficultés contextuelles (en Italie, par exemple, l’avortement que nous connaissons en France par voie médicamenteuse n’est pas autorisé et il y a de nombreux médecins objecteurs de conscience qui refusent de pratiquer des avortements car cela serait contraire à leur foi).

Ce n’est plus acceptable en 2017 en Europe que la défense effective des droits des femmes soit toujours reléguée après l’approfondissement du marché intérieur et de toutes ses libertés économiques.

mobilisation en solidarité avec les femmes polonaises, 2016

Ces collectifs demandent pourtant des choses qui tombent sous l’évidence : que le droit des femmes à disposer de leurs corps soit respecté dans tous les pays européens et que l’accès à un avortement sûr et légal soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et ait donc la même valeur juridique que les Traités européens.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, les droits à protéger des femmes devraient être une des premières préoccupations.

Pour signer : avortement-libre-en-europe@rezisti.org

SESSION PARLEMENTAIRE (JUILLET 2017) : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Du  3 au 6 juillet 2017, j’ai eu le plaisir de recevoir deux groupes au Parlement européen à Strasbourg :

Le 4 Juillet :  une délégation des enfants des conseils municipaux de notre communauté de communes Rhin Brisach dans le Haut-Rhin pour une rencontre et une visite-conférence.

Avec les enfants des conseils municipaux de la communauté de communes du Pays de Rhin-Brisach (68)

 

Le 6 Juillet : un groupe de salariés de l’entreprise Syndex pour une rencontre, une heure d’échange et une visite du Parlement européen.

SESSION PARLEMENTAIRE (JUIN 2017) : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Du  12 au 15 Juin 2017, j’ai eu le plaisir de recevoir plusieurs groupes au Parlement européen à Strasbourg :

Le 13 Juin : un groupe d’adulte de l’Association POURSUIVRE, « un mouvement d’éducation permanente et de recherche« , venant de Besançon (25) pour une rencontre et une visite-conférence.

Avec le groupe de l’Association POURSUIVRE de Besançon, le 13 Juin 2017 au Parlement Européen à Strasbourg

Le 14 Juin : j’ai également reçu un groupe de jeunes du Collège des Lacs de Clairvaux (10) pour une rencontre et une découverte du Parlement européen.

Le 15 Juin : j’ai reçu un groupe d’étudiants du Collège Camille Saint-Saëns de Chaumont (52) pour une visite du Parlement européen en marge de laquelle nous avons pu échanger pendant près d’une heure sur le fonctionnement des institutions européennes.

Avec les élèves du collège Camille Saint-Saëns de Chaumont (52), le 15.06.2017