Archives de catégorie : En Bref !

SESSION PARLEMENTAIRE (Novembre 2018) : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Le 13 Novembre 2018, lors de la session plénière, j’ai eu le plaisir de recevoir deux groupes au Parlement européen à Strasbourg : le premier venant du Lycée Germaine Tillion de Montbéliard, et le second venant du Collège des Hauts de Penoy accompagnés de l’Association Jeunes & Cité de Vandoeuvre-Lès-Nancy.

© Avec les élèves du Collège des Hauts de Penoy et l’Association Jeunes et Cité de Vandoeuvre-Lès-Nancy (54)

© avec le groupe du Lycée Germaine Tillion de Montbéliard

 

Budget 2019 : l’impasse budgétaire, rendez-vous annuel de l’Union

Comme chaque année, le Parlement se prononçait ce midi sur le mandat de négociation du Parlement européen pour la conciliation budgétaire avec le Conseil. Et comme chaque année, face à la proposition de la Commission, il a refusé de se trouver écartelé entre d’un côté les priorités européennes croissantes, et de l’autre des moyens budgétaires limités et déjà largement consommés.

Alors bien sûr, le Parlement s’est accordé pour rétablir toutes les coupes proposées par le Conseil et avancer quelques rallonges budgétaires, ce dont il faut se féliciter. Au premier rang d’entre elles, saluons 580 millions d’euros supplémentaires au bénéfice de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes, ce qui était bien le minimum alors que le chômage des jeunes européens culmine toujours à 15%.

Mais ces quelques victoires n’effacent pas le sentiment général de colère face à l’impossible équation qui nous est une fois de plus soumise. Nous ne voyons pas la fin de ce Cadre financier pluriannuel 2014-2020 inadapté et sous-dimensionné. Dépassé par les événements, il ne permet pas de répondre à l’ensemble des priorités européennes et maintient l’Europe dans la précarité budgétaire.

Au moment où la bataille pour le prochain Cadre financier pluriannuel bat son plein, c’est l’avenir financier de l’Union qui se dessine. Nous serons intraitables dans toutes les négociations budgétaires qui s’annoncent, tant pour le Budget 2019 que pour le Cadre financier. Le Parlement doit montrer qu’il n’est pas une chambre d’enregistrement validant les comptes d’apothicaires des États. Emmanuel Macron et ses homologues européens pourraient prochainement le comprendre : l’austérité budgétaire européenne n’a que trop duré, qu’il s’agisse du budget de l’Union ou du TSCG.

SESSIONS PARLEMENTAIRES D’OCTOBRE 2018 : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Du 1er au 4  et du 22 au 24 octobre 2018, j’ai eu le plaisir de recevoir plusieurs groupes au Parlement européen à Strasbourg :

Le mardi 2 Octobre, j’ai eu le plaisir de rencontrer un groupe du Lycée Notre-Dame de Peltre (57).

Le jeudi 4 octobre, accueilli un groupe du l’Association Jeunes et Cité de Vandoeuvre accompagné d’élèves du collège Haut-de-Penoy de Vandoeuvre-Lès-Nancy au Parlement européen de Strasbourg.

©Le groupe de l’association Jeunes&Cité de Vandoeuvre, accompagné des élèves du Collège Haut-de-Penoy de Vandoeuvre

Le mardi 23 Octobre, j’ai reçu au Parlement européen de jeunes élus : le conseil municipal des jeunes de la commune de Rosselange en Moselle, accompagnés d’une partie du Conseil Municipal.

© Union Européenne 2018 – le 23.10.2018, avec les jeunes élus du conseil municipal des jeunes de Rosselange 
© Union européenne 2018 – Le 23.10.2018,  avec les élus des Conseils Municipaux de Rosselange

Le mercredi 24 octobre, c’est un groupe de la Mairie d’Etupes que j’ai eu le plaisir d’accueillir à Strasbourg.

 

SESSIONS PARLEMENTAIRES (MAI & JUIN 2018) : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Du 28 au 31 mai et du 11 au 14 Juin 2018, j’ai eu le plaisir de recevoir plusieurs groupes au Parlement européen à Strasbourg :

Le mardi 29 mai, j’ai accueilli un groupe du Lycée Notre-Dame de Strasbourg au Parlement européen.

Le mercredi 30 mai, j’ai rencontré 4 groupes : un groupe de Thionville, un groupe de l’association Avicenne venu de Mont-Saint-Martin, des élèves du Lycée Joliot Curie de Reims et un groupe de la ville d’Essey-les-Nancy.

Le jeudi 31 mai, j’ai reçu un groupe du lycée Camille Saint-Saens de Chaumont.

Le mardi 12 Juin, j’ai eu le plaisir d’accueillir deux groupes de scolaires. Un groupe du Lycée Notre-Dame de Strasbourg ainsi qu’une classe du Lycée Docteur Koeberlé de Sélestat.

©European Union 2018 – Groupe du Lycée Docteur Koeberlé de Sélestat, le 12 Juin 2018 au Parlement Européen (Strasbourg)

 

« L’Europe ne peut être une Europe offerte ! »*

*Jean-Claude JUNCKER, Président de la Commission Européenne

 

C’est la déclaration du Président de la Commission Européenne avant le discours du Président de la République Française Emmanuel Macron devant les eurodéputés à Strasbourg le 17 avril 2018.

Etonnement, l’un n’a pas répondu à l’autre qui, lui, ne se donne pas vraiment les moyens, contrairement à ses déclarations, de ne pas offrir l’Europe à ses concurrents. Alors, si étonnant que ça ? Il faut croire qu’entre les déclarations d’intention et les actes il y a un fossé. La preuve avec le secteur de la sidérurgie qui est en phase d’un rebattement majeur des cartes avec le rachat d’Ilva (Italie) par ArcelorMittal. Constatant une position dominante, contraire aux règles européennes, de ce dernier dans le secteur des aciers galvanisés pour l’automobile, la Commission Concurrence l’oblige à se séparer d’un certain nombre d’actifs. Et les annonces du sidérurgiste sont pour le moins étranges, elles aussi, puisqu’il propose de céder 6 sites essentiellement basés à l’Est et au Nord de l’Europe alors qu’il domine plutôt le Sud. Mais passons. Ces cessions vont certainement faire entrer de nouveaux opérateurs sur le marché européen et au vu de la cartographie des potentiels repreneurs ils seront ou seraient des industriels non européens (russes ? chinois ? autres ?). Et c’est là où les non réponses de Juncker et Macron sont étonnantes et surtout inquiétantes.

En effet, avec cette décision l’Europe des Etats (ce sont eux qui ne veulent pas changer les règles de la concurrence) offre une industrie importante sur un plateau en argent à une concurrence qui, elle, n’a pas les mêmes contraintes ni accepte les règles d’une économie de marché. Cette Europe interdit la naissance de champions européens pourtant nécessaire pour lutter à « armes égales » contre les géants mondiaux. Sous couvert d’empêcher les monopoles néfastes pour les clients, c’est vrai mais pas pour tous, la Commission éclate un secteur déjà fragilisé par une concurrence mondiale très agressive. Surtout après les déclarations de guerre économique de Trump. Alors messieurs les présidents ?

« Je veux construire une souveraineté européenne qui protège les citoyens », a déclaré le Président de la République après l’intervention de Jean Claude Juncker ? Mais qui les protège de qui ? De quoi ? Certainement pas de la doxa libérale défendue par l’un et par l’autre. Sinon l’un et l’autre se battraient pour ne pas offrir l’Europe et pour que cette souveraineté protège aussi les travailleurs de l’industrie de l’acier. Sinon tous les deux auraient poussé fort pour le changement des règles européennes de la concurrence. Ils en ont les moyens et la légitimité.