Archives de catégorie : Dans les médias

La désindustrialisation française se poursuit – Édouard Martin / France Info

Fusion Alstom-Siemens : « Les garanties dont se gargarise Bruno Le Maire sont des garanties de perlimpinpin »

Le gouvernement français a assuré, mercredi, que la fusion entre Alstom et Siemens se ferait entre égaux et sans effet sur l’emploi pendant quatre ans. Pour Édouard Martin, député européen socialiste, « ces garanties sont des garanties de perlimpinpin ».

 

Invité de franceinfo, mercredi 27 septembre, Édouard Martin, député européen socialiste, a annoncé que les garanties du gouvernement, qui soutient que la fusion entre Alstom et Siemens se ferait entre égaux et sans effet sur l’emploi pendant quatre ans, ne seraient pas respectées.

« La France laisse la main libre aux Allemands »

« Le gouvernement nous dit qu’on échappe aux mastodontes chinois. On n’échappe à rien du tout. Les garanties, dont se gargarise Bruno Lemaire [secrétaire d’état aux Affaires Européennes], sont des garanties de perlimpinpin. Cela ne vaut absolument rien », a regretté l’ex-syndicaliste de l’usine ArcelorMittal de Florange. Il n’y a pas d’actionnaire français dans ce nouveau conglomérat. La France se retire et laisse la main libre à Siemens, et donc, aux Allemands. »

« La désindustrialisation française se poursuit »

« Siemens a déjà la main sur Alstom, donc c’est Siemens qui absorbe Alstom, a lancé l’eurodéputé. Cela me rappelle Lafarge-Holcim : les Suisses ont très vite changé le capital et Holcim a pris la main sur Lafarge, qui aujourd’hui est une entreprise suisse. La désindustrialisation française se poursuit », a estimé Édouard Martin.

« Si mariage il y a, comme certains se plaisent à le dire, c’est un mariage forcé », a-t-il ajouté. L’alliance Alstom et de Siemens a été officialisée mardi soir. Le groupe allemand entre au capital du Français à hauteur de 50%. Le groupe sera coté en France et son siège sera installé en région parisienne.

[Source / copyrights : France Info]

 

L’indécent transport des animaux vivants – Tribune – La Croix

Plusieurs millions d’animaux subissent en Europe d’effroyables conditions de transport et d’abattage en violation flagrante de la législation.

Le transport d’animaux vers les abattoirs peut être très long

Le transport d’animaux vers les abattoirs peut être très long /
Crédit CIW FRANCE

Différents reportages et vidéos réalisées par des associations et ONG illustrent les effroyables conditions de transport des animaux au sein de l’Union européenne souvent à destination de pays tiers. Des rapports glaçants le confirment : ils font état d’animaux abandonnés pendant plusieurs jours, sans soins, sans espace, sans eau, ni nourriture. Ils sont entassés dans des camions en plein soleil, bloqués aux frontières ou en mer dans des cargos vétustes et inadaptés, avant de poursuivre un périple parfois de plusieurs milliers de kilomètres.

À cela s’ajoutent fréquemment pour les exportations hors de l’Union Européenne, d’insupportables conditions d’abattage à l’arrivée, en l’absence d’un cadre juridique de protection des animaux.

Un commerce d’animaux vivants insoutenable et inacceptable

Les sociétés civiles française et européenne se sont mobilisées via la campagne #StopTheTrucks (Arrêtons les camions) qui a recueilli à travers l’Europe plus d’un million de signatures. Elle dénonce le fait que les normes européennes encadrant les conditions de transport sont très fréquemment ignorées et violées. La Cour de justice de l’Union européenne a pourtant rappelé que la législation européenne s’applique durant l’ensemble du transport, jusqu’au point d’arrivée, y compris donc au-delà des frontières de l’Union. L’an dernier, plusieurs ONG ont démontré que 70 % des camions inspectés à la frontière bulgare ne respectaient pas la législation européenne, et pour les camions transportant des animaux français, ce chiffre monte à 89 % (1). Cet été, une enquête sur le transport maritime des animaux a également démontré que les cargos utilisés n’auraient jamais dû être agréés par les autorités françaises et européennes (2).

 

Bien-être animal, « le plus préoccupant est l’élevage en cages »

Pourtant, la volonté de la filière et du gouvernement français est claire : toujours plus d’export d’animaux vivants. Emblématique de cette situation, et malgré l’opposition quasi unanime, une ferme de 4 000 bovins, exclusivement destinés au grand export, est en cours d’instruction par les services de l’État en Saône-et-Loire, avec pour capacité moyenne de préparer à l’exportation hors de l’Union Européenne près de 30 000 bovins chaque année. N’avons-nous pas d’autres options que d’envoyer nos animaux vivants sur des milliers de kilomètres ? Qui en tire profit ? Ni les animaux, ni même les éleveurs…

Nous ne devons plus fermer les yeux sur cette exploitation animale, indigne, qui détériore un peu plus chaque jour notre rapport au monde et au vivant.

L’intergroupe au Parlement européen sur la défense de la condition animale a interpellé la France pour qu’elle soutienne la demande formulée par six États-membres de l’Union Européenne qui voulaient une amélioration de la législation européenne et des eurodéputés ont demandé au président de la Commission européenne d’intervenir pour faire respecter le droit européen.

L’inaction ne peut être tolérée plus longtemps.

La mobilisation citoyenne avance : les traités européens reconnaissent les animaux comme des êtres sensibles, la prise de conscience de la souffrance animale progresse, certaines pratiques inadmissibles envers les animaux sont rejetées.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée Internationale de mobilisation contre les longs transports d’animaux vivants, la transparence doit être faite aux niveaux européen et national sur le respect des lois applicables aux conditions de transport des animaux. Le Parlement européen et la Commission, garants d’une Union européenne respectueuse des lois et du droit, doivent se saisir sérieusement de cette question. Le Parlement doit créer une commission d’enquête sur ces pratiques au sein même de l’Union, mais également à ses frontières et au-delà, en veillant au respect par les pays tiers des dispositions prévues pour le transport par la législation européenne et à défaut en interdire l’exportation.

Signataires :

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux ;
Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France ;
Pascal Durand, eurodéputé, vice-président de l’intergroupe sur le bien-être animal ;
Brigitte Gothière, co-fondatrice de L214 ;
Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA (Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs) ;
Frédéric Lenoir, philosophe et président de l’association « Ensemble pour les animaux » ;
Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot ;
Edouard Martin, eurodéputé ;
Younous Omarjee, eurodéputé ;
Laurence Parisot, vice-présidente de l’Ifop et ancienne présidente du Medef ;
Ghislain Zuccolo, directeur général de Welfarm.

Un boulevard ouvert à la fraude aux licenciements économiques

par Edouard Martin et Joël Decaillon

(c) EESC

 

Le gouvernement socialiste avait dans la loi El Khomri de 2016 finalement accepté de considérer le groupe multinational d’entreprises comme le périmètre pertinent d’appréciation du caractère économique des licenciements collectifs en retirant la référence aux frontières françaises comme espace économique pertinent. Certains y voyaient un recul, la majorité une preuve d’intelligence qui correspondait à la réalité de la mondialisation économique et financière dans laquelle s’inscrit pleinement l’économie française. Chaîne de valeur au niveau européen voire mondial, spécialisation et concentration des unités de production dans un même pays, prix de transfert entre entités d’un même groupe, internationalisation des unités de gestion et de pilotage de l’activité et des résultats, optimisation fiscale, brefs dans l’industrie manufacturière et dans les services aux entreprises la référence nationale est complètement dépassée, par une dimension européenne voire mondiale.

Or il est pour le moins baroque et pour tout dire incompréhensible d’un point de vue économique et social que le projet d’ordonnance revienne à la définition initiale.

Pour évaluer la validité des licenciements économiques collectifs en France, les syndicats  et les salariés devront se référer exclusivement aux réalités françaises des réalités économiques et stratégiques de leurs entreprises « sauf fraude » comme le précise le projet d’ordonnance présentée le 1er septembre 2017 par le gouvernement Philippe (ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail : Titre II : dispositions relatives au licenciement pour cause économique).

D’où l’importance  de la définition de la fraude en cas de licenciements collectifs

Sera t- il considéré comme frauduleux de localiser les bénéfices dans d’autres pays que la France pour une activité et un marché localisés en France à l’instar des Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA) que le même gouvernement veut soumettre à l’impôt ?

Sera t- il considéré comme frauduleux d’organiser la faillite économique de la filiale française alors que l’ensemble du groupe va pour le mieux dans des activités qui sont identiques ?

Sera-t-il demandé à chaque entreprise multinationale de définir dès la publication de la loi la référence du secteur économique pertinent pour ses activités en France afin que les syndicalistes de l’entreprise puissent suivre l’activité et les résultats de leur travail et ainsi anticiper si nécessaire les difficultés et les risques de licenciements ?

On ne fera pas injure au gouvernement de lui proposer des cours d’économie industrielle mais plutôt de ne plus accepter aveuglément des propositions des entreprises multinationales qui dans l’euphorie des lobbyistes à obtenir tout et n’importe quoi aboutissent à des non-sens qui seraient comiques s’ils ne participaient directement à la désindustrialisation du territoire français

Si nous encourageons toute déclaration du gouvernement français en faveur de l’harmonisation des conditions de travail et de rémunération des travailleurs détachés en Europe, il est très probable que cette nouvelle loi aboutisse à l’exact contraire en évaluant la pertinence économique des licenciements par découpage du territoire européen en autant de secteurs économiques nationaux imaginaires.

Dans L’Humanité

Non, ce n’est pas vous le problème !

Au lendemain de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et de la transphobie, le Parlement européen a voté une résolution sur la mise en œuvre des lignes directrices du Conseil relatives aux personnes LGBTi qui fait suite à l’urgence dans laquelle se trouve plus d’une centaine d’hommes en Tchétchénie qui subissent les plus horribles persécutions.

C’est parce qu’ils sont supposés ou avérés étant homosexuels que ces hommes sont délibérément ciblés par les forces de police et de sécurité à la demande du chef de l’État Monsieur Kadyrov, puis emprisonnés; puis torturés.

C’est par crainte de représailles que ces victimes s’abstiennent le plus souvent de demander justice.

Ces hommes et ces femmes sont particulièrement vulnérables en raison de l’attitude extrêmement homophobe de la société tchétchène mais ils risquent également d’être victimes de crimes d’honneur perpétrés par leurs proches.

Ce sont des hommes et des femmes à qui on nie l’existence.

Dans un premier temps, il s’agit de survie. Les États européens ont la responsabilité de faciliter la délivrance de visas d’urgence.

L’Europe doit être une terre d’asile pour les homosexuels tchétchènes traqués, torturés et assassinés par le régime de Ramzan Kadyrov.

Dans un second temps, les organisations internationales de protection des droits de l’homme doivent être autorisées à mener une enquête crédible sur ces crimes présumés.

J’ai souhaité partager ici avec vous la tribune rédigée par SOS homophobie, Agissons ensemble pour ne pas accueillir nos enfants dans une société homophobe : 

« Agissons ensemble pour ne pas accueillir nos enfants dans une société homophobe.

SOS homophobie en appelle aujourd’hui à la responsabilité de tou-te-s pour que grandissent les droits et les libertés d’être, de vivre et d’aimer.

Triste et malheureux constat: après deux années consécutives de baisse des témoignages, les LGBTphobies progressent à nouveau en 2016 avec une augmentation de 19,5 % des témoignages reçus par SOS homophobie. Les personnes trans sont parmi les premières victimes de cette hausse (+76% de témoignages). La haine envers les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes (LGBTI) persiste, s’amplifie et s’ancre toujours aussi profondément dans notre société.

Si Internet reste le lieu le plus propice au développement de la parole homophobe et transphobe (22,5% des témoignages), le climat d’homophobie et de transphobie, alimenté par la banalisation des discours de haine envers les personnes LGBT, est palpable dans toute la société française.

L’homophobie quotidienne, subie dans le contexte familial et dans l’entourage proche, dans les lieux publics, à l’école ou au travail, demeure très importante (60% des témoignages).

Comment comprendre une telle situation?

Au cours des dernières années, les libertés et les droits des personnes LGBTI ont fortement progressé en France à l’exemple de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, de l’amorce de la simplification du changement d’état civil pour les personnes trans ou encore de l’introduction de la lutte contre l’homophobie dans les programmes scolaires. Toutes ces avancées ont donné lieu à l’expression d’une violence extrême envers les personnes LGBTI, malheureusement tolérée, et même relayée. Les discours qui tendent aujourd’hui à remettre en cause ces droits alimentent cette haine. La tolérance de l’inacceptable légitime et donne toute sa force à la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie.

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins, à l’un de ces moments où l’histoire hésite. A un moment où les discours extrêmes gagnent du terrain. Dans quelle société souhaitons-nous vivre et accueillir nos enfants? Une société dans laquelle la haine d’autrui est tolérée voire encouragée? Une société uniforme, dans laquelle toute différence est suspecte? Une société dans laquelle l’altérité est vécue comme une menace? Un autre choix est possible: celui d’une société respectueuse, ouverte et inclusive.

Face à l’homophobie et à la transphobie, SOS homophobie en appelle aujourd’hui à la responsabilité de tou-te-s pour que, dans notre société, grandissent les droits et les libertés d’être, de vivre et d’aimer, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.

Les combats d’arrière-garde contre les droits et les libertés des personnes LGBTI, les promesses non tenues, les hésitations à reconnaître les lesbiennes, les gays, les bi-e-s, les trans et les intersexes comme des citoyen-ne-s à part entière font le jeu de la haine. N’oublions pas que chaque mot, chaque acte qui excuse, légitime, banalise ou encourage l’homophobie rend celui ou celle qui le prononce, celui ou celle qui le commet, à la fois complice des violences que subissent les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes, et coupable de construire une société de violence et de haine. Quand toutes les enquêtes d’opinion montrent que la population française approuve très largement l’avancée des droits des personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes, combien de temps encore cédera-t-on au bruit d’une minorité dont les valeurs d’exclusion et d’intolérance s’opposent aux valeurs républicaines?

Le temps des responsabilités est le temps de l’action. Nous espérons aujourd’hui une politique juste et ambitieuse de lutte contre les LGBTphobies. Elle exige une volonté politique sans faille; elle impose de prendre des mesures concrètes et justes. Elle implique l’action de toutes et tous, de toutes nos institutions. La DILCRAH, première entité publique de l’histoire de France dédiée à la lutte contre la haine anti-LGBT, a tout son rôle à jouer. Sans attente inutile, faisons de la mise en place d’un changement d’état-civil entièrement libre et gratuit pour les personnes trans, de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, de la reconnaissance de la diversité des modèles familiaux, des réalités.

René Char écrivait: « Il n’y a que deux conduites avec la vie: ou on la rêve ou on l’accomplit ». Que la responsabilité soit aujourd’hui prise d’agir avec espérance, force et détermination contre les LGBTIphobies, d’accomplir pleinement la promesse républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité pour les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes. »

Source de cette tribune:

http://www.huffingtonpost.fr/melina-loupia/si-nous-ne-voulons-pas-accueillir-nos-enfants-dans-une-societe-h_a_22086922/

 

TRIBUNE : Relancer un dialogue social européen en panne

Joël Decaillon et Edouard Martin  – 05/04/2017

 

Il y a soixante ans, le traité de Rome entendait engager un processus d’égalisation dans le progrès des conditions de vie et de travail. En 1992, le « protocole social » associé au traité de Maastricht avait de plus institutionnalisé le dialogue social à l’échelle de l’Union accordant ainsi aux partenaires sociaux le droit de créer du droit européen. A ses débuts, il avait abouti à trois accords-cadres transformés ensuite en directives. Mais par la suite aucun accord n’avait plus pu être conclu pendant de longues années.

En avril 2012, un accord-cadre sur la santé et la sécurité des salariés avait cependant été signé dans le secteur de la coiffure. Mais la Commission européenne et le Conseil ont alors refusé de le transposer sous forme de directive sonnant ainsi le glas de ce processus législatif original.

Après 2008, nous avons même assisté avec la crise à la remise en cause de la liberté de négociation, du droit du travail et de la hiérarchie des normes dans les pays baltes, en Pologne, en Irlande et dans les pays d’Europe centrale ou encore d’Europe du Sud. Tandis que la directive sur les travailleurs détachés, vidée de son sens jusqu’au contre-sens, couvrait tous les abus dans le bâtiment et le transport. Refondée, celle-ci pourrait pourtant devenir le prototype d’un droit social européen progressiste basé sur l’égalité de traitement des travailleurs.

Notre histoire future ne saurait résulter de la sélection darwinienne que la globalisation financière imposerait à tous. Après le Brexit sanctionnant ces impasses et renoncements, le moment est venu de mettre en place un cadre politique de négociation sociale efficace au niveau de la zone euro.

Il s’agit ainsi de mieux prendre en compte la segmentation croissante du salariat en élargissant le champs d’application du droit social à toutes les formes de contrat pour autrui, de démystifier la réduction du temps de travail qui s’opère partout de façon sauvage par l’usage du temps partiel et l’extension de la précarité, de rendre effectifs les droits à la vie familiale et sociale en s’inspirant des pays scandinaves, d’adapter les niveaux pertinents de négociation à l’évolution des chaînes de valeur, de garantir la continuité des trajectoires professionnelles… Bref, de concevoir une transition « éco-sociale » associant révision écologique des cycles productifs, stabilité macroéconomique gouvernée, flexi-sécurité et plus grande cohésion sociale.

Joël Decaillon est ancien secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des syndicats (CES), ancien responsable des questions européennes à la CGT, membre de Lasaire (Laboratoire social d’actions, d’innovations, de réflexions et d’échanges)

Edouard Martin est député européen, ancien délégué syndical CFDT d’Arcelor-Mittal

 

Retrouver l’article sur internet : http://www.alternatives-economiques.fr/relancer-un-dialogue-social-europeen-panne/00078321