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Industrie Européenne : il y a urgence à défendre nos emplois !

 

« Bonjour,

L’actualité d’Alstom Belfort et Caterpillar Belgique nous amène à remettre dans le débat une énième résolution européenne qui demande en urgence à la Commission de se doter d’instruments de défense de nos industries.

Les Socialistes et Démocrates européens exigent de l’Europe de revoir la définition des marchés pertinents géographiques. L’économie est mondiale et nous devons permettre les coopérations entre entreprises européennes pour faire face notamment à des mastodontes chinois.

Nous appelons à légiférer sur l’obligation des multinationales à rechercher un repreneur lorsqu’il y a fermeture de site, l’obligation de revitaliser et dépolluer les friches industrielles afin de redynamiser les bassins d’emploi. Faire que l’anticipation des choix stratégiques des entreprises se fassent en concertation avec les organisations syndicales et les travailleurs. Enfin, lutter contre l’évasion fiscale qui exacerbent les concurrences déloyales entre les pays y compris au sein de l’Union européenne. Mettre en place des mesures d’ajustement carbone aux frontières de l’Europe pour éviter le moins-disant environnemental et social. Enfin, nous décrétons un plan d’urgence pour que l’Europe maintienne son Industrie et permettre ainsi la voie de la réindustrialisation.

Il est temps maintenant que la commission en finisse avec les discours et passe aux actes il y a urgence à défendre nos emplois ! »

Lancement au Parlement européen du groupe d’action Statut d’économie de marché à la Chine

 

Lien vers la contre consultation publique :

www.MesChinaWhyNot.eu

 

Accorder le statut d’économie de marché à la Chine, c’est fragiliser économiquement l’Europe. Persévérer dans cette erreur, c’est prendre le risque de faire imploser l’Union.

La Chine n’est pas une économie de marché. Elle ne remplit qu’un des cinq critères requis pour prétendre à ce statut. Elle a choisi une stratégie de dumping qui ravage déjà les industries européennes.

 

S’opposer à la reconnaissance du statut d’économie de la Chine

 Avec mes deux collègues Emmanuel Maurel (S&D, FR) et David Borrelli (EFDD, IT) nous avons été les premiers à nous saisir de cette question, en mobilisant un réseau de soutien au Parlement européen.

Appelé groupe de pression et ayant vocation à être transpartisan et multi nationalités, nous sommes déjà une soixantaine de députés européens membres de ce groupe.

Pour la première fois, ce groupe s’est réuni à Strasbourg le mercredi 9 mars.

Le sujet est d’importance: loin d’être anecdotique ou procédurale, une telle décision empêcherait la Commission européenne d’opposer des mesures anti-dumping aux produits chinois. Ces derniers sont pourtant vendus à des prix injustement bas grâce aux subventions massives dont ils font l’objet et à la course au moins-disant social et environnemental à laquelle se livrent les autorités chinoises.

Des centaines de milliers d’emplois industriels sont menacés. Ce n’est pas un hasard si ni les États-Unis, ni le Canada, ni le Japon n’ont l’intention de s’engager sur une voie si périlleuse…

action group mes china

L’Europe n’a pas vocation à devenir l’idiot du village planétaire

 Dans ce débat, c’est une certaine idée de l’Europe qui est en jeu. Les salariés, les consommateurs,  se détourneront de l’Union si elle s’avère incapable de les protéger. Plus que jamais, l’Europe doit imposer des règles dans le commerce international. Plus que jamais, elle doit promouvoir une certaine idée de la mondialisation.

Il faut être naïf pour croire que les concessions faites aux chinois les encourageront, à terme, à se réformer. Il faut être cynique pour parier que la disparition de pans entiers de l’économie  européenne est la condition pour le développement d’autres secteurs.

 

C’est la raison pour laquelle le groupe d’action MES Chine a décidé de lancer une contre-consultation publique sur la question de l’attribution du statut d’économie de marché à la Chine.

Cette contre-consultation, ouverte du 16 mars au 1er mai 2016, se propose d’explorer les angles morts de la consultation publique de la Commission européenne, en recueillant des analyses et témoignages sur toutes les options qui peuvent être mises sur la table.

La contre-consultation ne se cantonne pas à l’analyse des implications économiques d’une telle décision, mais aussi à ses effets sociaux et environnementaux.

C’est le temps de faire entendre votre voix !

Ce débat n’est pas technique, il est éminemment politique: c’est l’avenir de l’industrie européenne, de l’emploi industriel, mais aussi de notre modèle social et environnemental, qui se joue.

 

Reconnaissance du statut d’économie de marché à la Chine

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L’éventuelle attribution, par l’Union européenne, du statut d’économie de marché (SEM) à la Chine ébranle l’univers industriel européen : si la Commission européenne s’engageait sur une telle voie, plus de 3 millions d’emplois pourraient se retrouver en danger immédiat sur notre continent.

Le constat est tel que les surcapacités chinoises et les déviations monétaires ont un effet fortement dépressif sur les prix de l’acier en Europe comme dans le monde.

Les exportations chinoises augmentent fortement et pourraient à terme éliminer toute production européenne d’acier et de métaux de base en général.

La non reconnaissance du statut économie de marché à la Chine m’intéresse alors en premier lieu car il pourrait, en l’absence d’instruments de défense commercial efficaces, mettre à mal notre précieux savoir-faire industriel européen.

Ne l’oublions pas, une industrie structure et fait vivre un territoire entier.

L’activité industrielle créé du vivre ensemble.

Prenons un exemple suffisamment évocateur pour tout le monde. J’aime beaucoup le football international et dans l’exercice de ce sport, je n’ai jamais vu une équipe être dispensée de respecter les règles sportives internationales, une équipe obtenir un passe-droit.

En matière commerciale, il doit en être de même. Chaque acteur doit être soumis aux mêmes règles.

Je souhaiterais savoir s’il ne s’agit pas de dumping, comment la Chine peut-elle produire une tonne de coil moins chère qu’une tonne de ferrailles, c’est à dire dire la matière première nécessaire à sa production?

Sortons de l’idée que ce débat est complexe et technique et revenons à l’essentiel. L’Europe doit être la solution, nous devons imposer notre modèle social, environnemental et fiscal en matière commerciale.

china

La Chine aujourd’hui ne remplit pas les critères lui permettant de prétendre à ce statut d’économie de marché.

Ce sont les conclusions de la conférence que j’ai co-organisé le 12 janvier avec mes collègues Emmanuel Maurel et David Borrelli où étaient également présents un avocat en droit des affaires, un économiste, un syndicaliste et un représentant industriel.

Les prises de parole étaient unanimes et cette conférence a connu un large succès qui démontre que le débat est enflammé et passionné.

Les représentants des travailleurs m’ont fait état de leur profonde inquiétude quant au devenir de leur emploi si l’union européenne reconnaissait le statut d’économie de marché à la Chine.

Une mobilisation est d’ailleurs organisée sur cette question à laquelle je me joindrais en amont du conseil européen des 17 et 18 février.

Ne soyons pas dupes, n’ayons pas peur de nos actions, il s’agit ici de courage et de volonté politique dont il est nécessaire.

Ne soyons pas les meilleurs élèves et même plus de l’OMC.

Les américains n’accorderont pas de manière automatique le statut d’économie de marché à la Chine, le Canada s’est rétracté en raison des risques avancés, quel serait alors notre intérêt à nous, citoyens de l’union européenne à part faire primer l’orthodoxie juridique sur les réalités concrètes?

La commission européenne avant de se prononcer a enfin commandé à ses services une étude d’impact économique et social du coût de la reconnaissance de ce statut pour l’Europe.

Cette étude d’impact nous sommes plusieurs députés à la demander depuis quelques mois déjà.

2016 sera une année d’extrême vigilance et de mobilisation sur cette question.

Nous nous ferons entendre contre cette reconnaissance de statut de marché à la Chine.

Statut d’économie de marché de la Chine : Chaud devant !!

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L’année 2016 qui s’ouvre dans quelques jours sera marquée par un débat fondamental pour l’avenir de l’industrie manufacturière française et européenne: il s’agit de l’octroi (ou non) du statut d’économie de marché à la Chine. Derrière ce libellé qui peut sembler lointain ou technique, il faut bien mesurer que l’impact d’une telle décision serait énorme pour les producteurs européens.

Lorsque la Chine a fait son entrée à l’OMC en 2001, son protocole d’accession mentionnait décembre 2016 comme date butoir pour réexaminer le statut de ce pays aux yeux de ses partenaires commerciaux: être ou ne pas être une économie de marché, telle est la question!!

Car de là découlent les possibilités de défense commerciale de ses partenaires commerciaux, lesquelles constituent un élément clé du dispositif pour garantir une relative équité entre producteurs européens et exportateurs chinois. Octroyer de façon unilatérale le statut d’économie de marché à la Chine, ce serait nous priver encore un peu plus d’instruments de défense commerciale dont nous avons toujours besoin et qui en vérité ne sont déjà pas à la hauteur. L’actualité de la sidérurgie en est d’ailleurs un exemple cruel: alors que nous avons encore en principe la possibilité de prendre des mesures antidumping conséquentes, nous avons déjà la plus grand mal à faire face à l’inondation du marché européen par les aciers chinois, qui à force de casser les prix finissent par casser les reins de leurs concurrents sur le sol européen. C’est de davantage de protection dont nous avons besoin, pas moins!!

D’autant que pour revenir sur le fond de la question, il est très clair que la Chine est loin de remplir les critères de ce qu’on entend par « économie de marché ».

A l’échelle de l’Europe, la seule étude disponible à ce jour évalue les destructions d’emplois entre 1,7 et 3,5 millions (dont 75% d’emplois industriels) si la Chine devait se voir reconnaître ce statut. J’ai déjà eu l’occasion d’alerter l’opinion à plusieurs reprises sur les risques encourus, en particulier par une tribune dans les Échos signée conjointement avec Emmanuel Maurel le 30 octobre dernier. J’ai également fait adopter à une large majorité un amendement sans équivoque sur ce point dans mon rapport sur les métaux de base, adopté mercredi.

Dès janvier, la pression va encore monter d’un cran. En effet la Commission et les États-membres vont devoir commencer à se positionner plus clairement qu’ils ne l’ont fait par le passé. Le Parlement européen aura aussi son mot à dire. Je contribuerai au débat public et à cette pression politique en organisant une réunion d’information et de mobilisation au Parlement européen le 12 janvier, avec un collectif d’eurodéputés émanant de groupes politiques différents mais unis autour de ce combat.