Archives de catégorie : Commission Droits de la femme et Egalité des genres (FEMMà

Un grand pas dans le combat contre les violences faites aux femmes

Bravo à ma collègue Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy pour le travail qu’elle a fait en tant que rapporteure de ce projet de ratification de la Convention d’Istanbul par l’Union européenne.

A partir de maintenant, les États membres devront ratifier cette Convention internationale stipulant la base des #droits des #femmes. Dans les droits garantis l’accès à un avortement sûr et légal a été pris en compte. Certaines femmes en Europe se trouvent aujourd’hui encore soit dans une impossibilité juridique (encore quatre états membres en Europe restreignent ou interdisent l’avortement) ou dans une impossibilité de fait (multiplication des objecteurs de conscience). En tant que parlementaires européens, nous sommes là pour défendre tous les citoyens de l’Union.

Cette convention œuvre aussi à mettre en place une politique éducative ciblée sur les violences, une politique de protection des femmes précaires et vulnérables, et aussi une politique judiciaire punitive pour les responsables de ces violences.

26 Juin 2017 : intervention en commission FEMM

Un député européen évoque le sexisme en politique et dans les …

"Le monde cultivé est aussi sexiste et misogyne que n'importe quel être humain"Pendant ce temps au Parlement européen… Edouard Martin, député européen, dénonce le sexisme en politique et dans les médias.

Posted by Brut on Sonntag, 2. Juli 2017

 

Discrimination sur les salaires entre hommes et femmes = discrimination sur les pensions de retraites !

La conséquence de la discrimination salariale entre hommes et femmes (environ 17 %/18% en Europe) ce sont aussi des écarts exponentiels de pensions de retraites entre hommes et femmes, qui sont tout aussi graves et inacceptables.

Imaginez un instant : toute votre vie salariale, en tant que femmes, vous êtes en moyenne moins rémunérées que votre collègue. Et bien imaginez à présent que cette situation se poursuive à l’âge de la retraite, lorsque vous ne travaillez plus alors que vous devriez couler des jours heureux, doux et tranquilles.

C’est l’enfer au travail et ce n’est même pas le paradis à l’heure de la retraite.

Alors ce syllogisme est celui qui a guidé mes interventions lors du mois de mai et de juin, au sein de la Commission des droits des femmes et égalité des genres puis en plénière lors d’un vote sur un rapport d’initiative sur ce sujet.

Il s’agissait de faire entendre que conséquence et cause sont deux dimensions à combattre, que nous ne devons pas oublier que les écarts de rémunération ont des conséquences néfastes après disparation même de la (des) causes.

A l’heure actuelle, pour la classe d’âge des 65 ans et plus, l’écart de rémunération perçue au titre de la retraite entre hommes et femmes est de 39.4% en Europe.

Nous connaissons le constat : en France, 30% des femmes sont à temps partiel, 38% de femmes arrêtent de travailler après leur premier enfant (69% arrêtent de travailler après un troisième enfant) et dans 3 couples salariés sur 4, le salaire de l’homme est toujours plus important.

Pour ces raisons et en raison de l’absence de volonté politique forte, les pensions de retraite attribuées aux femmes restent bien inférieures à celles des hommes.

Vous ne trouvez pas cela injuste vous ?

A l’heure où la notion de « charge mentale » pour les femmes connait son heure de gloire, certains semblent découvrir les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes qui travaillent.

Nous devons faire en sorte que soit respecté le principe de rémunération égal pour travail égal, que les grilles de salaires soient transparentes de manière à faciliter la constitution de dossier de preuve pour discrimination sexuelle au travail pour toutes femmes qui s’estiment discriminées, nous devons mettre en place un régime de sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas ce principe de base de non-discrimination.

Dans le même temps, nous devons généraliser le congé paternité en Europe (aujourd’hui 10 États membres de l’Union ne prévoient pas de congés paternité).

Enfin, nous devons améliorer l’équilibre délicat entre vie professionnelle et vie personnelle pour les femmes. Pourquoi devoir organiser une réunion après 20h ? Pourquoi cela serait-il un manque de virilité pour un homme de prendre un congé parental ?

Le Parlement européen a donné une première impulsion, la balle est dans le camp des États membres afin de faire en sorte que cette situation injuste pour plus de la moitié de l’humanité cesse.

 

Explication de mon vote sur la 61éme session ONU Femmes

Les 13 et 24 mars 2017 se tiendra la 61e session de la Commission de la Condition de la femme des Nations Unies à New York sur le thème de l’autonomisation économique des femmes dans le monde du travail.

Cette réunion sera l’occasion pour l’Union européenne de réaffirmer l’un de ses principes fondamentaux ; l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Parlement européen a donc émis une proposition de recommandation destinée au Conseil – que j’ai soutenue.

Le combat pour les droits des femmes reste encore aujourd’hui d’actualité. La Commission FEMM dont je fais partie, et le Parlement européen doivent donc se positionner au cœur du processus décisionnel concernant la position de l’UE lors de la convention de l’ONU.

Je considère que l’UE et ses Etats Membres doivent promouvoir des politiques visant à améliorer la condition des femmes dans le monde. De manière générale, nous devons garantir sans condition un accès à l’éducation aux femmes et aux filles, aux soins de santé sexuelle et génésique, mais aussi lutter contre les violences faites aux femmes.

Dans le domaine professionnel, il nous est nécessaire d’aller vers davantage d’égalité en termes de salaires (16% de différence en Europe), tout en renforçant la participation des femmes dans les processus décisionnels en entreprises et au niveau étatique.

Nous devons aussi penser aux femmes dans les pays les plus défavorisés, en menant des politiques visant à améliorer leur situation sociale.

Particulièrement impliqué dans la cause pour l’égalité femmes-hommes,  je pense que l’UE doit jouer un rôle fondamental dans la promotion des droits des femmes. J’ai donc voté pour la recommandation du Parlement.