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Explication de mon vote sur la 61éme session ONU Femmes

Les 13 et 24 mars 2017 se tiendra la 61e session de la Commission de la Condition de la femme des Nations Unies à New York sur le thème de l’autonomisation économique des femmes dans le monde du travail.

Cette réunion sera l’occasion pour l’Union européenne de réaffirmer l’un de ses principes fondamentaux ; l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Parlement européen a donc émis une proposition de recommandation destinée au Conseil – que j’ai soutenue.

Le combat pour les droits des femmes reste encore aujourd’hui d’actualité. La Commission FEMM dont je fais partie, et le Parlement européen doivent donc se positionner au cœur du processus décisionnel concernant la position de l’UE lors de la convention de l’ONU.

Je considère que l’UE et ses Etats Membres doivent promouvoir des politiques visant à améliorer la condition des femmes dans le monde. De manière générale, nous devons garantir sans condition un accès à l’éducation aux femmes et aux filles, aux soins de santé sexuelle et génésique, mais aussi lutter contre les violences faites aux femmes.

Dans le domaine professionnel, il nous est nécessaire d’aller vers davantage d’égalité en termes de salaires (16% de différence en Europe), tout en renforçant la participation des femmes dans les processus décisionnels en entreprises et au niveau étatique.

Nous devons aussi penser aux femmes dans les pays les plus défavorisés, en menant des politiques visant à améliorer leur situation sociale.

Particulièrement impliqué dans la cause pour l’égalité femmes-hommes,  je pense que l’UE doit jouer un rôle fondamental dans la promotion des droits des femmes. J’ai donc voté pour la recommandation du Parlement.

Intervention en commission FEMM : Non aux mutilations génitales !!

 

 » «Je suis excisée et je ne veux pas que ma fille subisse cette pratique à son tour.»

«Ma femme a accouché d’une petite fille, comment faire pour la préserver de l’excision? On aimerait la protéger, mais ma belle-mère insiste pour qu’elle soit excisée.»

Ces témoignages sont réels et de telles pratiques se perpétuent hélas.

En 2017, refuser l’excision reste encore un acte de bravoure. L’exciseuse qui enterre son couteau, la mère qui dit non à sa belle-famille, le médecin qui refuse d’être complice: toutes et tous prennent un risque en disant non aux mutilations.

La pression sociale est très forte au nom de la tradition. Je ne vais pas rappeler ici l’horreur insoutenable de ces mutilations. Je ne vais pas non plus rappeler que ce Parlement a décerné le prix Sakharov à un homme remarquable, le Dr Denis Mukwege.

Ici, je veux humblement dire bravo à toutes ces femmes et ces hommes qui ont dit: «Non, ces traditions ne passeront pas par moi». À notre tour de les aider en disant non.

Madame la Commissaire, ces femmes comptent aussi sur vous. Proposez-leur des solutions maintenant, car comme vous l’avez dit, il reste encore beaucoup à faire. »

 

2 février 2017  au Parlement européen à Bruxelles – Intervention en Commission Droits de la Femme et Egalité des Genres (FEMM)