Archives de catégorie : Commission Droits de la femme et Egalité des genres (FEMMà

26 Juin 2017 : intervention en commission FEMM

Un député européen évoque le sexisme en politique et dans les …

"Le monde cultivé est aussi sexiste et misogyne que n'importe quel être humain"Pendant ce temps au Parlement européen… Edouard Martin, député européen, dénonce le sexisme en politique et dans les médias.

Posted by Brut on Sonntag, 2. Juli 2017

 

Discrimination sur les salaires entre hommes et femmes = discrimination sur les pensions de retraites !

La conséquence de la discrimination salariale entre hommes et femmes (environ 17 %/18% en Europe) ce sont aussi des écarts exponentiels de pensions de retraites entre hommes et femmes, qui sont tout aussi graves et inacceptables.

Imaginez un instant : toute votre vie salariale, en tant que femmes, vous êtes en moyenne moins rémunérées que votre collègue. Et bien imaginez à présent que cette situation se poursuive à l’âge de la retraite, lorsque vous ne travaillez plus alors que vous devriez couler des jours heureux, doux et tranquilles.

C’est l’enfer au travail et ce n’est même pas le paradis à l’heure de la retraite.

Alors ce syllogisme est celui qui a guidé mes interventions lors du mois de mai et de juin, au sein de la Commission des droits des femmes et égalité des genres puis en plénière lors d’un vote sur un rapport d’initiative sur ce sujet.

Il s’agissait de faire entendre que conséquence et cause sont deux dimensions à combattre, que nous ne devons pas oublier que les écarts de rémunération ont des conséquences néfastes après disparation même de la (des) causes.

A l’heure actuelle, pour la classe d’âge des 65 ans et plus, l’écart de rémunération perçue au titre de la retraite entre hommes et femmes est de 39.4% en Europe.

Nous connaissons le constat : en France, 30% des femmes sont à temps partiel, 38% de femmes arrêtent de travailler après leur premier enfant (69% arrêtent de travailler après un troisième enfant) et dans 3 couples salariés sur 4, le salaire de l’homme est toujours plus important.

Pour ces raisons et en raison de l’absence de volonté politique forte, les pensions de retraite attribuées aux femmes restent bien inférieures à celles des hommes.

Vous ne trouvez pas cela injuste vous ?

A l’heure où la notion de « charge mentale » pour les femmes connait son heure de gloire, certains semblent découvrir les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes qui travaillent.

Nous devons faire en sorte que soit respecté le principe de rémunération égal pour travail égal, que les grilles de salaires soient transparentes de manière à faciliter la constitution de dossier de preuve pour discrimination sexuelle au travail pour toutes femmes qui s’estiment discriminées, nous devons mettre en place un régime de sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas ce principe de base de non-discrimination.

Dans le même temps, nous devons généraliser le congé paternité en Europe (aujourd’hui 10 États membres de l’Union ne prévoient pas de congés paternité).

Enfin, nous devons améliorer l’équilibre délicat entre vie professionnelle et vie personnelle pour les femmes. Pourquoi devoir organiser une réunion après 20h ? Pourquoi cela serait-il un manque de virilité pour un homme de prendre un congé parental ?

Le Parlement européen a donné une première impulsion, la balle est dans le camp des États membres afin de faire en sorte que cette situation injuste pour plus de la moitié de l’humanité cesse.

 

Explication de mon vote sur la 61éme session ONU Femmes

Les 13 et 24 mars 2017 se tiendra la 61e session de la Commission de la Condition de la femme des Nations Unies à New York sur le thème de l’autonomisation économique des femmes dans le monde du travail.

Cette réunion sera l’occasion pour l’Union européenne de réaffirmer l’un de ses principes fondamentaux ; l’égalité entre les femmes et les hommes. Le Parlement européen a donc émis une proposition de recommandation destinée au Conseil – que j’ai soutenue.

Le combat pour les droits des femmes reste encore aujourd’hui d’actualité. La Commission FEMM dont je fais partie, et le Parlement européen doivent donc se positionner au cœur du processus décisionnel concernant la position de l’UE lors de la convention de l’ONU.

Je considère que l’UE et ses Etats Membres doivent promouvoir des politiques visant à améliorer la condition des femmes dans le monde. De manière générale, nous devons garantir sans condition un accès à l’éducation aux femmes et aux filles, aux soins de santé sexuelle et génésique, mais aussi lutter contre les violences faites aux femmes.

Dans le domaine professionnel, il nous est nécessaire d’aller vers davantage d’égalité en termes de salaires (16% de différence en Europe), tout en renforçant la participation des femmes dans les processus décisionnels en entreprises et au niveau étatique.

Nous devons aussi penser aux femmes dans les pays les plus défavorisés, en menant des politiques visant à améliorer leur situation sociale.

Particulièrement impliqué dans la cause pour l’égalité femmes-hommes,  je pense que l’UE doit jouer un rôle fondamental dans la promotion des droits des femmes. J’ai donc voté pour la recommandation du Parlement.

Intervention en commission FEMM : Non aux mutilations génitales !!

 

 » «Je suis excisée et je ne veux pas que ma fille subisse cette pratique à son tour.»

«Ma femme a accouché d’une petite fille, comment faire pour la préserver de l’excision? On aimerait la protéger, mais ma belle-mère insiste pour qu’elle soit excisée.»

Ces témoignages sont réels et de telles pratiques se perpétuent hélas.

En 2017, refuser l’excision reste encore un acte de bravoure. L’exciseuse qui enterre son couteau, la mère qui dit non à sa belle-famille, le médecin qui refuse d’être complice: toutes et tous prennent un risque en disant non aux mutilations.

La pression sociale est très forte au nom de la tradition. Je ne vais pas rappeler ici l’horreur insoutenable de ces mutilations. Je ne vais pas non plus rappeler que ce Parlement a décerné le prix Sakharov à un homme remarquable, le Dr Denis Mukwege.

Ici, je veux humblement dire bravo à toutes ces femmes et ces hommes qui ont dit: «Non, ces traditions ne passeront pas par moi». À notre tour de les aider en disant non.

Madame la Commissaire, ces femmes comptent aussi sur vous. Proposez-leur des solutions maintenant, car comme vous l’avez dit, il reste encore beaucoup à faire. »

 

2 février 2017  au Parlement européen à Bruxelles – Intervention en Commission Droits de la Femme et Egalité des Genres (FEMM)