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Adoption du rapport visant à améliorer les procédures européennes d’autorisation des pesticides : une avancée pour notre santé et pour l’environnement

Les députés de la délégation Génération.s du Parlement européen se félicitent de l’adoption du rapport visant à améliorer les procédures européennes d’autorisation des pesticides afin d’assurer un niveau plus élevé de protection de la santé humaine et animale ainsi que de l’environnement. L’ensemble de la délégation s’est prononcé en faveur de ce dernier.

Hier, une étude, cofinancée notamment par le député européen Génération.s Guillaume Balas, confirmait le plagiat de l’étude de l’agence d’évaluation allemande (Bfr) portant à conséquence sur le renouvellement de l’utilisation du glyphosate. Il déclarait sur le sujet « L’autorisation de renouvellement du glyphosate repose sur des éléments faussés. L’évaluation de la littérature scientifique indépendante publiée sur la cancérogénicité du glyphosate est issue d’une part importante de plagiat et de copié-collé provenant de l’industrie pro-glyphosate elle-même ! ». Le même jour, l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 (produit désherbant contenant du glyphosate Monsanto) était annulée en France par le tribunal administratif de Lyon.

Avec le rapport adopté ce jour, une nouvelle étape est franchie dans la lutte contre les pesticides et autres produits toxiques. Il valide des avancées pour lesquelles nous nous sommes battus tout au long de cette mandature et lors de la commission PEST en matière de transparence et de protection de la santé des citoyens. Ce texte est notamment le fruit d’une auto-saisine du Parlement face à l’inaction du Conseil et de la Commission.

Il demande notamment :

  • La bonne mise en œuvre du règlement dont l’application a été jusqu’alors défaillante, en particulier au regard de l’article 4 du règlement sur les produits phytosanitaires (CE 1107/2009) précisant qu’un produit ne peut être mis sur le marché si et seulement si il n’a pas d’effets nocifs sur la santé humaine ou inacceptables sur l’environnement.
  • Le respect rigoureux du principe de précaution et la communication systématique de la Commission sur la manière dont il a été pris en compte ;
  • Le meilleur accès à l’information du public aux documents fournis par l’industrie ainsi que sur l’utilisation des pesticides ;
  • Le renforcement des études d’évaluation, notamment en tenant compte de la toxicité à long terme et des effets combinés – effets « cocktail » – de la substance active ;
  • L’approfondissement des études sur l’impact réel des produits phytosanitaires sur la santé humaine ;
  • L’augmentation des fonds de l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité alimentaire) pour assurer notamment des ressources humaines suffisantes, garantissant le bon fonctionnement de ses missions.

La pression exercée par les industries phytopharmaceutiques et la complaisance coupable de la Commission mènent à des scandales sanitaires toujours plus tragiques pour les concitoyens. Les victimes se multiplient alors que les effets néfastes des pesticides ne cessent d’être prouvés. Dès lors, la bataille contre les produits toxiques doit être érigée et maintenue au rang des priorités politiques, au niveau européen et dans l’ensemble des Etats membres.
Fort de ce vote, la délégation Génération.s au Parlement européen continuera de militer en faveur d’une application rigoureuse de la réglementation en matière de pesticides appelant entre autre à l’interdiction du glyphosate dans l’Union européenne.

 

 

Communiqué de presse de la Délégation Génération.s au Parlement Européen – 16 janvier 2019

SUSPICION DE PLAGIATS ET DE COPIÉ-COLLÉS CONFIRMÉS, L’AUTORISATION DE RENOUVELLEMENT DU GLYPHOSATE REPOSE SUR DES ÉLÉMENTS FAUSSÉS FOURNIS PAR L’INDUSTRIE PRO-GLYPHOSATE ELLE-MÊME !

Aujourd’hui, était publiée l’étude pour clarifier les suspicions de plagiat de l’agence allemande d’évaluation (Bfr) sur le renouvellement du glyphosate. Notre député Guillaume Balas a cofinancé, auprès d’autres députés européens, cette étude, les auditions en commission PEST s’étant révélées insuffisantes face à la mauvaise foi du Bfr et de l’EFSA pour faire le jour sur cette question.

Cette étude compare le dossier de réévaluation du glyphosate par le Bfr et le dossier fourni par la Glyphosate Task Force (coalition d’entreprises phytopharmaceutiques).

Les chiffres dévoilés par l’étude sont sans équivoque :

– 72,5% de l’évaluation des études scientifiques indépendantes (dans le volume 3 de l’étude) sur la toxicité du glyphosate est copié-collé sur le dossier fourni par la Glyphosate Task Force ;

– Parmi ce copié-collé, 50,1 % de l’évaluation des études scientifiques indépendantes sont un plagiat du même dossier ;

– 27,2% seulement sont des commentaires réalisés par l’agence elle-même ;

– quant aux études en provenance de l’industrie, il apparaît que 81,4% de leur présentation est copiée-collée telle que présentée dans le dossier du demandeur.

Vous trouverez l’ensemble de l’étude ci-après :

http://www.guillaumebalas.eu/wp-content/uploads/2019/01/Etude-Glyphosate-Bfr.pdf

Ces chiffres révèlent un fait : l’autorisation de renouvellement du glyphosate repose sur des éléments faussés. L’évaluation de la littérature scientifique indépendante publiée sur la cancérogénicité du glyphosate est issue d’une part importante de plagiat et de copié-collé provenant de l’industrie pro-glyphosate elle-même ! Or, l’agence allemande d’évaluation aurait pu facilement éviter de fausses interprétations des études comme l’expliquait l’épidémiologiste Eberhard Greiser devant le Bundestag[1]. Elle a sciemment choisi de limiter son travail aux éléments fournis par l’industrie.

Face à ce scandale sanitaire et éthique, il y a plus que jamais urgence à exiger :

– l’application du principe de précaution sur le glyphosate ;

– la transparence, l’objectivité et l’indépendance des procédés d’évaluation des pesticides.

Guillaume Balas et l’ensemble des députés de la délégation poursuivront cette bataille pour la défense de la santé des concitoyens.

 

 

Communiqué de presse de la délégation Génération.s au Parlement Européen – 15 janvier 2019

JE VOUS SOUHAITE UNE BELLE ANNEE… EUROPEENNE !

Winston CHURCHILL disait « la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres essayés dans le passé ». Et il est vrai que notre démocratie est actuellement mise à mal, parfois à tort, parfois à raison. Il est vrai qu’entre des systèmes oligarchiques et/ou monarchiques (fussent-Ils présidentiels), il y a de quoi questionner nos systèmes oligarchiques et/ou monarchiques (fussent-ils présidentiels) il y a de quoi questionner nos systèmes démocratiques. Néanmoins, ne tombons pas dans la facilité de dire que la démocratie ne serait que le « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (A. Lincoln), cela va et doit aller au-delà. L’Histoire nous a montré, hélas, que la majorité n’a pas toujours raison. La démocratie c’est aussi une société ayant comme valeur l’égalité et la liberté (toutes les libertés), un ensemble de valeurs et d’idéaux (culturels, sociaux et politiques).

Que l’on veuille ou pas, que ce système nous plaise ou pas, la démocratie repose sur l’élection (en attendant autre chose ?). Le 26 Mai prochain, nous devrons choisir les députés qui siègeront au Parlement européen. La question sous-jacente est de savoir l’Europe que chacun d’entre nous désire. A travers le bulletin mis dans l’urne chacun déterminera son choix européen : européen, pas national. Et on ne peut pas dire que l’on manque de choix, les listes et candidats sont et seront nombreux.

Alors, essayons de ne pas nous tromper d’élection, votons pour l’Europe que nous voulons. En ce qui concerne le national, ce sera plus tard ( ?).

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année démocratique !

 

Edouard MARTIN

Garde d’enfants et discrimination en raison de la nationalité : la délégation Génération-s se mobilise

La délégation Génération.s s’était mobilisée il y a plusieurs mois afin que cessent les procédures discriminatoires de services sociaux allemands de l’aide à l’enfance dans les litiges familiaux transfrontières.

C’est donc avec satisfaction que les trois députés européens de Génération.s ont voté ce texte qui donne suite au combat de nombreux parents non allemands et à plus de 300 pétitions adressées au Parlement européen depuis 20 ans signalant des cas de discriminations concernant la responsabilité parentale en cas de divorce.

Ces pétitions dénonçaient notamment la décision quasi-systématique des juridictions germaniques, sous la puissante influence du Jugendamt (office d’aide sociale à l’enfance), de trancher en faveur du parent allemand afin de maintenir l’enfant sur son territoire au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Alors que le Jugendamt joue un rôle considérable en matière de protection des enfants en Allemagne, lui valant même le surnom de « troisième parent », plusieurs des pratiques rapportées au Parlement européen, telles que l’envoi de documents non traduits assortis de dates butoirs très courtes ou l’annulation des visites surveillées du parent étranger lorsqu’il ou elle ne parle pas allemand, remettent clairement en cause son impartialité.

Bien que les affaires familiales relèvent principalement de la compétence des États, les traités européens interdisent toute discrimination en raison de la nationalité entre citoyens européens. Par ailleurs, la Charte des droits fondamentaux de l’Union et la Convention internationale des droits de l’enfants des Nations Unies garantissent toutes deux le droit de tout enfant d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents.

Ce système discriminatoire nuit autant aux parents écartés, parfois même de leur droit de visite qu’à leurs enfants. La résolution soutenue par les trois députés Génération-s appelle les Etats membres à sortir de leur réserve et de leur silence, et la Commission européenne à prendre ses responsabilités en tant que gardienne des traités, pour une protection réelle et objective de l’intérêt supérieur de l’enfant et des droits de chacun.

Contre le rétablissement sans limites de contrôles aux frontières intérieures, le Parlement européen s’érige en garant de la liberté de circulation dans l’espace Schengen

La délégation Génération•s au Parlement européen se félicite de la position prise aujourd’hui par les députés de garantir des acquis de l’espace Schengen.

Ce jeudi 14 novembre, le Parlement s’est prononcé en faveur du rapport sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2016/399 qui détermine les conditions d’une réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures.

Alors l’espace Schengen est l’une des avancées majeures de la construction européenne, il est aujourd’hui fragilisé par le manque de confiance mutuel entre les Etats et la pression sécuritaire qui s’est traduit par la le retour dans la plupart des pays des contrôles aux frontières intérieurs dans plusieurs pays ces dernières années. Ces pratiques illégales portent atteinte au principe fondamental de libre circulation des personnes qui a permis de pacifier et d’unifier le continent européen en développant de la mixité culturelle entre les citoyens européens. De plus, si ce processus de démantèlement de l’espace Schengen se poursuivait, cela pourrait représenter, selon les régions et les secteurs, des coûts pouvant aller de 5 à 18 milliards d’euros par an.

Céder au repli des Etats et revenir aux frontières nationales détricote l’Union Européenne. C’est pourtant la décision prise par la Commission le 27 septembre 2017 en proposant de modifier les dispositions relatives aux contrôles aux frontières intérieures du code frontières Schengen afin de permettre aux Etats membres de réintroduire ces contrôles en toute légalité en cas de menace sur l’ordre public pour une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Cette décision est aggravée par l’échec du régime d’asile commun du règlement de Dublin qui conduit en grande partie les Etats à rétablir ces contrôles intérieurs : un régime d’asile solidaire et efficace, instaurant un visa humanitaire, serait une réponse bien plus adéquate que ce système qualifié de « disproportionné, injustifié, inopportun » conclut la rapporteure Tanjia Fajon. L’adoption d’amendements établissant que la migration et le franchissement des frontières de l’Union par un grand nombre de ressortissants de pays tiers ne doit pas être considérés, en soi, comme une menace pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, permet d’aller en ce sens.

Le rapport du Parlement apporte une réponse réaliste et humaniste qui garantit que le recours aux contrôles aux frontières intérieures répond à des besoins réels, reste proportionné et limité dans le temps.

Pour toutes ces raisons, la délégation de Génération.s au Parlement Européen a voté pour ce texte et se félicite de son adoption.