Tous les articles par Edouard Martin

Journée portes ouvertes au Parlement européen

Pour la quatrième année consécutive, j’ai eu le plaisir de participer à la journée portes ouvertes du Parlement européen le 10 juin dernier à Strasbourg.

Cette journée a attiré cette année près de 10 000 personnes dont de nombreux jeunes. De 11h à 14h, aux côtés des députés européens Rainer Wieland (Allemagne, PPE), Anne Sander (France, PPE), Andreas Schwab (Allemagne, PPE), et Jean-Luc Schaffhauser (France, ENL), j’ai eu le plaisir d’échanger avec les visiteurs présents notamment sur les enjeux d’actualité tels que l’emploi, la sécurité, la migration, le Brexit, le commerce international, la gouvernance de l’Union Européenne ainsi que sur les élections européennes de mai prochain. Ces échanges riches ont permis d’aborder sans tabou tous ces sujets, même les plus sensibles ou les plus polémiques.

D’autres animations étaient également proposées en dehors de l’hémicycle. Notamment un débat qui s’est tenu entre les visiteurs et le représentant de Reporters Sans Frontières, Monsieur Antoine Bernard – également lauréat du Prix Sakharov 2005 – sur les enjeux d’une presse libre et indépendante pour la démocratie européenne. Par ailleurs, d’autres animations pédagogiques, des activités plus ludiques pour les plus jeunes, ou encore des animations musicales et festives étaient aussi au programme sur le parvis du Parlement. Petits et grands ont ainsi pu profiter de cette journée enrichissante dans une ambiance plutôt conviviale !

 

EYE 2018 au Parlement Européen

Pour la troisième fois, j’ai participé à l’événement EYE au Parlement européen, les 1er et 2 juin 2018. Au travers de cet événement, le Parlement européen a une nouvelle fois donné l’opportunité à des jeunes venant de toute l’Europe de s’impliquer dans le projet européen et de jouer un rôle actif dans son développement futur. Concrètement, l’édition 2018 c’est plus de 8000 jeunes européens réunis à Strasbourg, 50 nationalités, pendant 2 jours, avec 1 objectif: susciter des idées pour l’avenir de l’Europe.

Cette année encore j’ai tenu à participer à ces rencontres avec la jeunesse européenne et à participer aux débats, discussions et ateliers proposés avec notamment un atelier sur la ville durable.

Conférence de presse sur le Jugendamt

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans différentes publications les problèmes liés au Jugendamt (service de la jeunesse en Allemagne), que j’avais découverts lors de mon passage en commission des Pétitions sur tout la première moitié du mandat (plusieurs centaines d’affaires). En résumé, dans les cas de séparation entre un parent allemand et l’autre non-allemand, c’est toujours le premier qui finit par l’emporter pour la garde de l’enfant – et ce parfois même au mépris de décisions de justice –  grâce à l’appui du Jugendamt qui joue quasiment un rôle de « troisième parent ».

Sous notre impulsion, la commission PETI avait émis des recommandations, qui sont hélas restées à ce stade pour la plupart sans suite (l’UE n’ayant pas beaucoup de prérogatives en matière de droit de la famille, et la volonté de demander des comptes à l’Allemagne sur ce point étant assez peu partagée). Mais cela n’a pas empêché ma collègue Virginie Rozière de prendre le sujet à bras le corps  dès notre passage de relai, d’où cette » conférence de presse pour à la fois remettre un coup de projecteur sur ces situations familiales absolument dramatiques pour des parents privés de leurs enfants, et envisager ensemble de nouvelles actions (une résolution du Parlement européen?) pour faire monter la pression auprès de l’Allemagne tout comme dans nos propres chancelleries.

Ci-dessous un article des Dernières Nouvelles d’Alsace et un compte-rendu de la réunion par Alain Joly, de l’association Enfants Otages.

 

https://www.dna.fr/societe/2018/05/31/les-enfants-voles-drame-franco-allemand

https://blogs.mediapart.fr/gutcho/blog/050618/conference-de-presse-sur-le-jugendamt-et-le-systeme-familial-allemand

 

 

 

SESSIONS PARLEMENTAIRES (MAI & JUIN 2018) : VISITES AU PARLEMENT EUROPÉEN

Du 28 au 31 mai et du 11 au 14 Juin 2018, j’ai eu le plaisir de recevoir plusieurs groupes au Parlement européen à Strasbourg :

Le mardi 29 mai, j’ai accueilli un groupe du Lycée Notre-Dame de Strasbourg au Parlement européen.

Le mercredi 30 mai, j’ai rencontré 4 groupes : un groupe de Thionville, un groupe de l’association Avicenne venu de Mont-Saint-Martin, des élèves du Lycée Joliot Curie de Reims et un groupe de la ville d’Essey-les-Nancy.

Le jeudi 31 mai, j’ai reçu un groupe du lycée Camille Saint-Saens de Chaumont.

Le mardi 12 Juin, j’ai eu le plaisir d’accueillir deux groupes de scolaires. Un groupe du Lycée Notre-Dame de Strasbourg ainsi qu’une classe du Lycée Docteur Koeberlé de Sélestat.

©European Union 2018 – Groupe du Lycée Docteur Koeberlé de Sélestat, le 12 Juin 2018 au Parlement Européen (Strasbourg)

 

Congé parental : les Européens revoient leurs ambitions à la baisse

Article paru dans Le Monde le Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

De nombreux Etats, dont l’Allemagne et la France, refusent l’idée bruxelloise d’un congé parental très bien rémunéré.

Officiellement, l’Europe promeut l’égalité hommes-femmes. Mais dans le huis clos des négociations, côté Etats membres du moins, les prises de positions sont en ce moment nettement moins progressistes. Les capitales sont sur le point de vider complètement de sa substance le projet de directive « Equilibre vie privée, vie professionnelle », une des rares avancées sociales européennes proposées par la Commission Juncker, au printemps 2017.

Jeudi 21 juin, les ministres du travail et des affaires sociales des 28 pourraient n’adopter qu’une très pâle version du texte initial, qui prévoyait un congé parental d’au moins quatre mois (par parent et par enfant) rémunéré aux conditions des arrêts-maladie. Etait aussi prévu un congé paternité d’au moins dix jours, lui aussi rémunéré comme un congé maladie, et un congé « aidant » de cinq jours ouvrés minimum, pour s’occuper d’un enfant ou d’un parent malades.

A l’issue d’une ultime réunion préparatoire mercredi 13 juin, les représentants des Etats membres sont arrivés à un texte qui n’impose plus aux capitales aucun niveau de rémunération pour ces différents congés et qui supprime même le congé « aidant » de cinq jours. Les ministres n’auront plus qu’à trancher sur deux questions restées ouvertes, le 21 juin à Luxembourg.

Equilibrer les charges familiales

Doit-on restreindre à un mois, au lieu de deux, la période non transférable du congé parental d’un parent à l’autre, afin d’éviter que, comme c’est si souvent le cas, le père transfère l’essentiel de ses droits à la mère ? C’est la position qu’ont défendue une dizaine de pays le 13 juin, dont l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Est-il, par ailleurs, nécessaire de préciser que les rémunérations pour tous ces congés doivent au moins être « adéquates », alors que certaines capitales plaident maintenant pour faire disparaître cette référence pourtant très vague ?

La Commission partait pourtant d’une louable…