SUSPICION DE PLAGIATS ET DE COPIÉ-COLLÉS CONFIRMÉS, L’AUTORISATION DE RENOUVELLEMENT DU GLYPHOSATE REPOSE SUR DES ÉLÉMENTS FAUSSÉS FOURNIS PAR L’INDUSTRIE PRO-GLYPHOSATE ELLE-MÊME !

Aujourd’hui, était publiée l’étude pour clarifier les suspicions de plagiat de l’agence allemande d’évaluation (Bfr) sur le renouvellement du glyphosate. Notre député Guillaume Balas a cofinancé, auprès d’autres députés européens, cette étude, les auditions en commission PEST s’étant révélées insuffisantes face à la mauvaise foi du Bfr et de l’EFSA pour faire le jour sur cette question.

Cette étude compare le dossier de réévaluation du glyphosate par le Bfr et le dossier fourni par la Glyphosate Task Force (coalition d’entreprises phytopharmaceutiques).

Les chiffres dévoilés par l’étude sont sans équivoque :

– 72,5% de l’évaluation des études scientifiques indépendantes (dans le volume 3 de l’étude) sur la toxicité du glyphosate est copié-collé sur le dossier fourni par la Glyphosate Task Force ;

– Parmi ce copié-collé, 50,1 % de l’évaluation des études scientifiques indépendantes sont un plagiat du même dossier ;

– 27,2% seulement sont des commentaires réalisés par l’agence elle-même ;

– quant aux études en provenance de l’industrie, il apparaît que 81,4% de leur présentation est copiée-collée telle que présentée dans le dossier du demandeur.

Vous trouverez l’ensemble de l’étude ci-après :

http://www.guillaumebalas.eu/wp-content/uploads/2019/01/Etude-Glyphosate-Bfr.pdf

Ces chiffres révèlent un fait : l’autorisation de renouvellement du glyphosate repose sur des éléments faussés. L’évaluation de la littérature scientifique indépendante publiée sur la cancérogénicité du glyphosate est issue d’une part importante de plagiat et de copié-collé provenant de l’industrie pro-glyphosate elle-même ! Or, l’agence allemande d’évaluation aurait pu facilement éviter de fausses interprétations des études comme l’expliquait l’épidémiologiste Eberhard Greiser devant le Bundestag[1]. Elle a sciemment choisi de limiter son travail aux éléments fournis par l’industrie.

Face à ce scandale sanitaire et éthique, il y a plus que jamais urgence à exiger :

– l’application du principe de précaution sur le glyphosate ;

– la transparence, l’objectivité et l’indépendance des procédés d’évaluation des pesticides.

Guillaume Balas et l’ensemble des députés de la délégation poursuivront cette bataille pour la défense de la santé des concitoyens.

 

 

Communiqué de presse de la délégation Génération.s au Parlement Européen – 15 janvier 2019