Le 28 septembre, mobilisons-nous pour un droit d’accès européen à l’avortement sûr et légal !

Après le succès du vote du rapport porté par ma collègue Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy (voir vidéo) sur la ratification de la Convention d’Istanbul par l’Union européenne qui précise que le déni d’un avortement légal et sûr est caractéristique d’une violence faites aux femmes, ce sont maintenant des collectifs d’hommes et des femmes qui s’organisent partout en Europe pour se mobiliser le 28 septembre lors de la journée mondiale du droit d’accès à l’avortement.

Nous le savons, il ne faut pas baisser la garde.

On estime à 22 millions le nombre d’avortements à risque dans le monde et 1 femme trouve la mort toutes les 9 minutes en raison d’un avortement clandestin.

Ces chiffres glacent le sang. Et l’Europe ne fait pas nécessairement office de bon élève.

Trop souvent en Europe, certaines femmes qui souhaitent avorter se trouvent soit dans une impossibilité juridique (plusieurs États ne reconnaissent toujours pas l’avortement comme légal ou en réduisent les conditions d’accès) ou rencontrent des difficultés contextuelles (en Italie, par exemple, l’avortement que nous connaissons en France par voie médicamenteuse n’est pas autorisé et il y a de nombreux médecins objecteurs de conscience qui refusent de pratiquer des avortements car cela serait contraire à leur foi).

Ce n’est plus acceptable en 2017 en Europe que la défense effective des droits des femmes soit toujours reléguée après l’approfondissement du marché intérieur et de toutes ses libertés économiques.

mobilisation en solidarité avec les femmes polonaises, 2016

Ces collectifs demandent pourtant des choses qui tombent sous l’évidence : que le droit des femmes à disposer de leurs corps soit respecté dans tous les pays européens et que l’accès à un avortement sûr et légal soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et ait donc la même valeur juridique que les Traités européens.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, les droits à protéger des femmes devraient être une des premières préoccupations.

Pour signer : avortement-libre-en-europe@rezisti.org