De l’ambition pour une énergie propre pour tous !

Le 13 décembre 2016 en session plénière à Strasbourg, je suis intervenu lors d’un débat sur le paquet énergie :

« Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, mes collègues ont déjà eu l’occasion de vous appeler à davantage d’ambition, avec des objectifs contraignants plus élevés sur les trois paramètres essentiels de votre paquet: émissions de gaz à effet de serre, efficacité énergétique et renouvelables, et j’y souscris.

Mais qui dit ambition dit aussi cohérence et exhaustivité. Certains craignent que les mécanismes de capacité subventionnent les énergies fossiles. Comment, dès lors, réconcilier l’indispensable sécurité énergétique avec nos engagements visant à émettre moins de CO2?

Que proposez-vous pour relancer les investissements en matière d’efficacité énergétique dans les industries électro-intensives dont vos propres services ont récemment noté qu’ils étaient au point mort?

Vous avez fait un pas sur la précarité énergétique en reconnaissant qu’il s’agissait là d’un sujet véritablement européen. Mais cette évolution ne fait pas disparaître d’un coup de baguette magique les millions d’Européens qui en sont victimes. Il reste beaucoup à faire.

Enfin, puisque vous semblez vous inspirer du Semestre européen pour votre volet gouvernance, comment comptez-vous transformer ce qui est aujourd’hui une procédure technocratique quelque peu subie en un véritable exercice démocratique de débat positif sur les options énergétiques communes ? »

Soyons à l’offensive sur les droits fondamentaux !

Le 12 décembre 2016 en session plénière à Strasbourg, je suis intervenu en qualité de rapporteur pour avis de la commission des pétitions.

« Madame la Présidente, Madame la Commissaire, nous sommes ici à Strasbourg et, tout près de là, il y a la Cour européenne des droits de l’homme, où les juges se prononcent et sanctionnent les 47 États partenaires en cas de violation des droits de l’homme. Pour nous, la charte des droits fondamentaux s’applique avec la même force et importance que les traités.

Or, bien que nous soyons, en tant qu’Union européenne, plus politisés et plus intégrés, nous avons beaucoup plus de difficultés à sanctionner les États coupables de non-respect des droits fondamentaux, comme si ces droits faisaient peur, comme si l’Europe pouvait se faire à la carte, avec plus ou moins de droits fondamentaux.

Du côté des États membres, regardez les reculs sur le plan des violations des droits des femmes, des droits des LGBTI, des droits des réfugiés. Du côté de la Commission et du Conseil, constatons l’absence de directive «congé de maternité» ou le blocage du paquet anti-discrimination. En 2015, plus de 150 pétitions concernaient des violations directes des droits de l’homme et ce chiffre ne fait qu’augmenter. Qu’en sera-t-il en 2016? Nous savons trop bien – l’histoire nous l’a démontré – qu’en temps de crise, en matière de droits fondamentaux, chaque fois que nous cessons d’avancer, nous reculons. Alors ne soyons ni complices ni responsables de ces reculs, mais à l’offensive sur les droits fondamentaux. »