Le Parlement européen enquêtera sur les conditions de travail dans les restaurants McDonald’s

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bruxelles, le 29 novembre 2016

Aujourd’hui, la commission des pétitions du Parlement européen a décidé d’aller de l’avant pour enquêter sur les conditions de travail dans les restaurants McDonald’s dans les Etats membres de l’UE. La décision a été suivie de pétitions réussies et d’auditions consécutives avec des représentants syndicaux du Syndicat britannique des Boulangers, des Aliments et des Alliés (BFAWU), de la FGTB Horval et de la Confédération Syndicale Française CGT.

Les trois pétitions individuelles, avec plus de 31 000 signataires, au Parlement européen concernent toutes les conditions de travail dans les restaurants McDonald’s et soulevé des inquiétudes quant à leur compatibilité avec la législation européenne et la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

À l’audience, la Commission européenne s’est engagée à enquêter sur la situation des contrats à zéro heure et des flexi-jobs.

Le comité a décidé d’écrire à McDonald’s et aux autorités nationales des trois États membres, au Royaume-Uni, en France et en Belgique, pour leur donner la bonne réponse aux allégations. De même, le comité envisagera d’ouvrir une enquête sur les contrats de travail précaire dans l’UE.

Entre-temps, les pétitions resteront ouvertes. La commission du travail et des affaires sociales du Parlement européen sera invitée à enquêter également sur l’affaire.

L’eurodéputé S & D Jude Kirton-Darling a déclaré:

«Au comité des pétitions, nous avons entendu aujourd’hui les voix des travailleurs de McDonald’s de Belgique, de France et du Royaume-Uni qui travaillaient sur des contrats de travail précaire. La Commission a clairement indiqué que les travailleurs occupés sur des contrats à zéro heure devraient bénéficier du droit au plein emploi en vertu de la législation communautaire sur les travailleurs à temps partiel et qu’il est nécessaire d’enquêter sur la légalité des emplois flexibles en vertu du droit communautaire.

«Ces types de contrats sont pernicieux; Par exemple les droits fondamentaux des travailleurs »sont retenus, sans congé de maternité, vacances payées ou licenciement. Nous devons construire une image à l’échelle européenne de l’emploi précaire afin que nous puissions comprendre leur impact. Nous avons proposé une étude d’impact de l’emploi précaire dans tous les États membres de l’UE pour obtenir une meilleure image et le comité écrira à McDonald’s pour exiger la fin de ces formes d’emploi dans leurs magasins.

S & D Euro MP Edouard Martin a ajouté:

« Il ressort clairement de l’audience d’aujourd’hui que McDonald’s abuse des failles de l’UE et des législations nationales pour organiser le dumping social.Les conditions de travail précaires et le manque de représentation sur le lieu de travail sont mauvais pour la santé des gens. Cela conduit au stress, à la pression, à la discrimination salariale et au sentiment que le progrès social a stagné. L’équilibre entre les coûts pour la société et les coûts pour les entreprises sur nos marchés du travail aujourd’hui est inacceptable!

« Le grand soutien de ces trois pétitions envoie un message fort à McDonald’s que les choses doivent changer. En tant que deuxième employeur privé au monde, McDonald’s a une position particulière et une responsabilité particulière envers ses employés. C’est pourquoi, en tant que socialistes et démocrates, nous nous félicitons de la décision prise aujourd’hui d’aller de l’avant avec ces pétitions afin de connaître l’ampleur de ces pratiques dans tous les États membres « .

Note à l’éditeur

Les trois pétitions ciblent différentes pratiques utilisées par McDonald’s dans les trois pays respectifs:

La pétition britannique concerne l’utilisation de contrats zéro heures. Ceux-ci impliquent que les travailleurs sont employés, mais n’ont pas de heures garanties et peuvent être appelés sur la journée.

La pétition belge vise les soi – disant «flexi-jobs». Les emplois flexibles sont semblables aux contrats horaires zéro au Royaume-Uni mais soumis à plus de conditions, le plus important étant que l’employé doit avoir travaillé au moins 4/5 des heures de travail à plein temps au troisième trimestre précédent.

La pétition française est au sujet de la représentation des travailleurs dans les entreprises franchisées. Lorsque les entreprises sont franchisées, elles risquent de tomber sous le seuil de 50 travailleurs à plein temps équivalent, ce qui prive les travailleurs du droit à un représentant syndical et à un comité d’entreprise.

Lien vers la pétition: http://www.thepetitionsite.com/en-gb/takeaction/192/530/032/