L’extrême-droite européenne : combien de divisions ?

Le Front national de Madame Le Pen n’aura pas de groupe parlementaire ; elle n’aura ainsi ni influence, ni financements pour détruire de l’intérieur ce que les Européens ont construit depuis 60 ans. C’est aussi une démonstration : Madame Le Pen ne sait pas rassembler, car pour d’autres nationalistes européens elle reste infréquentable.

Le nationalisme et la haine de l’autre – des arguments dont le Front national use et abuse – ne font pas bon ménage avec le travail parlementaire, surtout dans une assemblée telle que le Parlement européen.

Déjà en 2007, l’éphémère groupe ITS (« Identité, Tradition et Souveraineté ») s’était disloqué sur ces mêmes écueils : difficile de siéger côte à côte avec des représentants de la « Grande Roumanie » quand on associe systématiquement dans le débat public Roumains et criminalité ! Cette fois, c’est sur la proximité ou non avec la Russie de Monsieur Poutine que se sont faits les désaccords.

Pourtant, d’autres nationalistes ont réussi à faire un groupe, avec Monsieur Farage à sa tête. L’Europe a besoin de résultats concrets pour faire disparaître ces mouvements extrémistes : c’est tout l’enjeu du texte  « une nouvelle direction pour l’Europe » adopté par le groupe Socialiste et Démocrate du Parlement européen afin d’établir les priorités de la prochaine Commission européenne. Il est temps de réorienter l’Europe !