3 Mars 2017 : Intervention à l’IUT Charlemagne de Nancy

Vendredi 3 Mars 2017, nous avons eu l’honneur de recevoir Monsieur Martin à l’IUT Charlemagne de Nancy.

En effet , dans le cadre de notre projet tutoré , il a accepté volontiers d’intervenir dans notre établissement afin de nous rencontrer , de répondre à nos diverses questions et de nous expliquer plus clairement son parcours ainsi que son rôle de député européen. Nous avons également abordé ensemble le sujet de l’accord économique CETA qui est au cœur de l’actualité.

Monsieur Martin a réussi à rendre cette conférence très enrichissante, sa façon d’être et sa sympathie ont beaucoup plu aux étudiants. Nous tenons à le remercier encore une fois pour sa disponibilité.

Visiter le Parlement européen

C’est toujours avec plaisir que j’accueille régulièrement au Parlement européen des groupes venant de ma circonscription. Si vous souhaitez venir visiter le Parlement européen, voici comment vous pouvez procéder.

Vous avez la possibilité de visiter le Parlement en bénéficiant d’une subvention de votre député, mais attention chaque député ne peut financer le déplacement « que » de 110 personnes par an, par groupes de 10 personnes minimum, et avec un maximum de 5 groupes parrainés par an. Les visiteurs doivent être âgées de 14 ans minimum au jour de la visite. Pour bénéficier de cette formule, la demande doit être effectuée auprès de mon équipe au plus tard deux mois avant la date souhaitée de votre visite.  Pour savoir de quelles disponibilités je dispose encore en terme de parrainages, je vous invite à contacter Bénédicte à ma permanence parlementaire (edouardmartin.eu@orange.fr) à Thionville. A savoir que pour l’année 2017, il n’y a plus de possibilités.

Autre possibilité : venir visiter le Parlement à Bruxelles ou Strasbourg sans soutien financier. Si l’organisation de votre visite ne nécessite pas absolument le parrainage du député pour financer votre voyage, il faut savoir que les députés européens disposent alors d’une plus grande marge de manœuvre. Il est ainsi possible, sous réserve de disponibilité d’une salle et en fonction de l’agenda du député, d’organiser une rencontre pendant les semaines de session plénière à Strasbourg, pendant une mini-session à Bruxelles. La visite se compose alors généralement de la façon suivante : une salle est réservée pour une durée d’1h à 1h30, où les assistants parlementaires et/ou le député qui vous accueille présenteront le fonctionnement du Parlement européen et répondront aux questions des visiteurs, et une heure de passage dans l’hémicycle est également prévue, ce qui permet aux visiteurs d’assister aux débats et éventuellement aux votes selon l’horaire.

Compte tenu du nombre important de demandes que je reçois chaque année, la priorité est donnée aux demandes émanant de ma circonscription (Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté).

A savoir également que vous avez également la possibilité d’organiser une visite du Parlement européen de manière indépendante. Pour ce faire, toutes les informations nécessaires se trouvent sur le site internet du Parlement européen. A noter qu’il vous est ainsi possible de visiter le Parlement à Bruxelles ou Strasbourg, indépendamment du calendrier parlementaire > http://www.europarl.europa.eu/visiting/fr/.

Conférence au Parlement européen : « Renforcer les droits des femmes : agissons ensemble ! »

Le 8 mars marque la Journée Internationale du droit des femmes. Lors de la session plénière du mois de Mars à Strasbourg, le Parlement européen a souhaité célébrer cette journée, avec quelques jours de décalage. Le bureau d’information du Parlement européen à Strasbourg a en effet organisé, en partenariat avec la chaîne de télévision ARTE, une conférence sur le renforcement des droits des femmes en mettant principalement l’accent sur les spécificités des régions frontalières d’Alsace et du Bad-Württemberg.

International Women’s Day 2017 – ‘ Women’s empowerment: let’s act together! ‘
Panel 2 : the integration of female migrants into the labour market

Aux côtés de six de mes collègues députés européens, j’ai eu le plaisir de co-organiser et participer à cette conférence. Mon intervention s’est axée sur les différentes violences faites aux femmes: « les mots, les habitudes, restrictions: toboggan vers les violences faites aux femmes ».

Hélas, nous connaissons les violences physiques qui sont les plus visibles mais d’autres violences plus insidieuses, plus cachées que j’ai appelé les « violences symboliques » se rencontrent tout au long de la vie des femmes. Et à ce jeu-là, aucune discrimination, il s’agit de toutes les femmes.

Aujourd’hui entre 40 et 50% des femmes en Europe déclarent avoir déjà été victimes d’une violence ou de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.

Une femme sur deux en Europe se retrouvent donc confrontée à un geste ou une parole à connotation sexuelle dans son environnement professionnel.

Un sondage commandité par la Commission européenne et publié le 25 novembre 2016 révèle que 33% de femmes européennes ont déjà souffert de violences physiques ou symboliques.

Et il y a des mots et des habitudes qui viendraient banaliser cette violence physique ou symbolique!

Plus grave encore, 27% d’hommes européens considèrent que le viol pouvait être acceptable dans certaines conditions.

Ces chiffres sont révélateurs et inacceptables!

Il y a aussi des habitudes, prises par les femmes et par les hommes.

Les femmes sont le plus souvent confrontées à cette difficile conciliation entre vie familiale et professionnelle. Elles sont la plupart du temps moins payées que les hommes à travail égal (-18%), ce sont encore elles qui sont confrontées à des conditions de travail plus précaires.

Lors de cette intervention, j’ai également fait un point sur les restrictions auxquelles sont confrontées les femmes. L’occasion de rappeler la règle globale du bâillon, souhaitée par l’administration de Donald Trump aux États-Unis, qui implique la suppression des subventions aux ONG qui aident les femmes dans les régions pauvres du monde à avoir accès à des moyens de contraception voire des conditions de sécurité à l’avortement. C’est plus de 260 millions de femmes qui seront touchées et pénalisées par une telle mesure.

Même si des mesures sont prises aujourd’hui pour lutter contre ces violences vis à vis de femmes, en France ou en Europe, il faut aller plus loin. Il reste encore beaucoup de choses à faire.

Je vous propose de retrouver l’intégralité de mon intervention et de cette conférence en vidéo via le lien suivant : http://www.europarlstrasbourg.eu/fr/activites/2017/mars_2017/iwd-2017-conference-str/seminaire-journee-internationale-femmes.html

International Women’s Day 2017 – ‘ Women’s empowerment: let’s act together! ‘
Lunch-Debate about the current situation of women on the labour market with a special focus on the region

Les échanges entre les députés européens et les personnes présentes (des chefs d’entreprises, des représentantes de branches professionnelles, des responsables d’associations, des cadres de la fonction publique, mais également des particuliers) ont été particulièrement intéressants et enrichissants. Ils ont permis de partager des expériences et interrogations sur les inégalités concrètes que subissent les femmes sur le marché du travail. Et la conclusion de ces échanges pourrait tout à fait se résumer à cette phrase de Benoîte GROULT (Ainsi soit-elle, 1975) : « Il a fallu cent ans pour effacer les discriminations les plus criantes entre les hommes et les femmes, mais qu’attend-on pour abroger celles qui restent ? »

Il reste tant à faire…

La plénière en bref…

Économie circulaire et interdiction du mercure

En ce 14 mars 2017, nous nous sommes penchés sur la question de la gestion des déchets au sein de l’Union européenne.

La notion de développement durable concerne implique nécessairement l’économie circulaire, dans laquelle le recyclage et la réutilisation sont au cœur du processus.
Nous ne pouvons plus continuer à consommer sans prendre en compte les limites de nos ressources naturelles. L’heure est venue de repenser notre modèle de production et de consommation, en considérant les déchets comme des ressources.

L’UE doit être un être un exemple dans ce nouveau modèle industriel qui participera à l’accomplissement des objectifs que nous nous sommes fixés lors de la COP21 tout en créant des emplois.

Pour ce faire, nous devons travailler sur deux volets : la prévention, par exemple avec des règles limitant les recours aux substances dangereuses dans les matériaux ; et le recyclage, pour éviter la mise en décharge. Afin d’atteindre nos objectifs à l’horizon 2030, il nous faut recycler 70% des déchets municipaux.

Enfin le texte prend en compte le rôle spécifique que jouent les acteurs de l’économie sociale et solidaire dans ce secteur, à l’image d’Emmaüs.

J’ai donc voté en faveur de la proposition de directive du Parlement européen.

Nous avons également fait un pas de plus dans notre engagement écologique en votant une proposition de règlement encadrant l’utilisation et le traitement du mercure dans l’Union européenne.

Connu pour être parmi les dix substances les plus polluantes, avec des effets néfastes pour l’organisme humain et l’environnement, le mercure ne peut pas être détruit ni disparaître.

L’Union européenne a déjà très active sur la question du mercure : son importation est interdite et des technologies de substitution ont été développées.
Dans un souci de cohérence, nous devons aller plus loin en limitant au maximum l’usage de cette substance dans tous les secteurs industriels en Europe, notamment dans la dentisterie, mais aussi interdire l’exportation de produits contenant du mercure.

Dans la proposition du Parlement, nous demandons également l’établissement d’un cadre réglementaire strict concernant la gestion et le recyclage de déchets contenant du mercure.

Enfin, nous considérons qu’une meilleure communication doit être menée par la Commission et les États-membres autour de la question du mercure, car il est de leur devoir d’informer les citoyens européens sur les effets de cette substance sur l’environnement et la santé humaine.

J’ai donc voté en faveur de la proposition de règlement.

 

Un contrôle renforcé sur les armes, un nécessité hélas ancrée dans l’actualité

L’espace européen étant ouvert, il nous est nécessaire d’établir des règles communes quant à la distribution, au marquage et au stockage des armes. Il en va de la protection des citoyens européens.

Depuis 1991, l’Union européenne s’est dotée d’un cadre législatif régissant l’acquisition et la possession d’armes, cependant les États-membres n’ont pas les mêmes lois dans ce domaine.

Afin de ne pas faciliter les trafics qui alimentent le grand banditisme et le terrorisme, il était impératif d’harmoniser davantage les règles au niveau européen et de définir ensemble ce qui relève des infractions pénales.

Pour éviter par exemple qu’une personne interdite de détention ou d’acquisition d’arme dans un État-membre n’aille s’en procurer ailleurs, il est primordial qu’un échange d’informations régulier soit mis en place au niveau européen: coopération et la traçabilité sont des éléments essentiels. Par ailleurs le débat législatif a permis de ménager des garde-fous pour les chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs. J’ai donc voté pour ce texte, sans hésitation.

 

Et aussi: liberté de circulation et harmonisation des fréquences…

Dans le cadre de la stratégie pour un marché unique numérique, le Parlement a émis plusieurs propositions dans le but de stimuler le déploiement de l’accès au haut-débit, fixe et mobile, dans tous les États de l’Union européenne.

Pour permettre à tous les citoyens d’accéder au haut-débit mobile y compris dans les zones rurales, et préparer au mieux l’arrivée de la 5G, la gestion et la réglementation du spectre radioélectrique doivent être harmonisées. La libération de la bande de fréquences 700MHz dans tous les États membres participe de cette stratégie.

Les États-membres auront jusqu’en 2020 (+ deux ans en cas de difficulté dûment motivée) pour libérer ces fréquences et les allouer aux services de communication mobile.

Pour compenser les impacts financiers négatifs sur les services qui devront « migrer », les États devront leur assurer également une contrepartie.

Enfin, dans l’intérêt général les fréquences sous la bande des 700 MHz seront « sanctuarisées » jusqu’en 2030 pour les médias audiovisuels, leur donnant la visibilité suffisante pour continuer à faire vivre la culture en Europe !

Après avoir reçu plusieurs plaintes de pétitionnaires européens qui ont vu leur droit de circulation entravé au sein de l’Union européenne, nous souhaitons faire une piqûre de rappel aux États ne respectant pas ce droit fondamental.

Nous demandons aux États-membres de rendre possible la circulation des citoyens en mettant en œuvre les politiques visant à leur assurer ce droit.

La communication est primordiale, les États se doivent d’informer leurs citoyens quant à leurs droits. Nous leur demandons de dispenser une meilleure formation aux fonctionnaires chargés de communiquer avec les citoyens.
Nous demandons également à ce que SOLVIT, plateforme téléphonique sur laquelle les Européens peuvent se renseigner sur leurs droits, soit développée.

Dans le but d’encourager et faciliter la mobilité des travailleurs, une harmonisation fiscale et sociale doit être également réalisée.
Nous rappelons également que la reconnaissance des diplômes dans tous les États-membres contribue à la mobilité. Les États doivent travailler sur ce domaine précis en s’aidant du Système d’Informations du Marché européen. Cela contribuera notamment à renforcer le sentiment d’appartenance à l’UE.

La liberté de circulation est l’essence même de l’UE. Nous devons tout mettre en œuvre pour le protéger. C’est la raison pour laquelle j’ai voté en faveur de la résolution.

Visites au Parlement Européen – Session du mois de mars 2017

Lors de cette semaine de session plénière au Parlement européen à Strasbourg, j’ai eu le plaisir d’y accueillir trois groupes venant de ma circonscription :

  • Un groupe du Centre de Formation des Apprenties de l’Industrie de Colmar en Alsace (68)
  • Des élèves du collège Emile Zola d’Audun-le-Tiche en Moselle (57)
  • Un groupe d’étudiants de l’IUT Charlemagne de Nancy en Meurthe-et-Moselle (54)

 

Le groupe du Collège Emile Zola d’Audun-le-Tiche (57), en visite au Parlement européen à Strasbourg le 14 mars 2017
Le groupe de l’IUT Charlemagne de Nancy (54), en visite au Parlement européen à Strasbourg le 16 mars 2017