Facebook Live Génération.s

 

Mercredi 18 avril, j’ai participé au premier Facebook Live de Génération.s spécial Europe aux côtés de mes collègues eurodéputés – Isabelle Thomas et Guillaume Balas.

Pendant une heure, avec près de 1000 vues, nous avons répondu aux questions des internautes. Un exercice que j’ai apprécié et que j’aurai plaisir à renouveler prochainement.

Vous pouvez retrouver ce Facebook Live via la lien suivant : https://www.facebook.com/GenerationsLeMvt/videos/439121959871647/

 

 

« L’Europe ne peut être une Europe offerte ! » (JC Juncker)

C’est la déclaration du Président de la Commission Européenne avant le discours du Président de la République Française Emmanuel Macron devant les eurodéputés à Strasbourg le 17 avril 2018.

Etonnement, l’un n’a pas répondu à l’autre qui, lui, ne se donne pas vraiment les moyens, contrairement à ses déclarations, de ne pas offrir l’Europe à ses concurrents. Alors, si étonnant que ça ? Il faut croire qu’entre les déclarations d’intention et les actes il y a un fossé. La preuve avec le secteur de la sidérurgie qui est en phase d’un rebattement majeur des cartes avec le rachat d’Ilva (Italie) par ArcelorMittal. Constatant une position dominante, contraire aux règles européennes, de ce dernier dans le secteur des aciers galvanisés pour l’automobile, la Commission Concurrence l’oblige à se séparer d’un certain nombre d’actifs. Et les annonces du sidérurgiste sont pour le moins étranges, elles aussi, puisqu’il propose de céder 6 sites essentiellement basés à l’Est et au Nord de l’Europe alors qu’il domine plutôt le Sud. Mais passons. Ces cessions vont certainement faire entrer de nouveaux opérateurs sur le marché européen et au vu de la cartographie des potentiels repreneurs ils seront ou seraient des industriels non européens (russes ? chinois ? autres ?). Et c’est là où les non réponses de Juncker et Macron sont étonnantes et surtout inquiétantes.

En effet, avec cette décision l’Europe des Etats (ce sont eux qui ne veulent pas changer les règles de la concurrence) offre une industrie importante sur un plateau en argent à une concurrence qui, elle, n’a pas les mêmes contraintes ni accepte les règles d’une économie de marché. Cette Europe interdit la naissance de champions européens pourtant nécessaire pour lutter à « armes égales » contre les géants mondiaux. Sous couvert d’empêcher les monopoles néfastes pour les clients, c’est vrai mais pas pour tous, la Commission éclate un secteur déjà fragilisé par une concurrence mondiale très agressive. Surtout après les déclarations de guerre économique de Trump. Alors messieurs les présidents ?

« Je veux construire une souveraineté européenne qui protège les citoyens », a déclaré le Président de la République après l’intervention de Jean Claude Juncker ? Mais qui les protège de qui ? De quoi ? Certainement pas de la doxa libérale défendue par l’un et par l’autre. Sinon l’un et l’autre se battraient pour ne pas offrir l’Europe et pour que cette souveraineté protège aussi les travailleurs de l’industrie de l’acier. Sinon tous les deux auraient poussé fort pour le changement des règles européennes de la concurrence. Ils en ont les moyens et la légitimité.

Monsieur le président, l’équilibre vie professionnelle – vie privée est un investissement, pas un coût !

Monsieur le président, l’équilibre vie professionnelle – vie privée est un investissement, pas un coût !

 

Des parents rassurés, des travailleurs plus efficaces, des enfants et des personnes dépendantes apaisés par le soutien de leurs proches, moins de précarité…

C’est autant de crises familiales et de burnout évités et ce sont exactement les avantages dont les citoyens européens pourraient bénéficier si la discussion concernant la directive équilibre vie professionnelle-vie privée n’était pas paralysée actuellement au Conseil de l’Union européenne. À l’occasion de la visite du Président français Emmanuel Macron à Strasbourg, les députés socialistes & démocrates se sont mobilisés afin d’interpeller ce chef d’État qui, malgré un engagement pro-européen revendiqué, mêle actuellement la voix de la France à celles des dirigeants conservateurs : « en s’opposant à ce projet, le Président de la République bloque son adoption dont la réalisation est pourtant indispensable afin de donner corps au désir d’Europe sociale » constate le député européen Guillaume Balas..

Or comme le souligne le député Edouard Martin, cette directive est d’autant plus importante qu’elle permettrait également de matérialiser concrètement l’objectif d’égalité femmes-hommes que l’Union européenne s’est engagée à respecter : « Refuser de légiférer pour une meilleure conciliation des vies personnelle et professionnelle revient à encourager la perpétuation des stéréotypes genrés où les femmes seraient confinées à un rôle strictement maternel et où les hommes seraient contraints à voir leur virilité jugée à hauteur de leur contribution économique au foyer ».

Le message est clair : les ambitions, qu’elles soient familiales ou professionnelles, ne devraient pas avoir de sexe, c’est pourquoi le bien-être des citoyens européens ne devrait pas faire l’objet d’un simple calcul budgétaire faisant primer la logique du coût au détriment des bénéfices sociaux certains à long terme.

Retour sur le ciné-débat du film « Sami » à l’invitation du Centre d’information Europe Direct

Le Centre d’information Europe Direct – Citoyens & Territoires Grand Est en partenariat Le Lycée De La Salle à Metz et le Bureau d’information en France du Parlement européen ont organisé une projection-débat du film « Sami », le 6 avril dernier. L’objectif de ce ciné-débat était de permettre aux lycéens et au grand public d’interpeller des responsables locaux et européens sur des sujets qui font l’actualité. Le film « Sami » a été primé au Prix LUX, prix décerné par le Parlement européen récompense les films qui couvrent un ensemble de sujets à dimension européenne et promeuvent les valeurs européennes.

Synopsis : Sámi Blood se déroule dans les années 30 et raconte l’histoire de Marja, une Sami de 14 ans qui s’occupe de rennes et subit régulièrement des examens biologiques de nature raciste dans son pensionnat. Elle se met alors à rêver d’une nouvelle vie, mais elle va devoir devenir une autre personne.

C’est avec dynamisme, un franc-parler et une aisance qui lui est propre que M. Edouard Martin a répondu aux questions des 260 élèves du Lycée De La Salle à Metz présents lors du débat. Il est revenu sur son rôle de député européen, présenté les actions engagées au niveau européen sur les questions de migration, de protection des minorités et de la lutte contre le terrorisme. Dans un langage clair et accessible, il a su interpeller les jeunes dans leurs interrogations sur ces sujets.

Convainquant et convaincu du projet européen, il a rappelé l’importance qu’avait les élections européennes, pour construire ensemble l’Europe de demain. « Exprimez-vous sur l’Europe que vous souhaitez – allez voter ! » a-t-il insisté. « Posons-nous la question : que voulons-nous faire ensemble ? Parlons de l’Europe des citoyens, de l’Europe sociale pour lutter contre le nationalisme exacerbé » s’est-il exclamé haut et fort.

Au nom de du Lycée De La Salle et du Centre d’information Europe Direct Citoyens & Territoires Grand Est, nous le remercions sincèrement pour sa participation à ce ciné-débat.

Les extraits du ciné-débat sont disponibles sur le site du Centre d’information Europe Direct Citoyens & Territoires Grand Est : http://citoyensterritoires.fr/actus/retour-sur-le-cin%C3%A9-d%C3%A9bat-du-film-sami